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	<title>Histoire de l'IST - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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	<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Sic/HistIst/fr/index.php?title=Bulletin_de_la_recherche_scientifique_(2018)_L%C3%A9ger&amp;diff=2104</id>
		<title>Bulletin de la recherche scientifique (2018) Léger</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Sic/HistIst/fr/index.php?title=Bulletin_de_la_recherche_scientifique_(2018)_L%C3%A9ger&amp;diff=2104"/>
		<updated>2021-04-24T16:26:46Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jocelyne Léger : /* Moderniser le CDST ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Titre page article&lt;br /&gt;
 |titre=Du CDST à l'INIST&lt;br /&gt;
 |sous-titre=retour sur les années 80&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette page apporte un témoignage complémentaire sur le passage du CDST à l'INIST : celui des syndicats et plus particulièrement de la CGT.&lt;br /&gt;
{{Boîte bibliographique droite|&lt;br /&gt;
;Titre:[[A pour titre::Du CDST à l'INIST, retour sur les années 80]]&lt;br /&gt;
;Auteurs:&lt;br /&gt;
* [[A pour premier auteur::Jocelyne Léger]], [[A pour auteur::Merwane Abdelkader]]&lt;br /&gt;
;In:[[A pour revue citée::Bulletin de la recherche scientifique]] (mensuel du SNTRS-CGT) (Avril 2018)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
==Du CDST à l'INIST, retour sur les années 80==&lt;br /&gt;
===Aux origines du Centre de Documentation Scientifique  et  Technique  :  la  période 1939 - 1981===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
En  même  temps  que  le  CNRS  en  1939  naissent  le  Service  de  Documentation et  le  Bulletin  analytique sous   l’impulsion   de   physiciens   –   [[A pour personnalité citée::Pierre Auger]] puis  [[A pour personnalité citée::Jean Wyart]].  Les  années   de   guerre   et   d’occupation,   puis l’après-guerre confirment l’importance  d’un  organisme  de  documentation    dépendant    du    CNRS. Avant  la  guerre  les  chercheurs  se  servaient  des  ''[[Zentralblatt]]'' allemands  ou  des ''[[Chemical Abstracts]]'' américains.  Du  fait  de  la  guerre  les  périodiques   allemands   n’arrivaient   plus   en France et on peut dire que le projet  de  créer  un  organisme  central  de  documentation  s’inscrivait  dans  les  nécessités  de  la  défense  nationale. De 1947 à la fin des années 1960, portée par l’explosion des références scientifiques l’expansion  du [[A pour organisme cité::Centre  de documentation du CNRS|Centre  de Documentation du CNRS]] et du ''Bulletin  Signalétique''  (à  partir  de  1955)  est  constante,  favorisée  par  les  technologies  de  la  photocopie  de  masse  et   les   débuts   de   l’automatisation. La  décennie  1970  voit  de  profondes  mutations  affecter  le  Centre  de  Documentation du CNRS. La séparation en  deux  entités  –  CDST  et  CDSH -,  l’informatisation    avec    les    bases    de  données  Pascal  et  Francis,  et  la  montée  en  force  de  la  commercialisation  transforment  les  missions  et  l’horizon  de  la  circulation  de  l’information  scientifique.  La  question de   l’IST   concernait   désormais   la   nation  tout  entière  et  plus  particulièrement  les  secteurs  de  l’industrie  considérés   comme   stratégiques   :   chimie,   nucléaire,   aérospatiale...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  départ  définitif  du  CDST  de J. Wyart en 1974, annonce la fin d'une politique   stratégique   ambitieuse   et   autonome de L'IST, dont la Direction du  CNRS  (et  sa  tutelle)  n'ont  jamais  vraiment  saisi  l'importance.  C'est  au  contraire  une  logique  commerciale  sans  consistance  (et  qui  a  vite  montré  ses  limites  face  à  l'armada  américaine),  qui  est  mise  en  avant.  Les utilisateurs  du  secteur  privé  apparaissent  en  force  et  le  CDST  exerce  clairement  une  activité  commerciale  rémunérée.  Dans  un  marché  de  plus  en   plus   concurrentiel   marqué   par   l’essor  des  bases  de  données  américaines  et  des  services  de  la  British  Library,  le  CDST  propose  de  nouveaux  services  créatifs  mais  ni  les  structures   ni   l’encadrement   ni   les   moyens ne parviennent à suivre l’accélération   des   mutations   technologiques  et  économiques.  Le  dilemme  provoqué par le nouveau profil des utilisateurs et le fait que les liens avec la   recherche,   notamment   avec   les   chercheurs du CNRS se distendent de plus  en  plus,  n’est  pas  résolu  par  les  responsables du CDST. Le personnel est perçu comme un frein et la direction  ronronnante  du  successeur  de  J.  Wyart  ([[A pour personnalité citée::Jacques-Henri d'Olier|J.H.  d’Olier]])  n’arrange  rien.&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moderniser le CDST ?===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
En  janvier  1981  un  nouveau  directeur  –  [[A pour personnalité citée::Jacques Michel]]  –  est  nommé  à  la  tête  du  CDST.  Il  est  là  pour  « rendre compétitif » le CDST, améliorer son taux de couverture finan-cière,  adapter  son  statut  et  celui  des  personnels à la logique industrielle et commerciale  en  rendant  possibles  à  la  fois  l’autonomie  de  gestion,  et  le  recrutement  sur  ressources  propres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En  mai  1981,  François  Mitterrand  remporte l’élection présidentielle. En décembre  1981,  le  rapport  Février  (intitulé  Pour  une  politique  de  l’information  scientifique  et  technique) prône  très  clairement  l’information  comme  enjeu  stratégique  et  insiste  sur  la  nécessité  de  diffuser  l’IST  nationale perçue comme un enjeu politique majeur et un facteur essentiel de l’indépendance nationale. Ce rapport est  présenté  très  peu  de  temps  après  les  Assises  de  la  Recherche  organisées par J.P. Chevènement (secrétaire d’État à la Recherche)&amp;lt;ref group=&amp;quot;NDLR&amp;quot;&amp;gt;Il était Ministre d'Etat, ministre de la recherche et de la technologie&amp;lt;/ref&amp;gt; ; aucun compte n'est tenu de ce rapport, dont nous dé-fendions les orientations essentielles. Dans la foulée de la loi d’orientation et de programmation de la Recherche (1982),   deux   nouvelles   directions   sont créées par le directeur du CNRS, J.J.  Payan,  une  pour  la  Valorisation  et une de l’Information scientifique et technique dirigée par G. Delacôte. Le rapport Février préconisait la modernisation  du  CDST  sauf  à  le  voir  disparaître. Tout le monde était d’accord mais en 1982 le conflit éclatait à propos de la nature de la modernisation voulue par les autorités de tutelle.  &lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La résistance du personnel de 1982 à 1989===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
====Acte I – de 1982 à 1984 le projet de déménagement à Orsay====&lt;br /&gt;
Prenant  prétexte  du  soi-disant  obstacle de la localisation rue Boyer dans le  20ème  arrondissement  de  Paris  et  de l’inadaptation de ses locaux, il est proposé  de  déménager  le  CDST  sur  le  plateau  de  Saclay  dans  les  locaux  vacants  de  l’École  de  Police  ainsi que deux modifications de taille : la  réorganisation  de  la  base  de  données  Pascal  et  le  remplacement  des  Bulletins  signalétiques  par  4  publications   bibliographiques.   Le   personnel  rejette  massivement  ce  projet  qui  apparaît  comme  un  abandon  du  service   public   et   l’enclenchement   d’un   processus   de   démantèlement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de la réforme de 1983-1984 la  vocation  nationale  du  CDST  est  fortement  réaffirmée  mais  sa  vocation  commerciale  aussi.  Le  rapport  d’activité  de  1983  du  CNRS  précise  que  :  «  tout  en  gardant  une  mission  de  service  public,  le  CDST  devra  intégrer  une  logique  industrielle  et  commerciale  afin  d’être  toujours plus   compétitif   en   qualité   et   prix   avec   ses   concurrents   étrangers   ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.  Michel  et  G.  Delacôte  œuvrent  conjointement   pour   le   redéploiement  du  Centre.  Ce  n’est  plus  l’inadaptation  des  locaux  qui  est  mise  en  avant  mais  le  statut  de  laboratoire  propre   qui   l’empêche   de   recycler   ses   recettes.   L’absence   d’investissement  des  années  précédentes  se  poursuit  et  la  résistance  du  personnel  est  toujours  assimilée  à  la  sclérose  et  à  l’impossibilité  de  modernisation.   L’impasse  est   patente   !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Acte II - de 1984 à 1989 la délocalisation en Lorraine====&lt;br /&gt;
