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		<title>A (Jean-Jacques Rousseau)</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : /* Accent */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Dictionnaire de musique (Jean-Jacques Rousseau)/Header&lt;br /&gt;
    |terme=A&lt;br /&gt;
    |terme 2=[[#A battuta|A ''battuta'']], A livre ouvert, &amp;lt;!-- &lt;br /&gt;
              --&amp;gt;[[#A tempo|A ''tempo'']], Académie de musique, Académie royale de musique, Accent&lt;br /&gt;
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   |Suivant=B&lt;br /&gt;
   |Précédant=Préface&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette page introduit une réédition numérique des premiers articles du [[Est extrait de::Dictionnaire de la musique (Jean-Jacques Rousseau)|Dictionnaire de la musique]] de [[A pour auteur::Jean-Jacques Rousseau]]&amp;lt;ref&amp;gt;Source d'information: [[A pour source d'information::Gallica]] :&lt;br /&gt;
* https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9602006c&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=init|ark=12148/bpt6k9602006c|page=21|image=25}}&lt;br /&gt;
==Les articles==&lt;br /&gt;
===A===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
''A. mi la'', ''A la mi re'' , ou simplement A, sixième son de la Gamme diatonique 8c naturelle ; lequel s'appelle autrement la. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Gamme}}. ) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A ''battuta''===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Mesuré}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A livre ouvert===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
A Livre ouvert, ou A l'ouverture du Livre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Livre}}.)&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A ''tempo''===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Mesuré}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===Académie de musique===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ACADÉMIE de MUSIQUE. C'est ainsi&lt;br /&gt;
qu'on appelait autrefois en France, et qu'on&lt;br /&gt;
appelle encore en Italie, une assemblée de&lt;br /&gt;
Musiciens ou d'Amateurs, à laquelle les&lt;br /&gt;
Français ont depuis donné le nom de Concert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Concert}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Académie royale de musique===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Petites capitales|[[Académie royale de musique (Paris)|Académie Royale de Musique]]}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le titre que porte encore aujourd'hui&lt;br /&gt;
l'Opéra de Paris. Je ne dirai rien ici de cet&lt;br /&gt;
établissement célèbre, sinon que de toutes&lt;br /&gt;
les Académies du Royaume &amp;amp; du Monde,&lt;br /&gt;
c'est assurément celle qui fait le plus de bruit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Opéra}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Accent===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;On appelle ainsi, selon l'acceptation la plus générale &lt;br /&gt;
toute modification de la voix parlante, &lt;br /&gt;
dans la durée ou dans le ton des syllabes et&lt;br /&gt;
des mots dont le discours est composé ;&lt;br /&gt;
ce qui montre un rapport très exact entre les deux usages&lt;br /&gt;
des Accens et les deux parties de la mélodie,&lt;br /&gt;
savoir le rythme et l'intonation. ''Accentus'',&lt;br /&gt;
dit le grammairien Sergius dans Donat, ''quasi ad cantus''.&lt;br /&gt;
Il y a autant d'accent qu'il y a de causes générales de ces modifications.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;On distingue trois de ces genres dans le simple discours; savoir, l'Accent grammatical, qui renferme la regle des Accens proprement dits, par lesquels le son des syllabes est grave ou aigu, et celle de la quantité, par laquelle chaque syllabe est breve ou longue : l'Accent logique ou rationnel, que plusieurs confondent mal-à-propos avec le précédent; cette seconde sorte d'Accent, indiquant&lt;br /&gt;
le rapport, la connexion plus ou moins grande que les propositions et les idées ont entr'elles, se marque en partie par la ponctuation : enfin l'Accent pathétique ou oratoire, qui, par diverses inflexions de la voix, par un ton plus ou moins élevé, par un parler plus vif ou plus lent, exprime les sentiments dont celui qui parle est agité, et les communique à ceux qui l'écoutent.&lt;br /&gt;
L'étude de ces divers Accens et de leurs effets dans la langue doit être la grande affaire du musicien, et Denis d'Halicarnaffe regarde avec raison l'Accent en général comme la semence de toute musique.&lt;br /&gt;
Aussi devons-nous admettre pour une maxime incontestable que le plus ou moins d'Accent est la vraie cause qui rend les langues plus ou moins musicales : car quel serait le rapport de la Musique au discours, si les tons de la voix chantante n'imitaient les Accens de la parole? D'où il suit que, moins une langue a de pareils Accens, plus la mélodie y doit être monotone, languissante et fade; à moins qu'elle ne cherche le bruit et la force des sons le charme qu'elle ne peut trouver dans leur variété.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Quant à l'accent pathétique et oratoire, qui est l'objet le plus immédiat de la Musique imitative du théâtre, on ne doit pas opposer à la maxime que je viens d'établir, que tous les hommes étant sujets aux mêmes passions, doivent en avoir également le langage: car autre chose est l'Accent universel de la Nature qui arrache à tout homme des cris inarticulés, et autre chose l'Accent de la langue qui engendre la mélodie particulière à une Nation. La seule différence du plus ou moins d'imagination et de sensibilité qu'on remarque d'un peuple à l'autre, en doit introduire une infinie dans l'idiome accentué, si j'ose parler ainsi. L'allemand, par exemple, hausse également et fortement la voix dans la colère; il crie toujours sur le même ton : l'italien, que mille mouvements divers agitent rapidement et successivement dans le même cas, modifie sa voix de mille manieres. Le même fond de passion règne dans son ame: mais quelle variété d'expressions dans les Accens et dans son langage! Or c'est à cette seule variété, quand le Musicien sait l'imiter, qu'il doit l'énergie et la grâce de son chant.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Malheureusement tous ces Accens divers, qui s'accordent parfaitement dans la bouche de l'Orateur, ne sont pas si faciles à concilier sous la plume du Musicien déjà si gêné par les regles particulières de son art. On ne peut douter que la Musique la plus parfaite ou du moins la plus expressive, ne soit celle où tous les Accens sont le plus exactement observés; mais ce qui rend ce concours si difficile est que trop de regles dans cet art sont sujettes à se contrarier mutuellement, et se contrarient d'autant plus que la langue est moins musicale; car nulle ne l'est parfaitement : autrement ceux qui s'en servent chanteront au lieu de parler.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Cette extrême difficulté de suivre à la fois les regles de tous les Accens, oblige donc souvent le Compositeur à donner la préférence à l'une ou l'autre, selon les divers genres de Musique qu'il traite. Ainsi les airs de Danse exigent sur-tout un Accent rhythmique et cadencé, dont en chanque Nation le caractère est déterminé par la langue. L'accent grammatical doit être le premier consulté dans le récitatif, pour rendre plus sensible l'articulation des mots, sujette à se perdre par la rapidité du débit, dans la résonance harmonique : mais l'Accent passionné l'emporte à son tour dans les airs dramatiques; et tous deux y sont subordonnés sur-tout dans la symphonie, à une troisième sorte d'Accent, qu'on pourrait appeler musical, et qui est en quelque sorte déterminé par l'espece de mélodie que le Musicien veut approprier aux paroles.