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H2PTM (1995) Briquet

De H2PTM

Ergosphère : inscription scientifique, artistique et sociologique d’une métaphore


 
 

 
Titre
Ergosphère : inscription scientifique, artistique et sociologique d’une métaphore
Auteurs
Jahnny Briquet, Patrick Curran et Thierry Pujalte
Affiliations
Université Paris 8
Département Hypermédia
2, Rue de la Liberté
93526 Saint-Denis cedex 02 (Île-de-France, France)
Dans
actes du colloque H2PTM 1995 Paris
publié dans H²PTM95 : Hypertextes et hypermédias - Réalisations, Outils et Méthodes
Introduction
Notre métaphore
Notre horizon spatio-temporel, comporte de l’anti-matière, des « trous-noirs », que les artistes ont pressenti précocement à proximité de l’hyperespace. Ils ont parlé du soleil-noir pour exprimer le sentiment qui les habitait, pas tout à fait indicible puisque les éclipses de soleil et de lune leur fournissaient un modèle d’étonnement. Après avoir compris et prédit les dites éclipses par l’observation astronomique et le calcul, les savants ont appréhendé beaucoup plus tardivement le phénomène astrophysique de maelströms cosmiques, dont l’étude s’est affinée depuis LAPLACE, leur inventeur. Aujourd’hui la menace de l’antimatière, la perte de rayonnement visible par excès de gravité ne nous font plus univoquement peur, car nous savons qu’à la proximité de ces « dévoreurs » d’énergie, se trouve une plage « dispensatrice » : L’Ergosphère :
"Il existe une région dans laquelle un vaisseau spatial ne pourrait plus garder une position fixe par rapport à un repaire lointain, même si sa vitesse locale pouvait atteindre celle de la lumière. Cette région s’appelle Ergosphère, mot forgé vers 1970 par J. WHEELER à partir du grec erkon, qui signifie énergie, pour la raison suivante : une particule qui tombe dans l’ergosphère peut, dans certaines circonstances favorables, libérer une énergie gravitationnelle potentielle plus grande que l’énergie au repos mc2 qu’elle avait au départ. On pourrait donc, par une suite choisie de processus, extraire l’énorme quantité d’énergie de l’ergosphère d’un trou noir. L’Ergosphère qui est limité extérieurement par une surface appelée limite statique, s’achève à l’intérieur par l’horizon du trou noir. (cf. figure 1.1)". B.CARTE et J.P. LUMINET, [CAR 78]