La rencontre d’une conjoncture      politique      et      économique      précipite    les    évènements    et    radicalise     l’évolution     du     CDST. Le 26 avril 1984, l’annonce au cours du journal télévisé de 20h par Laurent Fabius alors   ministre de la Recherche et de l’Industrie du transfert du CDST à Nancy est une surprise totale pour le personnel et la direction locale tombe des  nues.  Ce  n’est  pas  le  résultat  d’un  projet  élaboré  mais  la  conjonction  de  plusieurs  facteurs  politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le    gouvernement    de    Pierre    Mauroy  s’engage  dans  une  politique    de délocalisation    des    administrations  publiques  ;&lt;br /&gt;
*Il  faut  stopper  la  lutte  des  sidérurgistes   lorrains   en   leur   pro-mettant  des  emplois  et  rassurer  la  population  qui  se  sent  menacée  par  le  démantèlement  de  la  sidérurgie.  La  délocalisation  d’un  établissement  public  de  la  taille   du   CDST   serait   susceptible   de   marquer   les   esprits   ;&lt;br /&gt;
*Le  personnel  du  CDST  est  jugé  comme  turbulent  et  inapte  à  la  modernisation. L’échec de l’opération Orsay et le camouflet infligé au directeur du CNRS (J.J. Payan)  en  1982  déclenche  chez  celui qui était devenu conseiller du ministre un désir de mise au pas ;&lt;br /&gt;
*Le  CNRS  voudrait  bien  se  débarrasser  d’un  centre  de  documentation qui a pris une ampleur qui  le  dépasse,  qui  consomme  un  grand  nombre  de  postes  de  haut  niveau  et  qu’il  utilise  très  peu   pour   ses   besoins   propres.&lt;br /&gt;
Le  CDST  fait  figure  de  «  volontaire  désigné  d’office  »  et  la  décision   technocratique   est   entérinée.En    1985    G.    Delacôte    présente    un   «   projet   d’orientation   pour   le   CDST  »  et  Jean  Nouvel  remporte  le  concours  architectural.  En  juin,  91  %  des  membres  du  CDST  se  déclarent     opposés     au     transfert.Le   15   mars   1988   c’est   la   création  officielle  de  l’Institut  d’Information  Scientifique  et  Technique (INIST)   à   Nancy   qui   désormais   regroupe   le   CDST   et   le   CDSH. En  décembre  1989,  le  CDST  est  définitivement  fermé  et  à  l’exception de  16  personnes,  tout  son  personnel  (environ  300)  est  réaffecté  dans  les  autres  labos  du  CNRS.  Les  derniers  jours  du  CDST  sont  endeuillés  par  le  suicide  d’une  rédactrice  de  la  base  de  données  après  avoir  reçu  un  coup de téléphone du patron de labo où   elle   pensait   aller.   G.   Delacôte   refusait  sa  mutation  à  l’INSERM.&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’action  de  la  section  SNTRS  du  CDST===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
La  section  syndicale  SNTRS,  (forte  de 57 adhérents en 1981 puis réduite à  12  en  1989  au  fur  et  à  mesure  des  mutations  vers  les  autres  labos)  a,  seule  ou  avec  les  autres  organisations  syndicales  CFDT  et  FO,  mené  une série d’actions face à tous les niveaux de responsabilité, Direction de l’Information  Scientifique  et  Technique  (DIST),  Direction  du  CNRS,  Ministère  de  la  Recherche  pour  :&lt;br /&gt;
*Faire valoir les positions du personnel  face  à  tous  les  projets  successifs,  visant  à  démanteler  le  CDST  et  conséquemment  à  imposer  au  personnel  des  décisions contraires à l’emploi et à la situation  statutaire  du  personnel.&lt;br /&gt;
*Forcer les portes fermées par une mobilisation  massive  du  personnel, imposant l’ouverture de négociations à tous les niveaux concernés, ayant pour objet l’avenir du CDST  et  de  son  personnel  (toujours  associé  dans  nos  actions).&lt;br /&gt;
Ces  actions  ont  été  menées  sur  plusieurs années, et ont obligé les différentes instances du CNRS (Direction de  l'IST,  Direction  et  Conseil  d'administration  du  CNRS)  à  négocier  directement avec nous. Après chaque impasse,  nos  actions  ont  été  portées  au niveau supérieur, et ont obligé les trois  ministres  successifs  -  Chevènement,  Fabius,  Devaquet  -  à  nous  recevoir,  à  nommer  trois  médiateurs,  qui ont rendu trois rapports qui nous étaient favorables, car nous les avions convaincus. Mais l'autorité politique a décidé de passer outre. Face à la crise de  la  sidérurgie  lorraine,  la  politique  stratégique  de  l’IST  n’était  pas  la  priorité ni des socialistes ni du maire centriste de Nancy (André Rossinot). Nous ne pouvions tout seuls, nous opposer à une telle décision politicienne.&lt;br /&gt;
Ayant  pris  acte  de  la  situation,  nous  avons  alors  concentré  l'essentiel  de  notre lutte sur la défense des droits et intérêts du personnel. Avec les mêmes moyens de lutte, nous avons obtenu :&lt;br /&gt;
*l'annulation de l'obligation     de     se     délocaliser     à     Nancy      pour      le      personnel&lt;br /&gt;
*la    possibilité    de    trouver    un    poste    dans    la    région    parisienne,    malgré    certaines    dispositions    du    nouveau    statut&lt;br /&gt;
*la cessation des pressions et menaces, menées par la cellule chargée   de   reclasser   le   personnel, et  le  retrait  de  son  chef  (ancien  dirigeant    syndicaliste    CFDT)&lt;br /&gt;
*la  possibilité  de  partir  avec  son  poste  dans  certaines  conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les leçons à tirer===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
Sans  mobilisation  massive  il  n’y  a  pas  d’action  efficace.  Pour  cela  il est  indispensable  de  mener    des  actions  biens  ciblées  et  progressives,  mettant  en  lumière  pour  l’ensemble  du  personnel  la  nature  véritable  des  projets  et  des  actions  des  dirigeants  qu’ils    soient    publics    ou    privés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’efficacité des actions menées localement ne peut être complète que si une solidarité  plus  large  vient  l’appuyer.  En l’occurrence, s’agissant du CDST, nous  sommes  obligés  de  constater  que  malgré  nos  efforts  il  n’y  a  pas  eu de mobilisation des communautés de chercheurs pour défendre un outil dépassant  leurs  besoins  immédiats.La direction du SNTRS nous a soutenus  assez  mollement.  Elle  n’approuvait pas les actions contre le gouvernement de la gauche fraîchement arrivée au  pouvoir.  D’autre  part,  la  section  syndicale  du  CDST  n’a  pas  été  soutenue  non  plus  par  les  représentants  des  syndicats  du  CNRS  au  Conseil  d’Administration.  Nous  avons  négocié seuls face au président du Conseil d’Administration  après  avoir  manifesté bruyamment devant le Conseil.La section CGT n’aurait pas réussi à démasquer  les  projets  scélérats  des  directions  du  CDST  de  la  DIST  et  du CNRS et ceux du Ministère, sans avoir  étudié  à  fond  ces  projets,  présenté  des  contre-projets,  et  convaincu   les   différents   médiateurs   qui   avaient  été  nommés  et  représentants  du  ministère  auprès  des  syndicats,  qui  ont  eux  mêmes  été  désavoués,  par  ceux  qui  les  avaient  nommés&amp;lt;ref&amp;gt;Toutes   les   analyses   et   propositions   de   la  section  SNTRS  du  CDST  ont  été  déposées   au   siège   du   syndicat   à   Villejuif&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La section syndicale CGT a autant que possible cherché à rassembler en travaillant en intersyndicale. Mais c’est bien  parce  que  nos  positions  étaient  solides que cela a été possible. Quand les  autres  syndicats  ne  suivaient  pas  ils  constataient  que  cela  les  marginalisait. D’où finalement des actions quasi  constantes  en  intersyndicale.Enfin, tout le monde peut constater maintenant,  que  tout  ce  que  nous  avions avancé face au CNRS s'est malheureusement confirmé, l'IST n'existe quasiment plus au CNRS, le naufrage de  l'INIST  est  hélas  presque  achevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Notes de l'article===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes de la rédaction:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references group=&amp;quot;NDLR&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