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;En effet, le premier et le principal objet de toute Musique est de plaire à l'oreille; ainsi tout air doit avoir un chant agréable : voilà la première loi, qu'il n'est jamais permis d'enfreindre. L'on doit donc premièrement consulter la mélodie et l'Accent musical dans le dessein d'un air quelconque. Ensuite, s'il est question d'un chant dramatique et imitatif, il faut chercher l'Accent pathétique qui donne au sentiment son expression, et l'Accent rationnel par lequel le Musicien rend avec justesse les idées du Poète; car pour inspirer aux autres la chaleur dont nous sommes animés en leur parlant, il faut leur faire entendre ce que nous disons. L'accent grammatical est nécessaire par la même raison et cette regle, pour être ici la dernière en ordre, n'est pas moins indispensable que les deux précédentes, puisque les sens des propositions et des phrases dépend absolument de lui des mots : mais le Musicien qui fait sa langue a rarement besoin de songer à cet Accent; il ne saurait chanter son air sans s'apercevoir s'il parle bien ou mal, et il lui suffit de savoir qu'il doit toujours bien parler. Heureux, toutefois, quand une mélodie flexible et coulante ne cesse jamais de se prêter à ce qu'exige la langue! Les Musiciens Français ont en particulier des secours qui rendent sur ce point leurs erreurs impardonnables, et sur-tout le traité de la Prosodie Française de M. l'abbé d'Oliviet, qu'ils devraient tous consulter. Ceux qui seront en l'état de s'élever plus haut pourront étudier la Grammaire du Port-royal et les savantes notes du Philosophes qui l'a commentée. Alors en appuyant l'usage sur les regles, et les regles sur les principes, ils seront toujours sûrs de ce qu'ils doivent faire dans l'emploi de l'Accent grammatical de toute espèce.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Quant aux deux autres sortes d'accent, on peut moins les réduire en regles, et la pratique en demande moins d'étude et plus de talent. On ne trouve point de sang-froid le langage des passions, et c'est une vérité rebattue qu'il faut être ému soi-même pour émouvoir les autres. Rien ne peut donc suppléer à ce génie qui réveille à volonté tous les sentiments; et il n'y a d'autre art en cette partie, que d'allumer en son propre coeur le feu qu'on veut porter dans celui des autres. (Voyez Génie.) Est-il question de l'Accent rationnel : l'art a tout aussi peu de prise pour le saisir, par la raison qu'on n'apprend point à entendre à des sourds. Il faut avouer aussi que cet Accent est, moins que les autres, du ressort de la Musique, parce qu'elle est bien plus le langage des gens que celui de l'esprit. Donnez donc au Musicien beaucoup d'images et de sentiments et peu de simples idées à rendre : car il n'y a que les passions qui chantent, l'entendement ne fait que parler.&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Articles de dictionnaire de musique]]&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : /* Accent */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Dictionnaire de musique (Jean-Jacques Rousseau)/Header&lt;br /&gt;
    |terme=A&lt;br /&gt;
    |terme 2=[[#A battuta|A ''battuta'']], A livre ouvert, &amp;lt;!-- &lt;br /&gt;
              --&amp;gt;[[#A tempo|A ''tempo'']], Académie de musique, Académie royale de musique, Accent&lt;br /&gt;
   |terme=A&lt;br /&gt;
   |Suivant=B&lt;br /&gt;
   |Précédant=Préface&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette page introduit une réédition numérique des premiers articles du [[Est extrait de::Dictionnaire de la musique (Jean-Jacques Rousseau)|Dictionnaire de la musique]] de [[A pour auteur::Jean-Jacques Rousseau]]&amp;lt;ref&amp;gt;Source d'information: [[A pour source d'information::Gallica]] :&lt;br /&gt;
* https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9602006c&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=init|ark=12148/bpt6k9602006c|page=21|image=25}}&lt;br /&gt;
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===A===&lt;br /&gt;
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''A. mi la'', ''A la mi re'' , ou simplement A, sixième son de la Gamme diatonique 8c naturelle ; lequel s'appelle autrement la. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Gamme}}. ) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A ''battuta''===&lt;br /&gt;
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===Académie de musique===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ACADÉMIE de MUSIQUE. C'est ainsi&lt;br /&gt;
qu'on appelait autrefois en France, et qu'on&lt;br /&gt;
appelle encore en Italie, une assemblée de&lt;br /&gt;
Musiciens ou d'Amateurs, à laquelle les&lt;br /&gt;
Français ont depuis donné le nom de Concert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Concert}}. ) &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
===Académie royale de musique===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Petites capitales|[[Académie royale de musique (Paris)|Académie Royale de Musique]]}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le titre que porte encore aujourd'hui&lt;br /&gt;
l'Opéra de Paris. Je ne dirai rien ici de cet&lt;br /&gt;
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les Académies du Royaume &amp;amp; du Monde,&lt;br /&gt;
c'est assurément celle qui fait le plus de bruit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Opéra}}. ) &lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
===Accent===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;On appelle ainsi, selon l'acceptation la plus générale &lt;br /&gt;
toute modification de la voix parlante, &lt;br /&gt;
dans la durée ou dans le ton des syllabes et&lt;br /&gt;
des mots dont le discours est composé ;&lt;br /&gt;
ce qui montre un rapport très exact entre les deux usages&lt;br /&gt;
des Accens et les deux parties de la mélodie,&lt;br /&gt;
savoir le rythme et l'intonation. ''Accentus'',&lt;br /&gt;
dit le grammairien Sergius dans Donat, ''quafe ad cantus''.&lt;br /&gt;
Il y a autant d'accent qu'il y a de causes générales de ces modifications.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;On distingue trois de ces genres dans le simple discours; savoir, l'Accent grammatical, qui renferme la regle des Accens proprement dits, par lesquels le son des syllabes est grave ou aigu, et celle de la quantité, par laquelle chaque syllabe est breve ou longue : l'Accent logique ou rationnel, que plusieurs confondent mal-à-propos avec le précédent; cette seconde sorte d'Accent, indiquant&lt;br /&gt;
le rapport, la connexion plus ou moins grande que les propositions et les idées ont entr'elles, se marque en partie par la ponctuation : enfin l'Accent pathétique ou oratoire, qui, par diverses inflexions de la voix, par un ton plus ou moins élevé, par un parler plus vif ou plus lent, exprime les sentiments dont celui qui parle est agité, et les communique à ceux qui l'écoutent.&lt;br /&gt;
L'étude de ces divers Accens et de leurs effets dans la langue doit être la grande affaire du musicien, et Denis d'Halicarnaffe regarde avec raison l'Accent en général comme la semence de toute musique.&lt;br /&gt;
Aussi devons-nous admettre pour une maxime incontestable que le plus ou moins d'Accent est la vraie cause qui rend les langues plus ou moins musicales : car quel serait le rapport de la Musique au discours, si les tons de la voix chantante n'imitaient les Accens de la parole? D'où il suit que, moins une langue a de pareils Accens, plus la mélodie y doit être monotone, languissante et fade; à moins qu'elle ne cherche le bruit et la force des sons le charme qu'elle ne peut trouver dans leur variété.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Quant à l'accent pathétique et oratoire, qui est l'objet le plus immédiat de la Musique imitative du théâtre, on ne doit pas opposer à la maxime que je viens d'établir, que tous les hommes étant sujets aux mêmes passions, doivent en avoir également le langage: car autre chose est l'Accent universel de la Nature qui arrache à tout homme des cris inarticulés, et autre chose l'Accent de la langue qui engendre la mélodie particulière à une Nation. La seule différence du plus ou moins d'imagination et de sensibilité qu'on remarque d'un peuple à l'autre, en doit introduire une infinie dans l'idiome accentué, si j'ose parler ainsi. L'allemand, par exemple, hausse également et fortement la voix dans la colère; il crie toujours sur le même ton : l'italien, que mille mouvements divers agitent rapidement et successivement dans le même cas, modifie sa voix de mille manieres. Le même fond de passion règne dans son ame: mais quelle variété d'expressions dans les Accens et dans son langage! Or c'est à cette seule variété, quand le Musicien sait l'imiter, qu'il doit l'énergie et la grâce de son chant.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Malheureusement tous ces Accens divers, qui s'accordent parfaitement dans la bouche de l'Orateur, ne sont pas si faciles à concilier sous la plume du Musicien déjà si gêné par les regles particulières de son art. On ne peut douter que la Musique la plus parfaite ou du moins la plus expressive, ne soit celle où tous les Accens sont le plus exactement observés; mais ce qui rend ce concours si difficile est que trop de regles dans cet art sont sujettes à se contrarier mutuellement, et se contrarient d'autant plus que la langue est moins musicale; car nulle ne l'est parfaitement : autrement ceux qui s'en servent chanteront au lieu de parler.