Le taxi volant autonome Cora de Kitty Hawk déploie ses ailes (Nicolas Rousselle)

De Wicri Incubateur
Ce tableau de Albert Anker illustre une activité à caractère pédagogique sur une page Espace dédié à un travail pédagogique
IUT St-Dié - MMI2 2017-2018

Cofondateur de Google et actuel directeur général d'Alphabet, Larry Page investit ses deniers personnels dans une start-up qui fait voler des taxis autonomes en Nouvelle-Zélande. Un pari d'avenir pas si fou que cela quand on voit le nombre d'entreprises qui croient au développement de ce moyen de transport à l'avenir.

Larry Page, cofondateur de Google, finance en propre Kitty Hawk, une entreprise dirigée par l'ancien directeur des laboratoires Google X, Sebastian Thrun. Elle travaille sur le développement d'un taxi volant autonome, après avoir fait parler d'elle avec son engin multirotors : le Flyer. Un projet qui avance à bon rythme, en témoignent les essais "secrètement" menés depuis le mois d'octobre dernier dans le sud de la Nouvelle-Zélande. Des tests en réalité pas si furtifs que ça, puisque de nombreux locaux avaient repéré ces drôles d'objets volants difficilement identifiables, à mi-chemin entre l'avion et le drone, dont ils pouvaient se demander s'ils étaient occupés ou non par un pilote. Eh bien maintenant, ils savent, la direction de Kitty Hawk ayant officiellement communiqué à ce sujet et précisé que les tests menés jusqu'à présent avaient été opérés sous l'identité d'une autre entreprise baptisée Zephyr Airworks, avec laquelle Larry Page n'a officiellement rien à voir. La Nouvelle-Zélande, terre promise pour les taxis volants Si Kitty Hawk parle plus ouvertement de ses taxis volants autonomes, c'est parce que les futurs tests que l'entreprise compte mener nécessitent des autorisations supplémentaires, qui viennent justement d'être accordées par les autorités néo-zélandaises. La Première ministre du pays, Jacinda Ardern, a même adoubé Kitty Hawk et s'est dite excitée à l'idée d'aider ce projet à se transformer en offre commerciale opérée en Nouvelle-Zélande d'ici trois ans. Pourtant, de nombreux spécialistes rejoints par le patron d'Uber estiment qu'il faudra attendre encore 5 à 10 ans avant de pouvoir utiliser des taxis volants de ce genre.

Si l'optimisme est de mise en Nouvelle-Zélande, c'est parce que la configuration du pays se prête aisément au déploiement de ce type de services : les distances à parcourir sont grandes, la densité de population et l'activité aérienne sont faibles, et de nombreux terrains sont disponibles pour servir de pistes de décollage et d'atterrissage. De plus, ce projet répond à la volonté de la Nouvelle-Zélande d'afficher un bilan carbone neutre à l'horizon 2050, les taxis volants de Kitty Hawk — baptisés Cora et répondant avant cela au nom de code Zee.Aero — étant électriques. Malheureusement, quasiment aucun détail technique n'a filtré concernant ces appareils, excepté le fait qu'ils volent grâce à une douzaine de rotors et sont alimentés par des batteries, tandis qu'ils peuvent transporter deux passagers et parcourir environ 100 km sur une charge.

A priori, l'ambition de Kitty Hawk n'est pas de vendre ces taxis volants autonomes à des entreprises souhaitant opérer ce genre de services, mais bien de développer toute l'offre commerciale autour et assumer en propre l'exploitation de ces engins. Évidemment, l'entreprise n'est pas seule à avoir des ambitions sur ce futur marché : Airbus travaille sur son concept Vahana, Boeing a racheté Aurora Flight, Volocopter a levé 25 millions de dollars et Uber envisage un jour de proposer un tel mode de déplacement via son application.

Source : The New York Times


Note du contributeur

Bonjour tout le monde je trouve que cet article me correspond bien, j'apprécie les grands projets qui regroupent la technologie. J'espère que ce projet sera bientôt abouti. A bientôt.

Source

  • "Les numériques", Le taxi volant autonome Cora de Kitty Hawk déploie ses ailes, 13/03/18

Brève choisi par Nicolas Rousselle

Prospective

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