;Liens externes:&lt;br /&gt;
* https://sntrscgt.vjf.cnrs.fr/IMG/pdf/brs497_2_.pdf&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jocelyne Léger</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Sic/HistIst/fr/index.php?title=Bulletin_de_la_recherche_scientifique_(2018)_L%C3%A9ger&amp;diff=2103</id>
		<title>Bulletin de la recherche scientifique (2018) Léger</title>
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		<updated>2021-04-24T16:19:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jocelyne Léger : /* Les leçons à tirer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Titre page article&lt;br /&gt;
 |titre=Du CDST à l'INIST&lt;br /&gt;
 |sous-titre=retour sur les années 80&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette page apporte un témoignage complémentaire sur le passage du CDST à l'INIST : celui des syndicats et plus particulièrement de la CGT.&lt;br /&gt;
{{Boîte bibliographique droite|&lt;br /&gt;
;Titre:[[A pour titre::Du CDST à l'INIST, retour sur les années 80]]&lt;br /&gt;
;Auteurs:&lt;br /&gt;
* [[A pour premier auteur::Jocelyne Léger]], [[A pour auteur::Merwane Abdelkader]]&lt;br /&gt;
;In:[[A pour revue citée::Bulletin de la recherche scientifique]] (mensuel du SNTRS-CGT) (Avril 2018)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
==Du CDST à l'INIST, retour sur les années 80==&lt;br /&gt;
===Aux origines du Centre de Documentation Scientifique  et  Technique  :  la  période 1939 - 1981===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
En  même  temps  que  le  CNRS  en  1939  naissent  le  Service  de  Documentation et  le  Bulletin  analytique sous   l’impulsion   de   physiciens   –   [[A pour personnalité citée::Pierre Auger]] puis  [[A pour personnalité citée::Jean Wyart]].  Les  années   de   guerre   et   d’occupation,   puis l’après-guerre confirment l’importance  d’un  organisme  de  documentation    dépendant    du    CNRS. Avant  la  guerre  les  chercheurs  se  servaient  des  ''[[Zentralblatt]]'' allemands  ou  des ''[[Chemical Abstracts]]'' américains.  Du  fait  de  la  guerre  les  périodiques   allemands   n’arrivaient   plus   en France et on peut dire que le projet  de  créer  un  organisme  central  de  documentation  s’inscrivait  dans  les  nécessités  de  la  défense  nationale. De 1947 à la fin des années 1960, portée par l’explosion des références scientifiques l’expansion  du [[A pour organisme cité::Centre  de documentation du CNRS|Centre  de Documentation du CNRS]] et du ''Bulletin  Signalétique''  (à  partir  de  1955)  est  constante,  favorisée  par  les  technologies  de  la  photocopie  de  masse  et   les   débuts   de   l’automatisation. La  décennie  1970  voit  de  profondes  mutations  affecter  le  Centre  de  Documentation du CNRS. La séparation en  deux  entités  –  CDST  et  CDSH -,  l’informatisation    avec    les    bases    de  données  Pascal  et  Francis,  et  la  montée  en  force  de  la  commercialisation  transforment  les  missions  et  l’horizon  de  la  circulation  de  l’information  scientifique.  La  question de   l’IST   concernait   désormais   la   nation  tout  entière  et  plus  particulièrement  les  secteurs  de  l’industrie  considérés   comme   stratégiques   :   chimie,   nucléaire,   aérospatiale...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  départ  définitif  du  CDST  de J. Wyart en 1974, annonce la fin d'une politique   stratégique   ambitieuse   et   autonome de L'IST, dont la Direction du  CNRS  (et  sa  tutelle)  n'ont  jamais  vraiment  saisi  l'importance.  C'est  au  contraire  une  logique  commerciale  sans  consistance  (et  qui  a  vite  montré  ses  limites  face  à  l'armada  américaine),  qui  est  mise  en  avant.  Les utilisateurs  du  secteur  privé  apparaissent  en  force  et  le  CDST  exerce  clairement  une  activité  commerciale  rémunérée.  Dans  un  marché  de  plus  en   plus   concurrentiel   marqué   par   l’essor  des  bases  de  données  américaines  et  des  services  de  la  British  Library,  le  CDST  propose  de  nouveaux  services  créatifs  mais  ni  les  structures   ni   l’encadrement   ni   les   moyens ne parviennent à suivre l’accélération   des   mutations   technologiques  et  économiques.  Le  dilemme  provoqué par le nouveau profil des utilisateurs et le fait que les liens avec la   recherche,   notamment   avec   les   chercheurs du CNRS se distendent de plus  en  plus,  n’est  pas  résolu  par  les  responsables du CDST. Le personnel est perçu comme un frein et la direction  ronronnante  du  successeur  de  J.  Wyart  ([[A pour personnalité citée::Jacques-Henri d'Olier|J.H.  d’Olier]])  n’arrange  rien.&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moderniser le CDST ?===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
En  janvier  1981  un  nouveau  directeur  –  [[A pour personnalité citée::Jacques Michel]]  –  est  nommé  à  la  tête  du  CDST.  Il  est  là  pour  « rendre compétitif » le CDST, améliorer son taux de couverture finan-cière,  adapter  son  statut  et  celui  des  personnels à la logique industrielle et commerciale  en  rendant  possibles  à  la  fois  l’autonomie  de  gestion,  et  le  recrutement  sur  ressources  propres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En  mai  1981,  François  Mitterrand  remporte l’élection présidentielle. En décembre  1981,  le  rapport  Février  (intitulé  Pour  une  politique  de  l’information  scientifique  et  technique) prône  très  clairement  l’information  comme  enjeu  stratégique  et  insiste  sur  la  nécessité  de  diffuser  l’IST  nationale perçue comme un enjeu poli-tique majeur et un facteur essentiel de l’indépendance nationale. Ce rapport est  présenté  très  peu  de  temps  après  les  Assises  de  la  Recherche  organisées par J.P. Chevènement (secrétaire d’État à la Recherche) ; aucun compte n'est tenu de ce rapport, dont nous dé-fendions les orientations essentielles. Dans la foulée de la loi d’orientation et de programmation de la Recherche (1982),   deux   nouvelles   directions   sont créées par le directeur du CNRS, J.J.  Payan,  une  pour  la  Valorisation  et une de l’Information scientifique et technique dirigée par G. Delacôte. Le rapport Février préconisait la modernisation  du  CDST  sauf  à  le  voir  disparaître. Tout le monde était d’accord mais en 1982 le conflit éclatait à propos de la nature de la modernisation voulue par les autorités de tutelle.  &lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La résistance du personnel de 1982 à 1989===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
====Acte I – de 1982 à 1984 le projet de déménagement à Orsay====&lt;br /&gt;
Prenant  prétexte  du  soi-disant  obstacle de la localisation rue Boyer dans le  20ème  arrondissement  de  Paris  et  de l’inadaptation de ses locaux, il est proposé  de  déménager  le  CDST  sur  le  plateau  de  Saclay  dans  les  locaux  vacants  de  l’École  de  Police  ainsi que deux modifications de taille : la  réorganisation  de  la  base  de  données  Pascal  et  le  remplacement  des  Bulletins  signalétiques  par  4  publications   bibliographiques.   Le   personnel  rejette  massivement  ce  projet  qui  apparaît  comme  un  abandon  du  service   public   et   l’enclenchement   d’un   processus   de   démantèlement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de la réforme de 1983-1984 la  vocation  nationale  du  CDST  est  fortement  réaffirmée  mais  sa  vocation  commerciale  aussi.  Le  rapport  d’activité  de  1983  du  CNRS  précise  que  :  «  tout  en  gardant  une  mission  de  service  public,  le  CDST  devra  intégrer  une  logique  industrielle  et  commerciale  afin  d’être  toujours plus   compétitif   en   qualité   et   prix   avec   ses   concurrents   étrangers   ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.  Michel  et  G.  Delacôte  œuvrent  conjointement   pour   le   redéploiement  du  Centre.  Ce  n’est  plus  l’inadaptation  des  locaux  qui  est  mise  en  avant  mais  le  statut  de  laboratoire  propre   qui   l’empêche   de   recycler   ses   recettes.   L’absence   d’investissement  des  années  précédentes  se  poursuit  et  la  résistance  du  personnel  est  toujours  assimilée  à  la  sclérose  et  à  l’impossibilité  de  modernisation.   L’impasse  est   patente   !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Acte II - de 1984 à 1989 la délocalisation en Lorraine====&lt;br /&gt;