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Cette extrême difficulté de suivre à la fois les regles de tous les Accens, oblige donc souvent le Compositeur à donner la préférence à l'une ou l'autre, selon les divers genres de Musique qu'il traite. Ainsi les airs de Danse exigent sur-tout un Accent rhythmique et cadencé, dont en chanque Nation le caractère est déterminé par la langue. L'accent grammatical doit être le premier consulté dans le récitatif, pour rendre plus sensible l'articulation des mots, sujette à se perdre par la rapidité du débit, dans la résonance harmonique : mais l'Accent passionné l'emporte à son tour dans les airs dramatiques; et tous deux y sont subordonnés sur-tout dans la symphonie, à une troisième sorte d'Accent, qu'on pourrait appeler musical, et qui est en quelque sorte déterminé par l'espece de mélodie que le Musicien veut approprier aux paroles.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;En effet, le premier et le principal objet de toute Musique est de plaire à l'oreille; ainsi tout air doit avoir un chant agréable : voilà la première loi, qu'il n'est jamais permis d'enfreindre. L'on doit donc premièrement consulter la mélodie et l'Accent musical dans le dessein d'un air quelconque. Ensuite, s'il est question d'un chant dramatique et imitatif, il faut chercher l'Accent pathétique qui donne au sentiment son expression, et l'Accent rationnel par lequel le Musicien rend avec justesse les idées du Poète; car pour inspirer aux autres la chaleur dont nous sommes animés en leur parlant, il faut leur faire entendre ce que nous disons. L'accent grammatical est nécessaire par la même raison et cette regle, pour être ici la dernière en ordre, n'est pas moins indispensable que les deux précédentes, puisque les sens des propositions et des phrases dépend absolument de lui des mots : mais le Musicien qui fait sa langue a rarement besoin de songer à cet Accent; il ne saurait chanter son air sans s'apercevoir s'il parle bien ou mal, et il lui suffit de savoir qu'il doit toujours bien parler. Heureux, toutefois, quand une mélodie flexible et coulante ne cesse jamais de se prêter à ce qu'exige la langue! Les Musiciens Français ont en particulier des secours qui rendent sur ce point leurs erreurs impardonnables, et sur-tout le traité de la Prosodie Française de M. l'abbé d'Oliviet, qu'ils devraient tous consulter. Ceux qui seront en l'état de s'élever plus haut pourront étudier la Grammaire du Port-royal et les savantes notes du Philosophes qui l'a commentée. Alors en appuyant l'usage sur les regles, et les regles sur les principes, ils seront toujours sûrs de ce qu'ils doivent faire dans l'emploi de l'Accent grammatical de toute espèce.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Quant aux deux autres sortes d'accent, on peut moins les réduire en regles, et la pratique en demande moins d'étude et plus de talent. On ne trouve point de sang-froid le langage des passions, et c'est une vérité rebattue qu'il faut être ému soi-même pour émouvoir les autres. Rien ne peut donc suppléer à ce génie qui réveille à volonté tous les sentiments; et il n'y a d'autre art en cette partie, que d'allumer en son propre coeur le feu qu'on veut porter dans celui des autres. (Voyez Génie.) Est-il question de l'Accent rationnel : l'art a tout aussi peu de prise pour le saisir, par la raison qu'on n'apprend point à entendre à des sourds. Il faut avouer aussi que cet Accent est, moins que les autres, du ressort de la Musique, parce qu'elle est bien plus le langage des gens que celui de l'esprit. Donnez donc au Musicien beaucoup d'images et de sentiments et peu de simples idées à rendre : car il n'y a que les passions qui chantent, l'entendement ne fait que parler.&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Articles de dictionnaire de musique]]&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
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		<updated>2021-05-12T06:57:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : /* Académie royale de musique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Dictionnaire de musique (Jean-Jacques Rousseau)/Header&lt;br /&gt;
    |terme=A&lt;br /&gt;
    |terme 2=[[#A battuta|A ''battuta'']], A livre ouvert, &amp;lt;!-- &lt;br /&gt;
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   |Précédant=Préface&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
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* https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9602006c&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=init|ark=12148/bpt6k9602006c|page=21|image=25}}&lt;br /&gt;
==Les articles==&lt;br /&gt;
===A===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
''A. mi la'', ''A la mi re'' , ou simplement A, sixième son de la Gamme diatonique 8c naturelle ; lequel s'appelle autrement la. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Gamme}}. ) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A ''battuta''===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Mesuré}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A livre ouvert===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
A Livre ouvert, ou A l'ouverture du Livre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Livre}}.)&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A ''tempo''===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Mesuré}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===Académie de musique===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ACADÉMIE de MUSIQUE. C'est ainsi&lt;br /&gt;
qu'on appelait autrefois en France, et qu'on&lt;br /&gt;
appelle encore en Italie, une assemblée de&lt;br /&gt;
Musiciens ou d'Amateurs, à laquelle les&lt;br /&gt;
Français ont depuis donné le nom de Concert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Concert}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Académie royale de musique===&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
{{Petites capitales|[[Académie royale de musique (Paris)|Académie Royale de Musique]]}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le titre que porte encore aujourd'hui&lt;br /&gt;
l'Opéra de Paris. Je ne dirai rien ici de cet&lt;br /&gt;
établissement célèbre, sinon que de toutes&lt;br /&gt;
les Académies du Royaume &amp;amp; du Monde,&lt;br /&gt;
c'est assurément celle qui fait le plus de bruit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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===Accent===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;On appelle ainsi, selon l'acceptation la plus générale &lt;br /&gt;
toute modification de la voix parlante, &lt;br /&gt;
dans la durée ou dans le ton des syllabes et&lt;br /&gt;
des mots dont le discours est composé;&lt;br /&gt;
ce qui montre un rapport très exact entre les deux usages&lt;br /&gt;
des Accens et les deux parties de la mélodie,&lt;br /&gt;
savoir le rythme et l'intonation. Accentus,&lt;br /&gt;
dit le grammairien Sergius dans Donat, ''quafe ad cantus''.&lt;br /&gt;
Il y a autant d'accent qu'il y a de causes générales de ces modifications.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;On distingue trois de ces genres dans le simple discours; savoir, l'Accent grammatical, qui renferme la regle des Accens proprement dits, par lesquels le son des syllabes est grave ou aigu, et celle de la quantité, par laquelle chaque syllabe est breve ou longue : l'Accent logique ou rationnel, que plusieurs confondent mal-à-propos avec le précédent; cette seconde sorte d'Accent, indiquant&lt;br /&gt;
le rapport, la connexion plus ou moins grande que les propositions et les idées ont entr'elles, se marque en partie par la ponctuation : enfin l'Accent pathétique ou oratoire, qui, par diverses inflexions de la voix, par un ton plus ou moins élevé, par un parler plus vif ou plus lent, exprime les sentiments dont celui qui parle est agité, et les communique à ceux qui l'écoutent.&lt;br /&gt;
L'étude de ces divers Accens et de leurs effets dans la langue doit être la grande affaire du musicien, et Denis d'Halicarnaffe regarde avec raison l'Accent en général comme la semence de toute musique.&lt;br /&gt;