La rencontre d’une conjoncture      politique      et      économique      précipite    les    évènements    et    radicalise     l’évolution     du     CDST. Le 26 avril 1984, l’annonce au cours du journal télévisé de 20h par Laurent Fabius alors   ministre de la Recherche et de l’Industrie du transfert du CDST à Nancy est une surprise totale pour le personnel et la direction locale tombe des  nues.  Ce  n’est  pas  le  résultat  d’un  projet  élaboré  mais  la  conjonction  de  plusieurs  facteurs  politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le    gouvernement    de    Pierre    Mauroy  s’engage  dans  une  politique    de délocalisation    des    administrations  publiques  ;&lt;br /&gt;
*Il  faut  stopper  la  lutte  des  sidérurgistes   lorrains   en   leur   pro-mettant  des  emplois  et  rassurer  la  population  qui  se  sent  menacée  par  le  démantèlement  de  la  sidérurgie.  La  délocalisation  d’un  établissement  public  de  la  taille   du   CDST   serait   susceptible   de   marquer   les   esprits   ;&lt;br /&gt;
*Le  personnel  du  CDST  est  jugé  comme  turbulent  et  inapte  à  la  modernisation. L’échec de l’opération Orsay et le camouflet infligé au directeur du CNRS (J.J. Payan)  en  1982  déclenche  chez  celui qui était devenu conseiller du ministre un désir de mise au pas ;&lt;br /&gt;
*Le  CNRS  voudrait  bien  se  débarrasser  d’un  centre  de  documentation qui a pris une ampleur qui  le  dépasse,  qui  consomme  un  grand  nombre  de  postes  de  haut  niveau  et  qu’il  utilise  très  peu   pour   ses   besoins   propres.&lt;br /&gt;
Le  CDST  fait  figure  de  «  volontaire  désigné  d’office  »  et  la  décision   technocratique   est   entérinée.En    1985    G.    Delacôte    présente    un   «   projet   d’orientation   pour   le   CDST  »  et  Jean  Nouvel  remporte  le  concours  architectural.  En  juin,  91  %  des  membres  du  CDST  se  déclarent     opposés     au     transfert.Le   15   mars   1988   c’est   la   création  officielle  de  l’Institut  d’Information  Scientifique  et  Technique (INIST)   à   Nancy   qui   désormais   regroupe   le   CDST   et   le   CDSH. En  décembre  1989,  le  CDST  est  définitivement  fermé  et  à  l’exception de  16  personnes,  tout  son  personnel  (environ  300)  est  réaffecté  dans  les  autres  labos  du  CNRS.  Les  derniers  jours  du  CDST  sont  endeuillés  par  le  suicide  d’une  rédactrice  de  la  base  de  données  après  avoir  reçu  un  coup de téléphone du patron de labo où   elle   pensait   aller.   G.   Delacôte   refusait  sa  mutation  à  l’INSERM.&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’action  de  la  section  SNTRS  du  CDST===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
La  section  syndicale  SNTRS,  (forte  de 57 adhérents en 1981 puis réduite à  12  en  1989  au  fur  et  à  mesure  des  mutations  vers  les  autres  labos)  a,  seule  ou  avec  les  autres  organisations  syndicales  CFDT  et  FO,  mené  une série d’actions face à tous les niveaux de responsabilité, Direction de l’Information  Scientifique  et  Technique  (DIST),  Direction  du  CNRS,  Ministère  de  la  Recherche  pour  :&lt;br /&gt;
*Faire valoir les positions du personnel  face  à  tous  les  projets  successifs,  visant  à  démanteler  le  CDST  et  conséquemment  à  imposer  au  personnel  des  décisions contraires à l’emploi et à la situation  statutaire  du  personnel.&lt;br /&gt;
*Forcer les portes fermées par une mobilisation  massive  du  personnel, imposant l’ouverture de négociations à tous les niveaux concernés, ayant pour objet l’avenir du CDST  et  de  son  personnel  (toujours  associé  dans  nos  actions).&lt;br /&gt;
Ces  actions  ont  été  menées  sur  plusieurs années, et ont obligé les différentes instances du CNRS (Direction de  l'IST,  Direction  et  Conseil  d'administration  du  CNRS)  à  négocier  directement avec nous. Après chaque impasse,  nos  actions  ont  été  portées  au niveau supérieur, et ont obligé les trois  ministres  successifs  -  Chevènement,  Fabius,  Devaquet  -  à  nous  recevoir,  à  nommer  trois  médiateurs,  qui ont rendu trois rapports qui nous étaient favorables, car nous les avions convaincus. Mais l'autorité politique a décidé de passer outre. Face à la crise de  la  sidérurgie  lorraine,  la  politique  stratégique  de  l’IST  n’était  pas  la  priorité ni des socialistes ni du maire centriste de Nancy (André Rossinot). Nous ne pouvions tout seuls, nous opposer à une telle décision politicienne.&lt;br /&gt;
Ayant  pris  acte  de  la  situation,  nous  avons  alors  concentré  l'essentiel  de  notre lutte sur la défense des droits et intérêts du personnel. Avec les mêmes moyens de lutte, nous avons obtenu :&lt;br /&gt;
*l'annulation de l'obligation     de     se     délocaliser     à     Nancy      pour      le      personnel&lt;br /&gt;
*la    possibilité    de    trouver    un    poste    dans    la    région    parisienne,    malgré    certaines    dispositions    du    nouveau    statut&lt;br /&gt;
*la cessation des pressions et menaces, menées par la cellule chargée   de   reclasser   le   personnel, et  le  retrait  de  son  chef  (ancien  dirigeant    syndicaliste    CFDT)&lt;br /&gt;
*la  possibilité  de  partir  avec  son  poste  dans  certaines  conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les leçons à tirer===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
Sans  mobilisation  massive  il  n’y  a  pas  d’action  efficace.  Pour  cela  il est  indispensable  de  mener    des  actions  biens  ciblées  et  progressives,  mettant  en  lumière  pour  l’ensemble  du  personnel  la  nature  véritable  des  projets  et  des  actions  des  dirigeants  qu’ils    soient    publics    ou    privés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’efficacité des actions menées localement ne peut être complète que si une solidarité  plus  large  vient  l’appuyer.  En l’occurrence, s’agissant du CDST, nous  sommes  obligés  de  constater  que  malgré  nos  efforts  il  n’y  a  pas  eu de mobilisation des communautés de chercheurs pour défendre un outil dépassant  leurs  besoins  immédiats.La direction du SNTRS nous a soutenus  assez  mollement.  Elle  n’approuvait pas les actions contre le gouvernement de la gauche fraîchement arrivée au  pouvoir.  D’autre  part,  la  section  syndicale  du  CDST  n’a  pas  été  soutenue  non  plus  par  les  représentants  des  syndicats  du  CNRS  au  Conseil  d’Administration.  Nous  avons  négocié seuls face au président du Conseil d’Administration  après  avoir  manifesté bruyamment devant le Conseil.La section CGT n’aurait pas réussi à démasquer  les  projets  scélérats  des  directions  du  CDST  de  la  DIST  et  du CNRS et ceux du Ministère, sans avoir  étudié  à  fond  ces  projets,  présenté  des  contre-projets,  et  convaincu   les   différents   médiateurs   qui   avaient  été  nommés  et  représentants  du  ministère  auprès  des  syndicats,  qui  ont  eux  mêmes  été  désavoués,  par  ceux  qui  les  avaient  nommés&amp;lt;ref&amp;gt;Toutes   les   analyses   et   propositions   de   la  section  SNTRS  du  CDST  ont  été  déposées   au   siège   du   syndicat   à   Villejuif&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La section syndicale CGT a autant que possible cherché à rassembler en travaillant en intersyndicale. Mais c’est bien  parce  que  nos  positions  étaient  solides que cela a été possible. Quand les  autres  syndicats  ne  suivaient  pas  ils  constataient  que  cela  les  marginalisait. D’où finalement des actions quasi  constantes  en  intersyndicale.Enfin, tout le monde peut constater maintenant,  que  tout  ce  que  nous  avions avancé face au CNRS s'est malheureusement confirmé, l'IST n'existe quasiment plus au CNRS, le naufrage de  l'INIST  est  hélas  presque  achevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Notes de l'article===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes de la rédaction:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references group=&amp;quot;NDLR&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
;Liens externes:&lt;br /&gt;
* https://sntrscgt.vjf.cnrs.fr/IMG/pdf/brs497_2_.pdf&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jocelyne Léger</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Sic/HistIst/fr/index.php?title=Bulletin_de_la_recherche_scientifique_(2018)_L%C3%A9ger&amp;diff=2102</id>
		<title>Bulletin de la recherche scientifique (2018) Léger</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Sic/HistIst/fr/index.php?title=Bulletin_de_la_recherche_scientifique_(2018)_L%C3%A9ger&amp;diff=2102"/>
		<updated>2021-04-24T16:17:14Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jocelyne Léger : /* L’action  de  la  section  SNTRS  du  CDST */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Titre page article&lt;br /&gt;
 |titre=Du CDST à l'INIST&lt;br /&gt;
 |sous-titre=retour sur les années 80&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette page apporte un témoignage complémentaire sur le passage du CDST à l'INIST : celui des syndicats et plus particulièrement de la CGT.&lt;br /&gt;
{{Boîte bibliographique droite|&lt;br /&gt;
;Titre:[[A pour titre::Du CDST à l'INIST, retour sur les années 80]]&lt;br /&gt;
;Auteurs:&lt;br /&gt;
* [[A pour premier auteur::Jocelyne Léger]], [[A pour auteur::Merwane Abdelkader]]&lt;br /&gt;
;In:[[A pour revue citée::Bulletin de la recherche scientifique]] (mensuel du SNTRS-CGT) (Avril 2018)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
==Du CDST à l'INIST, retour sur les années 80==&lt;br /&gt;
===Aux origines du Centre de Documentation Scientifique  et  Technique  :  la  période 1939 - 1981===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
En  même  temps  que  le  CNRS  en  1939  naissent  le  Service  de  Documentation et  le  Bulletin  analytique sous   l’impulsion   de   physiciens   –   [[A pour personnalité citée::Pierre Auger]] puis  [[A pour personnalité citée::Jean Wyart]].  Les  années   de   guerre   et   d’occupation,   puis l’après-guerre confirment l’importance  d’un  organisme  de  documentation    dépendant    du    CNRS. Avant  la  guerre  les  chercheurs  se  servaient  des  ''[[Zentralblatt]]'' allemands  ou  des ''[[Chemical Abstracts]]'' américains.  Du  fait  de  la  guerre  les  périodiques   allemands   n’arrivaient   plus   en France et on peut dire que le projet  de  créer  un  organisme  central  de  documentation  s’inscrivait  dans  les  nécessités  de  la  défense  nationale. De 1947 à la fin des années 1960, portée par l’explosion des références scientifiques l’expansion  du [[A pour organisme cité::Centre  de documentation du CNRS|Centre  de Documentation du CNRS]] et du ''Bulletin  Signalétique''  (à  partir  de  1955)  est  constante,  favorisée  par  les  technologies  de  la  photocopie  de  masse  et   les   débuts   de   l’automatisation. La  décennie  1970  voit  de  profondes  mutations  affecter  le  Centre  de  Documentation du CNRS. La séparation en  deux  entités  –  CDST  et  CDSH -,  l’informatisation    avec    les    bases    de  données  Pascal  et  Francis,  et  la  montée  en  force  de  la  commercialisation  transforment  les  missions  et  l’horizon  de  la  circulation  de  l’information  scientifique.  La  question de   l’IST   concernait   désormais   la   nation  tout  entière  et  plus  particulièrement  les  secteurs  de  l’industrie  considérés   comme   stratégiques   :   chimie,   nucléaire,   aérospatiale...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  départ  définitif  du  CDST  de J. Wyart en 1974, annonce la fin d'une politique   stratégique   ambitieuse   et   autonome de L'IST, dont la Direction du  CNRS  (et  sa  tutelle)  n'ont  jamais  vraiment  saisi  l'importance.  C'est  au  contraire  une  logique  commerciale  sans  consistance  (et  qui  a  vite  montré  ses  limites  face  à  l'armada  américaine),  qui  est  mise  en  avant.  Les utilisateurs  du  secteur  privé  apparaissent  en  force  et  le  CDST  exerce  clairement  une  activité  commerciale  rémunérée.  Dans  un  marché  de  plus  en   plus   concurrentiel   marqué   par   l’essor  des  bases  de  données  américaines  et  des  services  de  la  British  Library,  le  CDST  propose  de  nouveaux  services  créatifs  mais  ni  les  structures   ni   l’encadrement   ni   les   moyens ne parviennent à suivre l’accélération   des   mutations   technologiques  et  économiques.  Le  dilemme  provoqué par le nouveau profil des utilisateurs et le fait que les liens avec la   recherche,   notamment   avec   les   chercheurs du CNRS se distendent de plus  en  plus,  n’est  pas  résolu  par  les  responsables du CDST. Le personnel est perçu comme un frein et la direction  ronronnante  du  successeur  de  J.  Wyart  ([[A pour personnalité citée::Jacques-Henri d'Olier|J.H.  d’Olier]])  n’arrange  rien.&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moderniser le CDST ?===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
En  janvier  1981  un  nouveau  directeur  –  [[A pour personnalité citée::Jacques Michel]]  –  est  nommé  à  la  tête  du  CDST.  Il  est  là  pour  « rendre compétitif » le CDST, améliorer son taux de couverture finan-cière,  adapter  son  statut  et  celui  des  personnels à la logique industrielle et commerciale  en  rendant  possibles  à  la  fois  l’autonomie  de  gestion,  et  le  recrutement  sur  ressources  propres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En  mai  1981,  François  Mitterrand  remporte l’élection présidentielle. En décembre  1981,  le  rapport  Février  (intitulé  Pour  une  politique  de  l’information  scientifique  et  technique) prône  très  clairement  l’information  comme  enjeu  stratégique  et  insiste  sur  la  nécessité  de  diffuser  l’IST  nationale perçue comme un enjeu poli-tique majeur et un facteur essentiel de l’indépendance nationale. Ce rapport est  présenté  très  peu  de  temps  après  les  Assises  de  la  Recherche  organisées par J.P. Chevènement (secrétaire d’État à la Recherche) ; aucun compte n'est tenu de ce rapport, dont nous dé-fendions les orientations essentielles. Dans la foulée de la loi d’orientation et de programmation de la Recherche (1982),   deux   nouvelles   directions   sont créées par le directeur du CNRS, J.J.  Payan,  une  pour  la  Valorisation  et une de l’Information scientifique et technique dirigée par G. Delacôte. Le rapport Février préconisait la modernisation  du  CDST  sauf  à  le  voir  disparaître. Tout le monde était d’accord mais en 1982 le conflit éclatait à propos de la nature de la modernisation voulue par les autorités de tutelle.  &lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La résistance du personnel de 1982 à 1989===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
====Acte I – de 1982 à 1984 le projet de déménagement à Orsay====&lt;br /&gt;
Prenant  prétexte  du  soi-disant  obstacle de la localisation rue Boyer dans le  20ème  arrondissement  de  Paris  et  de l’inadaptation de ses locaux, il est proposé  de  déménager  le  CDST  sur  le  plateau  de  Saclay  dans  les  locaux  vacants  de  l’École  de  Police  ainsi que deux modifications de taille : la  réorganisation  de  la  base  de  données  Pascal  et  le  remplacement  des  Bulletins  signalétiques  par  4  publications   bibliographiques.   Le   personnel  rejette  massivement  ce  projet  qui  apparaît  comme  un  abandon  du  service   public   et   l’enclenchement   d’un   processus   de   démantèlement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de la réforme de 1983-1984 la  vocation  nationale  du  CDST  est  fortement  réaffirmée  mais  sa  vocation  commerciale  aussi.  Le  rapport  d’activité  de  1983  du  CNRS  précise  que  :  «  tout  en  gardant  une  mission  de  service  public,  le  CDST  devra  intégrer  une  logique  industrielle  et  commerciale  afin  d’être  toujours plus   compétitif   en   qualité   et   prix   avec   ses   concurrents   étrangers   ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.  Michel  et  G.  Delacôte  œuvrent  conjointement   pour   le   redéploiement  du  Centre.  Ce  n’est  plus  l’inadaptation  des  locaux  qui  est  mise  en  avant  mais  le  statut  de  laboratoire  propre   qui   l’empêche   de   recycler   ses   recettes.   L’absence   d’investissement  des  années  précédentes  se  poursuit  et  la  résistance  du  personnel  est  toujours  assimilée  à  la  sclérose  et  à  l’impossibilité  de  modernisation.   L’impasse  est   patente   !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Acte II - de 1984 à 1989 la délocalisation en Lorraine====&lt;br /&gt;