Aussi devons-nous admettre pour une maxime incontestable que le plus ou moins d'Accent est la vraie cause qui rend les langues plus ou moins musicales : car quel serait le rapport de la Musique au discours, si les tons de la voix chantante n'imitaient les Accens de la parole? D'où il suit que, moins une langue a de pareils Accens, plus la mélodie y doit être monotone, languissante et fade; à moins qu'elle ne cherche le bruit et la force des sons le charme qu'elle ne peut trouver dans leur variété.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Quant à l'accent pathétique et oratoire, qui est l'objet le plus immédiat de la Musique imitative du théâtre, on ne doit pas opposer à la maxime que je viens d'établir, que tous les hommes étant sujets aux mêmes passions, doivent en avoir également le langage: car autre chose est l'Accent universel de la Nature qui arrache à tout homme des cris inarticulés, et autre chose l'Accent de la langue qui engendre la mélodie particulière à une Nation. La seule différence du plus ou moins d'imagination et de sensibilité qu'on remarque d'un peuple à l'autre, en doit introduire une infinie dans l'idiome accentué, si j'ose parler ainsi. L'allemand, par exemple, hausse également et fortement la voix dans la colère; il crie toujours sur le même ton : l'italien, que mille mouvements divers agitent rapidement et successivement dans le même cas, modifie sa voix de mille manieres. Le même fond de passion règne dans son ame: mais quelle variété d'expressions dans les Accens et dans son langage! Or c'est à cette seule variété, quand le Musicien sait l'imiter, qu'il doit l'énergie et la grâce de son chant.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Malheureusement tous ces Accens divers, qui s'accordent parfaitement dans la bouche de l'Orateur, ne sont pas si faciles à concilier sous la plume du Musicien déjà si gêné par les regles particulières de son art. On ne peut douter que la Musique la plus parfaite ou du moins la plus expressive, ne soit celle où tous les Accens sont le plus exactement observés; mais ce qui rend ce concours si difficile est que trop de regles dans cet art sont sujettes à se contrarier mutuellement, et se contrarient d'autant plus que la langue est moins musicale; car nulle ne l'est parfaitement : autrement ceux qui s'en servent chanteront au lieu de parler.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Cette extrême difficulté de suivre à la fois les regles de tous les Accens, oblige donc souvent le Compositeur à donner la préférence à l'une ou l'autre, selon les divers genres de Musique qu'il traite. Ainsi les airs de Danse exigent sur-tout un Accent rhythmique et cadencé, dont en chanque Nation le caractère est déterminé par la langue. L'accent grammatical doit être le premier consulté dans le récitatif, pour rendre plus sensible l'articulation des mots, sujette à se perdre par la rapidité du débit, dans la résonance harmonique : mais l'Accent passionné l'emporte à son tour dans les airs dramatiques; et tous deux y sont subordonnés sur-tout dans la symphonie, à une troisième sorte d'Accent, qu'on pourrait appeler musical, et qui est en quelque sorte déterminé par l'espece de mélodie que le Musicien veut approprier aux paroles.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;En effet, le premier et le principal objet de toute Musique est de plaire à l'oreille; ainsi tout air doit avoir un chant agréable : voilà la première loi, qu'il n'est jamais permis d'enfreindre. L'on doit donc premièrement consulter la mélodie et l'Accent musical dans le dessein d'un air quelconque. Ensuite, s'il est question d'un chant dramatique et imitatif, il faut chercher l'Accent pathétique qui donne au sentiment son expression, et l'Accent rationnel par lequel le Musicien rend avec justesse les idées du Poète; car pour inspirer aux autres la chaleur dont nous sommes animés en leur parlant, il faut leur faire entendre ce que nous disons. L'accent grammatical est nécessaire par la même raison et cette regle, pour être ici la dernière en ordre, n'est pas moins indispensable que les deux précédentes, puisque les sens des propositions et des phrases dépend absolument de lui des mots : mais le Musicien qui fait sa langue a rarement besoin de songer à cet Accent; il ne saurait chanter son air sans s'apercevoir s'il parle bien ou mal, et il lui suffit de savoir qu'il doit toujours bien parler. Heureux, toutefois, quand une mélodie flexible et coulante ne cesse jamais de se prêter à ce qu'exige la langue! Les Musiciens Français ont en particulier des secours qui rendent sur ce point leurs erreurs impardonnables, et sur-tout le traité de la Prosodie Française de M. l'abbé d'Oliviet, qu'ils devraient tous consulter. Ceux qui seront en l'état de s'élever plus haut pourront étudier la Grammaire du Port-royal et les savantes notes du Philosophes qui l'a commentée. Alors en appuyant l'usage sur les regles, et les regles sur les principes, ils seront toujours sûrs de ce qu'ils doivent faire dans l'emploi de l'Accent grammatical de toute espèce.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Quant aux deux autres sortes d'accent, on peut moins les réduire en regles, et la pratique en demande moins d'étude et plus de talent. On ne trouve point de sang-froid le langage des passions, et c'est une vérité rebattue qu'il faut être ému soi-même pour émouvoir les autres. Rien ne peut donc suppléer à ce génie qui réveille à volonté tous les sentiments; et il n'y a d'autre art en cette partie, que d'allumer en son propre coeur le feu qu'on veut porter dans celui des autres. (Voyez Génie.) Est-il question de l'Accent rationnel : l'art a tout aussi peu de prise pour le saisir, par la raison qu'on n'apprend point à entendre à des sourds. Il faut avouer aussi que cet Accent est, moins que les autres, du ressort de la Musique, parce qu'elle est bien plus le langage des gens que celui de l'esprit. Donnez donc au Musicien beaucoup d'images et de sentiments et peu de simples idées à rendre : car il n'y a que les passions qui chantent, l'entendement ne fait que parler.&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Articles de dictionnaire de musique]]&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
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		<updated>2021-05-12T06:57:26Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : /* Académie de musique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Dictionnaire de musique (Jean-Jacques Rousseau)/Header&lt;br /&gt;
    |terme=A&lt;br /&gt;
    |terme 2=[[#A battuta|A ''battuta'']], A livre ouvert, &amp;lt;!-- &lt;br /&gt;
              --&amp;gt;[[#A tempo|A ''tempo'']], Académie de musique, Académie royale de musique, Accent&lt;br /&gt;
   |terme=A&lt;br /&gt;
   |Suivant=B&lt;br /&gt;
   |Précédant=Préface&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cette page introduit une réédition numérique des premiers articles du [[Est extrait de::Dictionnaire de la musique (Jean-Jacques Rousseau)|Dictionnaire de la musique]] de [[A pour auteur::Jean-Jacques Rousseau]]&amp;lt;ref&amp;gt;Source d'information: [[A pour source d'information::Gallica]] :&lt;br /&gt;
* https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9602006c&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=init|ark=12148/bpt6k9602006c|page=21|image=25}}&lt;br /&gt;
==Les articles==&lt;br /&gt;
===A===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
''A. mi la'', ''A la mi re'' , ou simplement A, sixième son de la Gamme diatonique 8c naturelle ; lequel s'appelle autrement la. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Gamme}}. ) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A ''battuta''===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
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{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A livre ouvert===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
A Livre ouvert, ou A l'ouverture du Livre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Livre}}.)&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===A ''tempo''===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Mesuré}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===Académie de musique===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ACADÉMIE de MUSIQUE. C'est ainsi&lt;br /&gt;
qu'on appelait autrefois en France, et qu'on&lt;br /&gt;
appelle encore en Italie, une assemblée de&lt;br /&gt;
Musiciens ou d'Amateurs, à laquelle les&lt;br /&gt;
Français ont depuis donné le nom de Concert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Concert}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Académie royale de musique===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Petites capitales|[[Académie royale de musique (Paris)|Académie Royale de Musique]]}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le titre que porte encore aujourd'hui&lt;br /&gt;