La rencontre d’une conjoncture      politique      et      économique      précipite    les    évènements    et    radicalise     l’évolution     du     CDST. Le 26 avril 1984, l’annonce au cours du journal télévisé de 20h par Laurent Fabius alors   ministre de la Recherche et de l’Industrie du transfert du CDST à Nancy est une surprise totale pour le personnel et la direction locale tombe des  nues.  Ce  n’est  pas  le  résultat  d’un  projet  élaboré  mais  la  conjonction  de  plusieurs  facteurs  politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le    gouvernement    de    Pierre    Mauroy  s’engage  dans  une  politique    de délocalisation    des    administrations  publiques  ;&lt;br /&gt;
*Il  faut  stopper  la  lutte  des  sidérurgistes   lorrains   en   leur   pro-mettant  des  emplois  et  rassurer  la  population  qui  se  sent  menacée  par  le  démantèlement  de  la  sidérurgie.  La  délocalisation  d’un  établissement  public  de  la  taille   du   CDST   serait   susceptible   de   marquer   les   esprits   ;&lt;br /&gt;
*Le  personnel  du  CDST  est  jugé  comme  turbulent  et  inapte  à  la  modernisation. L’échec de l’opération Orsay et le camouflet infligé au directeur du CNRS (J.J. Payan)  en  1982  déclenche  chez  celui qui était devenu conseiller du ministre un désir de mise au pas ;&lt;br /&gt;
*Le  CNRS  voudrait  bien  se  débarrasser  d’un  centre  de  documentation qui a pris une ampleur qui  le  dépasse,  qui  consomme  un  grand  nombre  de  postes  de  haut  niveau  et  qu’il  utilise  très  peu   pour   ses   besoins   propres.&lt;br /&gt;
Le  CDST  fait  figure  de  «  volontaire  désigné  d’office  »  et  la  décision   technocratique   est   entérinée.En    1985    G.    Delacôte    présente    un   «   projet   d’orientation   pour   le   CDST  »  et  Jean  Nouvel  remporte  le  concours  architectural.  En  juin,  91  %  des  membres  du  CDST  se  déclarent     opposés     au     transfert.Le   15   mars   1988   c’est   la   création  officielle  de  l’Institut  d’Information  Scientifique  et  Technique (INIST)   à   Nancy   qui   désormais   regroupe   le   CDST   et   le   CDSH. En  décembre  1989,  le  CDST  est  définitivement  fermé  et  à  l’exception de  16  personnes,  tout  son  personnel  (environ  300)  est  réaffecté  dans  les  autres  labos  du  CNRS.  Les  derniers  jours  du  CDST  sont  endeuillés  par  le  suicide  d’une  rédactrice  de  la  base  de  données  après  avoir  reçu  un  coup de téléphone du patron de labo où   elle   pensait   aller.   G.   Delacôte   refusait  sa  mutation  à  l’INSERM.&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’action  de  la  section  SNTRS  du  CDST===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
La  section  syndicale  SNTRS,  (forte  de 57 adhérents en 1981 puis réduite à  12  en  1989  au  fur  et  à  mesure  des  mutations  vers  les  autres  labos)  a,  seule  ou  avec  les  autres  organisations  syndicales  CFDT  et  FO,  mené  une série d’actions face à tous les niveaux de responsabilité, Direction de l’Information  Scientifique  et  Technique  (DIST),  Direction  du  CNRS,  Ministère  de  la  Recherche  pour  :&lt;br /&gt;
*Faire valoir les positions du personnel  face  à  tous  les  projets  successifs,  visant  à  démanteler  le  CDST  et  conséquemment  à  imposer  au  personnel  des  décisions contraires à l’emploi et à la situation  statutaire  du  personnel.&lt;br /&gt;
*Forcer les portes fermées par une mobilisation  massive  du  personnel, imposant l’ouverture de négociations à tous les niveaux concernés, ayant pour objet l’avenir du CDST  et  de  son  personnel  (toujours  associé  dans  nos  actions).&lt;br /&gt;
Ces  actions  ont  été  menées  sur  plusieurs années, et ont obligé les différentes instances du CNRS (Direction de  l'IST,  Direction  et  Conseil  d'administration  du  CNRS)  à  négocier  directement avec nous. Après chaque impasse,  nos  actions  ont  été  portées  au niveau supérieur, et ont obligé les trois  ministres  successifs  -  Chevènement,  Fabius,  Devaquet  -  à  nous  recevoir,  à  nommer  trois  médiateurs,  qui ont rendu trois rapports qui nous étaient favorables, car nous les avions convaincus. Mais l'autorité politique a décidé de passer outre. Face à la crise de  la  sidérurgie  lorraine,  la  politique  stratégique  de  l’IST  n’était  pas  la  priorité ni des socialistes ni du maire centriste de Nancy (André Rossinot). Nous ne pouvions tout seuls, nous opposer à une telle décision politicienne.&lt;br /&gt;
Ayant  pris  acte  de  la  situation,  nous  avons  alors  concentré  l'essentiel  de  notre lutte sur la défense des droits et intérêts du personnel. Avec les mêmes moyens de lutte, nous avons obtenu :&lt;br /&gt;
*l'annulation de l'obligation     de     se     délocaliser     à     Nancy      pour      le      personnel&lt;br /&gt;
*la    possibilité    de    trouver    un    poste    dans    la    région    parisienne,    malgré    certaines    dispositions    du    nouveau    statut&lt;br /&gt;
*la cessation des pressions et menaces, menées par la cellule chargée   de   reclasser   le   personnel, et  le  retrait  de  son  chef  (ancien  dirigeant    syndicaliste    CFDT)&lt;br /&gt;
*la  possibilité  de  partir  avec  son  poste  dans  certaines  conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les leçons à tirer===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
Sans  mobilisation  massive  il  n’y  a  pas  d’action  efficace.  Pour  cela  il est  indispensable  de  mener    des  ac-tions  biens  ciblées  et  progressives,  mettant  en  lumière  pour  l’ensemble  du  personnel  la  nature  véritable  des  projets  et  des  actions  des  dirigeants  qu’ils    soient    publics    ou    privés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’efficacité des actions menées locale-ment ne peut être complète que si une solidarité  plus  large  vient  l’appuyer.  En l’occurrence, s’agissant du CDST, nous  sommes  obligés  de  constater  que  malgré  nos  efforts  il  n’y  a  pas  eu de mobilisation des communautés de chercheurs pour défendre un outil dépassant  leurs  besoins  immédiats.La direction du SNTRS nous a soute-nus  assez  mollement.  Elle  n’approuvait pas les actions contre le gouverne-ment de la gauche fraîchement arrivée au  pouvoir.  D’autre  part,  la  section  syndicale  du  CDST  n’a  pas  été  sou-tenue  non  plus  par  les  représentants  des  syndicats  du  CNRS  au  Conseil  d’Administration.  Nous  avons  négocié seuls face au président du Conseil d’Administration  après  avoir  mani-festé bruyamment devant le Conseil.La section CGT n’aurait pas réussi à démasquer  les  projets  scélérats  des  directions  du  CDST  de  la  DIST  et  du CNRS et ceux du Ministère, sans avoir  étudié  à  fond  ces  projets,  pré-senté  des  contre-projets,  et  convaincu   les   différents   médiateurs   qui   avaient  été  nommés  et  représentants  du  ministère  auprès  des  syndicats,  qui  ont  eux  mêmes  été  désavoués,  par  ceux  qui  les  avaient  nommés&amp;lt;ref&amp;gt;Toutes   les   analyses   et   propositions   de   la  section  SNTRS  du  CDST  ont  été  dé-posées   au   siège   du   syndicat   à   Villejuif&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La section syndicale CGT a autant que possible cherché à rassembler en travaillant en intersyndicale. Mais c’est bien  parce  que  nos  positions  étaient  solides que cela a été possible. Quand les  autres  syndicats  ne  suivaient  pas  ils  constataient  que  cela  les  marginalisait. D’où finalement des actions quasi  constantes  en  intersyndicale.Enfin, tout le monde peut constater maintenant,  que  tout  ce  que  nous  avions avancé face au CNRS s'est malheureusement confirmé, l'IST n'existe quasiment plus au CNRS, le naufrage de  l'INIST  est  hélas  presque  achevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
===Notes de l'article===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes de la rédaction:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references group=&amp;quot;NDLR&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
;Liens externes:&lt;br /&gt;
* https://sntrscgt.vjf.cnrs.fr/IMG/pdf/brs497_2_.pdf&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jocelyne Léger</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Sic/HistIst/fr/index.php?title=Bulletin_de_la_recherche_scientifique_(2018)_L%C3%A9ger&amp;diff=2101</id>