l'Opéra de Paris. Je ne dirai rien ici de cet&lt;br /&gt;
établissement célèbre , sinon que de toutes&lt;br /&gt;
les Académies du Royaume &amp;amp; du Monde,&lt;br /&gt;
c'est assurément celle qui fait le plus de bruit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Voyez {{Petites capitales|Opéra}}. ) &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
===Accent===&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;On appelle ainsi, selon l'acceptation la plus générale &lt;br /&gt;
toute modification de la voix parlante, &lt;br /&gt;
dans la durée ou dans le ton des syllabes et&lt;br /&gt;
des mots dont le discours est composé;&lt;br /&gt;
ce qui montre un rapport très exact entre les deux usages&lt;br /&gt;
des Accens et les deux parties de la mélodie,&lt;br /&gt;
savoir le rythme et l'intonation. Accentus,&lt;br /&gt;
dit le grammairien Sergius dans Donat, ''quafe ad cantus''.&lt;br /&gt;
Il y a autant d'accent qu'il y a de causes générales de ces modifications.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;On distingue trois de ces genres dans le simple discours; savoir, l'Accent grammatical, qui renferme la regle des Accens proprement dits, par lesquels le son des syllabes est grave ou aigu, et celle de la quantité, par laquelle chaque syllabe est breve ou longue : l'Accent logique ou rationnel, que plusieurs confondent mal-à-propos avec le précédent; cette seconde sorte d'Accent, indiquant&lt;br /&gt;
le rapport, la connexion plus ou moins grande que les propositions et les idées ont entr'elles, se marque en partie par la ponctuation : enfin l'Accent pathétique ou oratoire, qui, par diverses inflexions de la voix, par un ton plus ou moins élevé, par un parler plus vif ou plus lent, exprime les sentiments dont celui qui parle est agité, et les communique à ceux qui l'écoutent.&lt;br /&gt;
L'étude de ces divers Accens et de leurs effets dans la langue doit être la grande affaire du musicien, et Denis d'Halicarnaffe regarde avec raison l'Accent en général comme la semence de toute musique.&lt;br /&gt;
Aussi devons-nous admettre pour une maxime incontestable que le plus ou moins d'Accent est la vraie cause qui rend les langues plus ou moins musicales : car quel serait le rapport de la Musique au discours, si les tons de la voix chantante n'imitaient les Accens de la parole? D'où il suit que, moins une langue a de pareils Accens, plus la mélodie y doit être monotone, languissante et fade; à moins qu'elle ne cherche le bruit et la force des sons le charme qu'elle ne peut trouver dans leur variété.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Quant à l'accent pathétique et oratoire, qui est l'objet le plus immédiat de la Musique imitative du théâtre, on ne doit pas opposer à la maxime que je viens d'établir, que tous les hommes étant sujets aux mêmes passions, doivent en avoir également le langage: car autre chose est l'Accent universel de la Nature qui arrache à tout homme des cris inarticulés, et autre chose l'Accent de la langue qui engendre la mélodie particulière à une Nation. La seule différence du plus ou moins d'imagination et de sensibilité qu'on remarque d'un peuple à l'autre, en doit introduire une infinie dans l'idiome accentué, si j'ose parler ainsi. L'allemand, par exemple, hausse également et fortement la voix dans la colère; il crie toujours sur le même ton : l'italien, que mille mouvements divers agitent rapidement et successivement dans le même cas, modifie sa voix de mille manieres. Le même fond de passion règne dans son ame: mais quelle variété d'expressions dans les Accens et dans son langage! Or c'est à cette seule variété, quand le Musicien sait l'imiter, qu'il doit l'énergie et la grâce de son chant.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Malheureusement tous ces Accens divers, qui s'accordent parfaitement dans la bouche de l'Orateur, ne sont pas si faciles à concilier sous la plume du Musicien déjà si gêné par les regles particulières de son art. On ne peut douter que la Musique la plus parfaite ou du moins la plus expressive, ne soit celle où tous les Accens sont le plus exactement observés; mais ce qui rend ce concours si difficile est que trop de regles dans cet art sont sujettes à se contrarier mutuellement, et se contrarient d'autant plus que la langue est moins musicale; car nulle ne l'est parfaitement : autrement ceux qui s'en servent chanteront au lieu de parler.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Cette extrême difficulté de suivre à la fois les regles de tous les Accens, oblige donc souvent le Compositeur à donner la préférence à l'une ou l'autre, selon les divers genres de Musique qu'il traite. Ainsi les airs de Danse exigent sur-tout un Accent rhythmique et cadencé, dont en chanque Nation le caractère est déterminé par la langue. L'accent grammatical doit être le premier consulté dans le récitatif, pour rendre plus sensible l'articulation des mots, sujette à se perdre par la rapidité du débit, dans la résonance harmonique : mais l'Accent passionné l'emporte à son tour dans les airs dramatiques; et tous deux y sont subordonnés sur-tout dans la symphonie, à une troisième sorte d'Accent, qu'on pourrait appeler musical, et qui est en quelque sorte déterminé par l'espece de mélodie que le Musicien veut approprier aux paroles.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;En effet, le premier et le principal objet de toute Musique est de plaire à l'oreille; ainsi tout air doit avoir un chant agréable : voilà la première loi, qu'il n'est jamais permis d'enfreindre. L'on doit donc premièrement consulter la mélodie et l'Accent musical dans le dessein d'un air quelconque. Ensuite, s'il est question d'un chant dramatique et imitatif, il faut chercher l'Accent pathétique qui donne au sentiment son expression, et l'Accent rationnel par lequel le Musicien rend avec justesse les idées du Poète; car pour inspirer aux autres la chaleur dont nous sommes animés en leur parlant, il faut leur faire entendre ce que nous disons. L'accent grammatical est nécessaire par la même raison et cette regle, pour être ici la dernière en ordre, n'est pas moins indispensable que les deux précédentes, puisque les sens des propositions et des phrases dépend absolument de lui des mots : mais le Musicien qui fait sa langue a rarement besoin de songer à cet Accent; il ne saurait chanter son air sans s'apercevoir s'il parle bien ou mal, et il lui suffit de savoir qu'il doit toujours bien parler. Heureux, toutefois, quand une mélodie flexible et coulante ne cesse jamais de se prêter à ce qu'exige la langue! Les Musiciens Français ont en particulier des secours qui rendent sur ce point leurs erreurs impardonnables, et sur-tout le traité de la Prosodie Française de M. l'abbé d'Oliviet, qu'ils devraient tous consulter. Ceux qui seront en l'état de s'élever plus haut pourront étudier la Grammaire du Port-royal et les savantes notes du Philosophes qui l'a commentée. Alors en appuyant l'usage sur les regles, et les regles sur les principes, ils seront toujours sûrs de ce qu'ils doivent faire dans l'emploi de l'Accent grammatical de toute espèce.&amp;lt;/p&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;p&amp;gt;Quant aux deux autres sortes d'accent, on peut moins les réduire en regles, et la pratique en demande moins d'étude et plus de talent. On ne trouve point de sang-froid le langage des passions, et c'est une vérité rebattue qu'il faut être ému soi-même pour émouvoir les autres. Rien ne peut donc suppléer à ce génie qui réveille à volonté tous les sentiments; et il n'y a d'autre art en cette partie, que d'allumer en son propre coeur le feu qu'on veut porter dans celui des autres. (Voyez Génie.) Est-il question de l'Accent rationnel : l'art a tout aussi peu de prise pour le saisir, par la raison qu'on n'apprend point à entendre à des sourds. Il faut avouer aussi que cet Accent est, moins que les autres, du ressort de la Musique, parce qu'elle est bien plus le langage des gens que celui de l'esprit. Donnez donc au Musicien beaucoup d'images et de sentiments et peu de simples idées à rendre : car il n'y a que les passions qui chantent, l'entendement ne fait que parler.&amp;lt;/p&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Articles de dictionnaire de musique]]&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Bull._philol._hist._(1901)_Guigue&amp;diff=5259</id>
		<title>Bull. philol. hist. (1901) Guigue</title>
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		<updated>2020-11-17T11:21:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : /* PIECES JUSTIFICATIVES. */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Titre page article&lt;br /&gt;
 |titre=Les bénédictines chez les bénédictins&lt;br /&gt;
 |sous-titre=Profession de religieuses à l'Abbaye de Savigny-en-Lyonnais (XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle)&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Boîte bibliographique droite|&lt;br /&gt;
;Titre: [[A pour titre::Les bénédictines chez les bénédictins]], Profession de religieuses à l'Abbaye de Savigny-en-Lyonnais (XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle)&lt;br /&gt;
;Auteur : [[A pour premier auteur::Georges Guigue]]&lt;br /&gt;
;In : [[Est dans la revue::Bulletin historique et philologique du Comité des travaux historiques et scientifiques|Bulletin du Comité des travaux historiques et scientifiques. Section d'histoire et de philologie]]&lt;br /&gt;
;Éditeur : Comité des travaux historiques et scientifiques (Paris)&lt;br /&gt;
;Date d'édition : 1901&lt;br /&gt;
;Identifiant : ark:/12148/bpt6k5721757r&lt;br /&gt;
;Provenance : Bibliothèque nationale de France ([[A pour source d'information::Gallica]])&lt;br /&gt;
::Notice collection : https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32729175m&lt;br /&gt;
::Accès collection numérique : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32729175m/date&lt;br /&gt;
::Accès table des matières 1901 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5721757r&lt;br /&gt;
::Article de Guigue : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5721757r/f211.image&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
Cet article traite de la cohabitation des moines et de religieuses dans un couvent de [[Ordre de Saint-Benoît|bénédictines]] ([[Abbaye de Savigny (Rhône)|Abbaye de Savigny-en-Lyonnais]]), abordant les aspects relatifs à la gouvernance. Il s'appuie sur la description détaillée d'une cérémonie de profession de foi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant la musique, ce texte est un témoignage sur l'usage du chant grégorien dans la vie d'un couvent. Il cite un grand nombre de pièces grégoriennes. Par exemple, le ''[[Miserere mei, Deus]]'', popularisé par [[A pour compositeur cité::Gregorio Allegri]] y est mis en situation lors de la cérémonie des vœux.&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=init|ark=12148/bpt6k5721757r|page=529|image=211}}&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
==Éléments introductifs==&lt;br /&gt;
{{Wicri démonstration&lt;br /&gt;
 |titre=Transcription diplomatique en hypermédia&lt;br /&gt;
 |texte=Cet article est un exemple caractéristique des objectifs recherchés par le réseau Wicri pour la transcription de textes de référence dans un univers hypertextuel.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
===Transcription diplomatique===&lt;br /&gt;
L'article de Georges Guigue (1861 &amp;lt;big&amp;gt;†&amp;lt;/big&amp;gt; 1926) repose sur une première transcription diplomatique, réalisée en 1900, de manuscrits du XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un exemple&amp;lt;ref&amp;gt;Les manuscrits de l'article de 1901 n'étant pas visibles sur Internet, nous avons choisi d'illustrer ce travail de transcription sur un texte des mêmes auteurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; réalisé par le même auteur sur l'histoire de l'Abbaye de Savigny :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|[[File:Manuscrit Savigny Gallica.jpg|350px]]&lt;br /&gt;
|[[File:Chronique de Benoît Mailliard extrait latin.jpeg|250px]]&lt;br /&gt;
|[[File:Chronique de Benoît Mailliard extrait traduit.jpeg|250px]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|Un manuscrit en latin de Benoît Mailliard&lt;br /&gt;
|Transcription diplomatique en latin&lt;br /&gt;
|Traduction en français&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2018, il fait à son tour l'objet d'une nouvelle édition diplomatique. Cette nouvelle opération part d'un fascicule destiné à être déposé dans un rayon de bibliothèque. Grâce à [[Gallica]], il est visible sous forme de photocopie numérique. Cette communication scientifique est maintenant insérée dans un paysage encyclopédique sur la musique, dans une technologie hypermédia et sémantique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette transcription respecte la mise en page originale. Le lecteur trouvera en tête de chaque page un lien vers la page correspondante sur Gallica. Pour faciliter la lisibilité :&lt;br /&gt;
* Deux titres intermédiaires ont été introduits. Ils sont en italique.&lt;br /&gt;
* Les textes latins des pièces justificatives et d'une note volumineuse ont été placés dans des boîtes déroulantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faciliter la compréhension par des lecteurs peu familiers avec la liturgie monacale, deux sections ont été ajoutées par la rédaction Wicri :&lt;br /&gt;
* des éléments introductifs, iconographie et musicographie (ce paragraphe en fait partie),&lt;br /&gt;
* un petit complément relatif à la musique dans les abbayes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L'abbaye de Savigny et le prieuré d'Alix===&lt;br /&gt;
L'Abbaye de Savigny, qui accueillait des bénédictins, a été détruite. Le prieuré d'Alix (siège de la communauté des bénédictines) était distant d'une vingtaine de kilomètres de cette abbaye.&lt;br /&gt;
[[File:Abbaye Savigny Plan Devos Puel.png|220px|left|thumb|le plan reconstitué de l'Abbaye de Savigny]]&lt;br /&gt;
[[File:Alix - Chapelle de l'ancien Prieuré.jpg|310px|right|thumb|La chapelle du prieuré d'Alix]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{#display_points: 45.911, 4.652 ~ Savigny ; 45.817, 4.5747 ~ Alix&lt;br /&gt;
  |height=300px&lt;br /&gt;
 |width=300px&lt;br /&gt;
 |service=openlayers&lt;br /&gt;
 |zoom=9}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la distance entre les deux localités imposait de fait un hébergement réciproque (avec une cohabitation effective).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bénédictins et bénédictines===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Coustumes -Bénédictines.png|270px|left]]&lt;br /&gt;
[[File:Legends of the monastic orders - as represented in the fine arts (1890) (14580130787).jpg|320px|right]]&lt;br /&gt;
La figure de gauche montre une bénédictine portant une cucule (vêtement de laine grossière) de couleur noire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette gravure datant de 1811 la montre avec un livre de chants grégoriens. Au XV&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; (avant l'[[imprimerie]]), les manuscrits étaient souvent collectifs ([[Graduel]]...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La figure de gauche montre cinq saints ou saintes de l'ordre de Saint-Benoît. Pour les moines, on notera les crânes d'ivoire cités dans l'article.&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Chants grégoriens===&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;youtube  width=&amp;quot;300&amp;quot; height=&amp;quot;180&amp;quot;&amp;gt;ENLann1sWUY&amp;lt;/youtube&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
|[[Fichier:Graduel St Mihiel 374 victimae.png|300px]]&lt;br /&gt;
|&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
|&amp;lt;youtube  width=&amp;quot;300&amp;quot; height=&amp;quot;180&amp;quot;&amp;gt;wY7u9SMqEZE&amp;lt;/youtube&amp;gt;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|''Rorate cæli'', interprété par le Chœur des moniales bénédictines de l'abbaye Notre-Dame d'Argentan (direction Denise Lebon) &lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|Les manuscrits utilisé pour le chant étaient volumineux (80 kg pour le Graduel de Saint-Mihiel) mais souvent richement décorés.&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|''Veni, sponsa Christi'' (pièce citée dans l'article), ici interprété par un [[chantre]].&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le texte==&lt;br /&gt;
''Les titres intermédiaires ont été ajoutés par la rédaction de Wicri/Musique afin de mettre en relief le début de l'article qui détaille des éléments liturgiques.'' &lt;br /&gt;
{{Wicri travaux|texte=parties (hors annexes) en cours de finition}}&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;text-align: center;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
LES BÉNÉDICTINES CHEZ LES BÉNÉDICTINS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PROFESSION DE RELIGIEUSES À L'ABBAYE DE SAVIGNY-EN-LYONNAIS. (XVE SIÈCLE).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
COMMUNICATION DE M. GEORGES GUIGUE.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