		<title>Bulletin de la recherche scientifique (2018) Léger</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Sic/HistIst/fr/index.php?title=Bulletin_de_la_recherche_scientifique_(2018)_L%C3%A9ger&amp;diff=2101"/>
		<updated>2021-04-24T16:14:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Jocelyne Léger : /* La résistance du personnel de 1982 à 1989 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Titre page article&lt;br /&gt;
 |titre=Du CDST à l'INIST&lt;br /&gt;
 |sous-titre=retour sur les années 80&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette page apporte un témoignage complémentaire sur le passage du CDST à l'INIST : celui des syndicats et plus particulièrement de la CGT.&lt;br /&gt;
{{Boîte bibliographique droite|&lt;br /&gt;
;Titre:[[A pour titre::Du CDST à l'INIST, retour sur les années 80]]&lt;br /&gt;
;Auteurs:&lt;br /&gt;
* [[A pour premier auteur::Jocelyne Léger]], [[A pour auteur::Merwane Abdelkader]]&lt;br /&gt;
;In:[[A pour revue citée::Bulletin de la recherche scientifique]] (mensuel du SNTRS-CGT) (Avril 2018)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
==Du CDST à l'INIST, retour sur les années 80==&lt;br /&gt;
===Aux origines du Centre de Documentation Scientifique  et  Technique  :  la  période 1939 - 1981===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
En  même  temps  que  le  CNRS  en  1939  naissent  le  Service  de  Documentation et  le  Bulletin  analytique sous   l’impulsion   de   physiciens   –   [[A pour personnalité citée::Pierre Auger]] puis  [[A pour personnalité citée::Jean Wyart]].  Les  années   de   guerre   et   d’occupation,   puis l’après-guerre confirment l’importance  d’un  organisme  de  documentation    dépendant    du    CNRS. Avant  la  guerre  les  chercheurs  se  servaient  des  ''[[Zentralblatt]]'' allemands  ou  des ''[[Chemical Abstracts]]'' américains.  Du  fait  de  la  guerre  les  périodiques   allemands   n’arrivaient   plus   en France et on peut dire que le projet  de  créer  un  organisme  central  de  documentation  s’inscrivait  dans  les  nécessités  de  la  défense  nationale. De 1947 à la fin des années 1960, portée par l’explosion des références scientifiques l’expansion  du [[A pour organisme cité::Centre  de documentation du CNRS|Centre  de Documentation du CNRS]] et du ''Bulletin  Signalétique''  (à  partir  de  1955)  est  constante,  favorisée  par  les  technologies  de  la  photocopie  de  masse  et   les   débuts   de   l’automatisation. La  décennie  1970  voit  de  profondes  mutations  affecter  le  Centre  de  Documentation du CNRS. La séparation en  deux  entités  –  CDST  et  CDSH -,  l’informatisation    avec    les    bases    de  données  Pascal  et  Francis,  et  la  montée  en  force  de  la  commercialisation  transforment  les  missions  et  l’horizon  de  la  circulation  de  l’information  scientifique.  La  question de   l’IST   concernait   désormais   la   nation  tout  entière  et  plus  particulièrement  les  secteurs  de  l’industrie  considérés   comme   stratégiques   :   chimie,   nucléaire,   aérospatiale...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le  départ  définitif  du  CDST  de J. Wyart en 1974, annonce la fin d'une politique   stratégique   ambitieuse   et   autonome de L'IST, dont la Direction du  CNRS  (et  sa  tutelle)  n'ont  jamais  vraiment  saisi  l'importance.  C'est  au  contraire  une  logique  commerciale  sans  consistance  (et  qui  a  vite  montré  ses  limites  face  à  l'armada  américaine),  qui  est  mise  en  avant.  Les utilisateurs  du  secteur  privé  apparaissent  en  force  et  le  CDST  exerce  clairement  une  activité  commerciale  rémunérée.  Dans  un  marché  de  plus  en   plus   concurrentiel   marqué   par   l’essor  des  bases  de  données  américaines  et  des  services  de  la  British  Library,  le  CDST  propose  de  nouveaux  services  créatifs  mais  ni  les  structures   ni   l’encadrement   ni   les   moyens ne parviennent à suivre l’accélération   des   mutations   technologiques  et  économiques.  Le  dilemme  provoqué par le nouveau profil des utilisateurs et le fait que les liens avec la   recherche,   notamment   avec   les   chercheurs du CNRS se distendent de plus  en  plus,  n’est  pas  résolu  par  les  responsables du CDST. Le personnel est perçu comme un frein et la direction  ronronnante  du  successeur  de  J.  Wyart  ([[A pour personnalité citée::Jacques-Henri d'Olier|J.H.  d’Olier]])  n’arrange  rien.&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moderniser le CDST ?===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
En  janvier  1981  un  nouveau  directeur  –  [[A pour personnalité citée::Jacques Michel]]  –  est  nommé  à  la  tête  du  CDST.  Il  est  là  pour  « rendre compétitif » le CDST, améliorer son taux de couverture finan-cière,  adapter  son  statut  et  celui  des  personnels à la logique industrielle et commerciale  en  rendant  possibles  à  la  fois  l’autonomie  de  gestion,  et  le  recrutement  sur  ressources  propres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En  mai  1981,  François  Mitterrand  remporte l’élection présidentielle. En décembre  1981,  le  rapport  Février  (intitulé  Pour  une  politique  de  l’information  scientifique  et  technique) prône  très  clairement  l’information  comme  enjeu  stratégique  et  insiste  sur  la  nécessité  de  diffuser  l’IST  nationale perçue comme un enjeu poli-tique majeur et un facteur essentiel de l’indépendance nationale. Ce rapport est  présenté  très  peu  de  temps  après  les  Assises  de  la  Recherche  organisées par J.P. Chevènement (secrétaire d’État à la Recherche) ; aucun compte n'est tenu de ce rapport, dont nous dé-fendions les orientations essentielles. Dans la foulée de la loi d’orientation et de programmation de la Recherche (1982),   deux   nouvelles   directions   sont créées par le directeur du CNRS, J.J.  Payan,  une  pour  la  Valorisation  et une de l’Information scientifique et technique dirigée par G. Delacôte. Le rapport Février préconisait la modernisation  du  CDST  sauf  à  le  voir  disparaître. Tout le monde était d’accord mais en 1982 le conflit éclatait à propos de la nature de la modernisation voulue par les autorités de tutelle.  &lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La résistance du personnel de 1982 à 1989===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
====Acte I – de 1982 à 1984 le projet de déménagement à Orsay====&lt;br /&gt;
Prenant  prétexte  du  soi-disant  obstacle de la localisation rue Boyer dans le  20ème  arrondissement  de  Paris  et  de l’inadaptation de ses locaux, il est proposé  de  déménager  le  CDST  sur  le  plateau  de  Saclay  dans  les  locaux  vacants  de  l’École  de  Police  ainsi que deux modifications de taille : la  réorganisation  de  la  base  de  données  Pascal  et  le  remplacement  des  Bulletins  signalétiques  par  4  publications   bibliographiques.   Le   personnel  rejette  massivement  ce  projet  qui  apparaît  comme  un  abandon  du  service   public   et   l’enclenchement   d’un   processus   de   démantèlement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cours de la réforme de 1983-1984 la  vocation  nationale  du  CDST  est  fortement  réaffirmée  mais  sa  vocation  commerciale  aussi.  Le  rapport  d’activité  de  1983  du  CNRS  précise  que  :  «  tout  en  gardant  une  mission  de  service  public,  le  CDST  devra  intégrer  une  logique  industrielle  et  commerciale  afin  d’être  toujours plus   compétitif   en   qualité   et   prix   avec   ses   concurrents   étrangers   ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J.  Michel  et  G.  Delacôte  œuvrent  conjointement   pour   le   redéploiement  du  Centre.  Ce  n’est  plus  l’inadaptation  des  locaux  qui  est  mise  en  avant  mais  le  statut  de  laboratoire  propre   qui   l’empêche   de   recycler   ses   recettes.   L’absence   d’investissement  des  années  précédentes  se  poursuit  et  la  résistance  du  personnel  est  toujours  assimilée  à  la  sclérose  et  à  l’impossibilité  de  modernisation.   L’impasse  est   patente   !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Acte II - de 1984 à 1989 la délocalisation en Lorraine====&lt;br /&gt;