À parcourir les compilations sur la règle de saint Benoît et les usages de l'abbaye de Savigny&amp;lt;sup&amp;gt;({{Gallica page|fonction=Appel de note|ref=1}})&amp;lt;/sup&amp;gt; écrites par le grand prieur [[A pour personnalité citée::Benoît Mailliard]] (31 mars 1431 &amp;lt;big&amp;gt;†&amp;lt;/big&amp;gt; 1501 ?), on serait tenté au premier abord de les considérer comme minuties de moine, utiles tout au plus pour la solution de quelques questions liturgiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À les suivre attentivement on peut constater qu'elles peuvent avoir parfois une portée plus générale ; tel paraît être le cas d'un mince cahier de 28 feuillets in-4°, en tête duquel on lit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''In hoc libro continentur qualiter debent benedici abbates, abbatisse, monachi et moniales ; continentur etiam benedictiones corporalium, maparum et aliorum vestimentorum et ecclesiasticorum ornamentorum et jocalium.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce petit cahier nous apprend en effet que non seulement des religieuses pouvaient recevoir l'hospitalité dans une abbaye d'hommes mais qu'elles y venaient prononcer leurs vœux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===''La cérémonie de profession de foi''===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme tous les jours, au dernier coup de la cloche, accompagné de son chapelain et du chamarier, précédé de ses serviteurs laïques dont l'un lui tend le goupillon d'eau bénite, l'abbé, vêtu du froc, paraît à matines. Il prend place au chœur dans la première stalle à droite ; devant lui, sur un coussin, repose le livre ouvert à l'office du jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À prime, il entre avec le même cérémonial et, l'office achevé, il&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=Début notes}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=note|ref=1&lt;br /&gt;
 |texte=Cf. ''Chronique de Benoît Maillard'', Lyon, Perrin, 1883, p. XVI, XXI.}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=Fin notes}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
sort, tenant le grand prieur par la manche ; derrière eux, lentement, en procession, suivent les enfants, les religieux, les jeunes novices ou formiers&amp;lt;sup&amp;gt;({{Gallica page|fonction=Appel de note|ref=1}})&amp;lt;/sup&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On entre au chapitre, tout le monde en silence occupe la place désignée, il n'y a rien de changé à l'ordre de tous les jours, sinon qu'au milieu des crânes d'ivoire poli des moines, des cuculles noires des profès&amp;lt;sup&amp;gt;({{Gallica page|fonction=Appel de note|ref=2}})&amp;lt;/sup&amp;gt;, se détachent les voiles blancs des jeunes religieuses arrivées de la veille sous la conduite de quelques autres au voile noir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour elles que se tient ce chapitre, c'est à elles que s'adresse l'abbé qui, en quelques mots concis leur rappelle l'acte solennel qu'elles viennent accomplir, les vœux de profession monastique qu'elles viennent prononcer dans cette abbaye, chef des prieurés où les a cloîtrées leur piété native ou la volonté de leurs familles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Passant par le cloître, on revient dans la grande église, les enfants, les formiers, le convent toujours en procession, l'abbé le dernier. On encense le grand autel ; on fait l'office de tierce ; puis, quand les chantres ont entonné au chœur le ''[[A pour texte religieux chanté::Gloria Patri]]'' de l'introït&amp;lt;ref group=&amp;quot;NDLR&amp;quot;&amp;gt;Le Gloria cité ici est celui de la « petite doxologie » qui termine l'introït du jour.&amp;lt;/ref&amp;gt; de la messe, sortent du chapier deux enfants chargés de lourds candélabres, un sous-diacre, un diacre, un religieux portant la crosse abbatiale, l'abbé qui va officier revêtu des ornements sacerdotaux, son chamarier, le semainier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les religieuses attendent dans l'église.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enfants se placent devant l'autel avec leurs candélabres, l'un à droite, l'autre à gauche ; le diacre passe à droite, le sous-diacre à gauche, un moine se range à côté du diacre, un autre à côté du sous-diacre ; le porteur de crosse, près de l'autel, debout, frôle l'accoudoir du siège abbatial ; l'abbé, entre le diacre et le sous-diacre, commence le ''[[A pour texte religieux chanté::Confiteor]]'' auquel on répond par le ''[[A pour texte religieux chanté::Misereatur]]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enfants, d'un geste mesuré, placent leurs candélabres sur l'autel ; le diacre prépare le missel et le corporal ; le sous-diacre fait le tour de l'autel par la gauche et vient prendre place derrière le diacre ; l'abbé poursuit l'office et chante l'offertoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors les jeunes professes qui ont dénoué les attaches de leur voile blanc, s'avancent jusqu'à l'entrée du choeur ; l'abbé se retourne face à la nef et entonne avec tout le convent, le ''[[A pour chant cité::Veni, sponsa Christi]]'',&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=Début notes}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=note|ref=1&lt;br /&gt;
 |texte=Pour ce cérémonial, voir ci-après la [[#Pièce V|pièce V]].}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=note|ref=2&lt;br /&gt;
 |texte=Voir ci-après, pièce II, le cérémonial pour la profession des moines.}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=Fin notes}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
auquel les vierges répondent par l'antienne ''[[A pour chant cité::Ancilla Christi sum]]''. Puis, chacune conduite par un vieux moine, elles viennent, de leur pas glissé traversant le chœur, jusqu'au pied du grand autel. Là, à genoux, tenant leur acte de profession écrit, elles le lisent l'une après l'autre ; l'une après l'autre, elles le déposent sur l'autel, scellant leur serment d'un baiser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenues à leur place au pied des degrés de l'autel, à genoux toujours, de leurs voix claires, elles entonnent le verset ''[[A pour verset cité::Suscipe me Domine]]'', que reprend par trois fois la voix grave de l'abbé et du convent, ajoutant à chaque reprise le ''Gloria Patri''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les vierges se prosternent et sur ces corps étendus on dit le ''[[A pour chant cité::Miserere mei, Deus]]'', tout au long, le ''Kyrie'', le ''Pater'', le ''Et ne nos'' ; le verset ''Salvas fac ancillas'' ; le répons ''Deus meus, sperantes in te'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℣]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Convertere Domine aliquantulum'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℟]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Et deprecabilis esto super ancillas tuas'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;℣&amp;lt;/big&amp;gt; ''Mitte eis Domine auxilium'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℟]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Et de Syon tuere eas'' ; le ℣ ''Nichil proficiat inimicus'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℟]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Et filius iniquitatis'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℣]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Dominus custodiat'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℟]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Custodiat animas earum'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℣]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Domine, exaudi'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℟]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Et clamor meus'' ; le &amp;lt;big&amp;gt;[[℟]]&amp;lt;/big&amp;gt; ''Et cum spiritu'' et les quatre oraisons :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''Deus qui per coeternum...'', pour dépouiller les pensées de la veille ;&lt;br /&gt;
:''Sancte Spiritus qui te Deum...'', pour implorer la piété, l'amour de la règle, la charité, l'humilité, l'obéissance ;&lt;br /&gt;
:''Deus castorum corporum...'', pour demander l'esprit de continence ;&lt;br /&gt;