La rencontre d’une conjoncture      politique      et      économique      précipite    les    évènements    et    radicalise     l’évolution     du     CDST. Le 26 avril 1984, l’annonce au cours du journal télévisé de 20h par Laurent Fabius alors   ministre de la Recherche et de l’Industrie du transfert du CDST à Nancy est une surprise totale pour le personnel et la direction locale tombe des  nues.  Ce  n’est  pas  le  résultat  d’un  projet  élaboré  mais  la  conjonction  de  plusieurs  facteurs  politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le    gouvernement    de    Pierre    Mauroy  s’engage  dans  une  politique    de délocalisation    des    administrations  publiques  ;&lt;br /&gt;
*Il  faut  stopper  la  lutte  des  sidérurgistes   lorrains   en   leur   pro-mettant  des  emplois  et  rassurer  la  population  qui  se  sent  menacée  par  le  démantèlement  de  la  sidérurgie.  La  délocalisation  d’un  établissement  public  de  la  taille   du   CDST   serait   susceptible   de   marquer   les   esprits   ;&lt;br /&gt;
*Le  personnel  du  CDST  est  jugé  comme  turbulent  et  inapte  à  la  modernisation. L’échec de l’opération Orsay et le camouflet infligé au directeur du CNRS (J.J. Payan)  en  1982  déclenche  chez  celui qui était devenu conseiller du ministre un désir de mise au pas ;&lt;br /&gt;
*Le  CNRS  voudrait  bien  se  débarrasser  d’un  centre  de  documentation qui a pris une ampleur qui  le  dépasse,  qui  consomme  un  grand  nombre  de  postes  de  haut  niveau  et  qu’il  utilise  très  peu   pour   ses   besoins   propres.&lt;br /&gt;
Le  CDST  fait  figure  de  «  volontaire  désigné  d’office  »  et  la  décision   technocratique   est   entérinée.En    1985    G.    Delacôte    présente    un   «   projet   d’orientation   pour   le   CDST  »  et  Jean  Nouvel  remporte  le  concours  architectural.  En  juin,  91  %  des  membres  du  CDST  se  déclarent     opposés     au     transfert.Le   15   mars   1988   c’est   la   création  officielle  de  l’Institut  d’Information  Scientifique  et  Technique (INIST)   à   Nancy   qui   désormais   regroupe   le   CDST   et   le   CDSH. En  décembre  1989,  le  CDST  est  définitivement  fermé  et  à  l’exception de  16  personnes,  tout  son  personnel  (environ  300)  est  réaffecté  dans  les  autres  labos  du  CNRS.  Les  derniers  jours  du  CDST  sont  endeuillés  par  le  suicide  d’une  rédactrice  de  la  base  de  données  après  avoir  reçu  un  coup de téléphone du patron de labo où   elle   pensait   aller.   G.   Delacôte   refusait  sa  mutation  à  l’INSERM.&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’action  de  la  section  SNTRS  du  CDST===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
La  section  syndicale  SNTRS,  (forte  de 57 adhérents en 1981 puis réduite à  12  en  1989  au  fur  et  à  mesure  des  mutations  vers  les  autres  labos)  a,  seule  ou  avec  les  autres  organisa-tions  syndicales  CFDT  et  FO,  mené  une série d’actions face à tous les ni-veaux de responsabilité, Direction de l’Information  Scientifique  et  Tech-nique  (DIST),  Direction  du  CNRS,  Ministère  de  la  Recherche  pour  :&lt;br /&gt;
*Faire valoir les positions du per-sonnel  face  à  tous  les  projets  successifs,  visant  à  démanteler  le  CDST  et  conséquemment  à  imposer  au  personnel  des  décisions contraires à l’emploi et à la situation  statutaire  du  personnel.&lt;br /&gt;
*Forcer les portes fermées par une mobilisation  massive  du  personnel, imposant l’ouverture de négociations à tous les niveaux concernés, ayant pour objet l’avenir du CDST  et  de  son  personnel  (toujours  associé  dans  nos  actions).&lt;br /&gt;
Ces  actions  ont  été  menées  sur  plu-sieurs années, et ont obligé les diffé-rentes instances du CNRS (Direction de  l'IST,  Direction  et  Conseil  d'ad-ministration  du  CNRS)  à  négocier  directement avec nous. Après chaque impasse,  nos  actions  ont  été  portées  au niveau supérieur, et ont obligé les trois  ministres  successifs  -  Chevènement,  Fabius,  Devaquet  -  à  nous  recevoir,  à  nommer  trois  médiateurs,  qui ont rendu trois rapports qui nous étaient favorables, car nous les avions convaincus. Mais l'autorité politique a décidé de passer outre. Face à la crise de  la  sidérurgie  lorraine,  la  politique  stratégique  de  l’IST  n’était  pas  la  priorité ni des socialistes ni du maire centriste de Nancy (André Rossinot). Nous ne pouvions tout seuls, nous op-poser à une telle décision politicienne.&lt;br /&gt;
Ayant  pris  acte  de  la  situation,  nous  avons  alors  concentré  l'essentiel  de  notre lutte sur la défense des droits et intérêts du personnel. Avec les mêmes moyens de lutte, nous avons obtenu :&lt;br /&gt;
*l'annulation de l'obligation     de     se     délocaliser     à     Nancy      pour      le      personnel&lt;br /&gt;
*la    possibilité    de    trouver    un    poste    dans    la    région    pari-sienne,    malgré    certaines    dis-positions    du    nouveau    statut&lt;br /&gt;
*la cessation des pressions et menaces, menées par la cellule chargée   de   reclasser   le   personnel, et  le  retrait  de  son  chef  (ancien  dirigeant    syndicaliste    CFDT)&lt;br /&gt;
*la  possibilité  de  partir  avec  son  poste  dans  certaines  conditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les leçons à tirer===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
Sans  mobilisation  massive  il  n’y  a  pas  d’action  efficace.  Pour  cela  il est  indispensable  de  mener    des  ac-tions  biens  ciblées  et  progressives,  mettant  en  lumière  pour  l’ensemble  du  personnel  la  nature  véritable  des  projets  et  des  actions  des  dirigeants  qu’ils    soient    publics    ou    privés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’efficacité des actions menées locale-ment ne peut être complète que si une solidarité  plus  large  vient  l’appuyer.  En l’occurrence, s’agissant du CDST, nous  sommes  obligés  de  constater  que  malgré  nos  efforts  il  n’y  a  pas  eu de mobilisation des communautés de chercheurs pour défendre un outil dépassant  leurs  besoins  immédiats.La direction du SNTRS nous a soute-nus  assez  mollement.  Elle  n’approuvait pas les actions contre le gouverne-ment de la gauche fraîchement arrivée au  pouvoir.  D’autre  part,  la  section  syndicale  du  CDST  n’a  pas  été  sou-tenue  non  plus  par  les  représentants  des  syndicats  du  CNRS  au  Conseil  d’Administration.  Nous  avons  négocié seuls face au président du Conseil d’Administration  après  avoir  mani-festé bruyamment devant le Conseil.La section CGT n’aurait pas réussi à démasquer  les  projets  scélérats  des  directions  du  CDST  de  la  DIST  et  du CNRS et ceux du Ministère, sans avoir  étudié  à  fond  ces  projets,  pré-senté  des  contre-projets,  et  convaincu   les   différents   médiateurs   qui   avaient  été  nommés  et  représentants  du  ministère  auprès  des  syndicats,  qui  ont  eux  mêmes  été  désavoués,  par  ceux  qui  les  avaient  nommés&amp;lt;ref&amp;gt;Toutes   les   analyses   et   propositions   de   la  section  SNTRS  du  CDST  ont  été  dé-posées   au   siège   du   syndicat   à   Villejuif&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La section syndicale CGT a autant que possible cherché à rassembler en travaillant en intersyndicale. Mais c’est bien  parce  que  nos  positions  étaient  solides que cela a été possible. Quand les  autres  syndicats  ne  suivaient  pas  ils  constataient  que  cela  les  marginalisait. D’où finalement des actions quasi  constantes  en  intersyndicale.Enfin, tout le monde peut constater maintenant,  que  tout  ce  que  nous  avions avancé face au CNRS s'est malheureusement confirmé, l'IST n'existe quasiment plus au CNRS, le naufrage de  l'INIST  est  hélas  presque  achevé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
===Notes de l'article===&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes de la rédaction:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references group=&amp;quot;NDLR&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
;Liens externes:&lt;br /&gt;
* https://sntrscgt.vjf.cnrs.fr/IMG/pdf/brs497_2_.pdf&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Jocelyne Léger</name></author>
		
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