:''Domine Jhesu Christe, qui es via...'', pour être défendu contre les désirs de la chair.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces longues prières achevées, les corps raidis se relèvent pour retomber à genoux. Devant chaque religieuse est placé un voile noir et un anneau, et devant chacune d'elles s'arrête l'abbé qui bénit l'anneau, le prend et le donne en prononçant les formules consacrées : ''Desponso te Jhesu Christo... Accipe anullum castitatis''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bénédiction et la remise des anneaux achevées, il revient sur ses pas, prononce les prières sur les voiles noirs, les asperge d'eau bénite et, s'arrêtant à nouveau devant chacune des têtes inclinées des vierges à genoux, il fait tomber d'un geste le voile blanc, ''Exuat le Deus'', et le remplace par le voile noir ''Accipe, virgo, velamen sacrum'' &amp;quot;Reçois, vierge, le voile sacré qui apprendra au monde que tu l'as méprisé...»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Désormais, liées à toujours, les vierges se prosternent à nouveau ; sur leurs corps étendus, l'abbé prononce les deux prières ''Deus, indulgencie pater...'', ''Te invocamus, Domine,...''. Puis les&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
vieux moines viennent les conduire une à une pour les faire asseoir sur les formes du choeur, du côté du grand autel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La messe se poursuit ; leurs guides les ramènent à l'autel, elles communient, reçoivent l'aspersion d'eau bénite, regagnent leurs places jusqu'à l'''Ite missa est'', et vont, à l'intérieur du couvent, dans la maison qui leur a été assignée, s'enfermer pour trois longs jours de silence absolu&amp;lt;sup&amp;gt;({{Gallica page|fonction=Appel de note|ref=1}})&amp;lt;/sup&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce fait, constaté par un témoin oculaire, que des religieuses ont pu être logées dans une abbaye d'hommes où elles venaient prononcer leurs vœux, amène naturellement a se demander si un moine a pu être le chef effectif d'une communauté de religieuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réponse à cette question est donnée par les compilations de Benoît Mailliard&amp;lt;sup&amp;gt;({{Gallica page|fonction=Appel de note|ref=2}})&amp;lt;/sup&amp;gt;.&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=Début notes}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=note|ref=1&lt;br /&gt;
 |texte=Cet usage de la profession de religieuses à l'abbaye à Savigny parait s'être longtemps maintenu, il est encore rappelé dans un manuscrit de 1608 :&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Boîte déroulante|titre=Détail du manuscrit|contenu=&lt;br /&gt;
17. Item debent meserii panis prioribus, religiosis, priorissis et monialibus prioratuum huic monasterie subditorum quando veniunt ad hoc monasterium pro negotiis suorum prioratuum aut ad emitendam regularem professionem, aut pro alia causa legitima, unam micham ponderis praedicti (ponderis furni) cuilibet ipsorum quandiu sunt in hoc monasterio pro rebus supradictis aut quamdiu per dominum abbalem in monasterio delinentur, et meserii vini, quilibet in sua consuetudine debent cuilibet praedictorum priorum , religiosorum, priorissarum et monialium quinque folietas vini, mensurae Lugduni, [[quolibet]] die quo meserii panis debent illis michas.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
18. Item debent meserii panis omnibus religiosis et monialibus ordinis Sancti Benedicti, semel in mense, quando veniunt ad hoc monasterium unam micham ponderis furm cuilibet ipsorum, similiter et diebus quibus paedicti religiosi intersunt nostris processionibus solemnibus debent meserii panis cuilibet ipsorum unam micham ponderis praedicti et meserii vini quilibet in sua consuetudine debent quinque folietas vini cuilibet praedictorum religiesorum et monialium, diebus quibus illis meserii panis debent michas.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
5. Item, debet pitanciarius prioribus, religiosis et monialibus huic monasterio subditis, venientibus ad monasterium aut in codem existentibus, diebus lunae, praehendam carnium sicut uni religiosorum hujus monasterii, semel in mense...&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
(Arch. du Rhône. — Fonds de Savigny, chapitre I&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt;. ''Liber refusionum regalis monasterii Savigniaci et ceremoniarum in ecclesia ejusdem fiendarum tempore reverendi domini Francisci d'Albon , abbatis ejusdem monasterii, recognilarum anno 1608'', fol. 12 v°, 102.)}}&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=note|ref=2&lt;br /&gt;
 |texte=Voir ci-après pièces III et IV. La pièce III est extraite du manuscrit dont on trouvera le détail dans ''Chronique de Benoit Mailliard, supplément'', Lyon, Georg, 1901, p. XIII. La pièce IV est extraite d'un fragment de manuscrit portant en titre :&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Papirus conventus. Hee sunt reffusiones et deveria quas et que reverendissimus in Christo pater et dominus abbas Savigniari et omnes alii et singuli religiosi facere debent et tenentur solvere singulis annis conventui dicte abbacie et servitoribus ejusdem, tam secularibus quam aliis quibuscumque in dicta abbacia existentibus. Scriptum per priorem Sancti Thome, et quia ego prior major vidi, testimonium perhibui sub hoc signo meo Ph. Morelli. Ita est per copiam Jo. Senis.»}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=Fin notes}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===''La gouvernance du prieuré de religieuses''===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le prieuré des religieuses bénédictines d'Alix(1&amp;lt;ref group=&amp;quot;533&amp;gt;Alix, Rhône, arrond. de Villefranche, canton d'Anse. — Voir ''Les possessions du prieuré d'Alix en Lyonnais'', Lyon, 1883. — ''Almanach astronomique et historique de la ville de Lyon'', 1760-1789. — Th. OGIER, ''La France par cantons, département du Rhône'', t. II, p. 7. — E. DE ROLLAND et D. CLOUZET, ''Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône'', t, 1, p. 9.&amp;lt;/ref&amp;gt;) avait à sa tête un prieur et une prieure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le prieur d'Alix, moine de Savigny, doit chanter aux religieuses la grand'messe les dimanches et fêtes, leur dire une messe basse les lundi et vendredi de chaque semaine ; les confesser, leur administrer les sacrements. Il a, dans l'enceinte du prieuré, sa maison, son jardin, et indépendamment de ce qu'il reçoit de l'abbaye de Savigny, il reçoit du prieuré son bois de chauffage, quatre ânées de vin, une autre ânée pour faire du vinaigre, quatre lampes d'huile, cinq poules, cinq ânées trois bichets de froment, cinq bichets de seigle, sept bichets d'orge, dix ras d'avoine à la mesure d'Alix ou de Dareizé ; du foin pour la nourriture de ses bêtes de somme ; neuf florins d'argent de monnaie courante ; sa part dans le produit des dîmes et autres revenus du prieuré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ses fonctions n'apparaissent ainsi que comme celles d'un aumônier largement rétribué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, c'est lui qui préside le chapitre, tous les dimanches et les jours de fêtes solennelles, il fait les commentaires sur la règle et instruit ses religieuses comme un abbé ses moines. À Pâques, à Pentecôte, à Noël, ou procède en chapitre à la confession générale, comme dans un monastère d'hommes, à cela près que lui, prieur, ne se prosterne point, les religieuses ne pouvant prononcer sur lui le ''Misereatur'' ni lui donner l'absolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien plus, il a des devoirs de surveillance pour l'observation de la règle et la police des bonnes mœurs, et peut même, avec l'autorisation de l'abbé, assister à l'application des peines corporelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au point de vue temporel, tout acte passé par la communauté est nul ''ipso facto'' s'il n'est revêtu de son consentement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut donc dire que le prieur d'Alix était le chef effectif d'une communauté de religieuses, ayant sous ses ordres une prieure&lt;br /&gt;
&amp;lt;hr/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;references group=&amp;quot;533&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
chargée des détails de l'observation de la règle, comme le grand prieur, sous les ordres de l'abbé, en était chargé dans une communauté d'hommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce fait intéressant au point de vue de l'histoire des mœurs explique que parfois des auteurs, constatant dans une abbaye l'existence d'un prieur forain, constatant d'autre part l'existence d'un prieuré de femmes, sous le même titre et relevant de la même abbaye, aient pu, un peu vite, conclure, sans autres preuves, à la coexistence d'une communauté d'hommes et d'une communauté de femmes, dans une même localité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===PIÈCES JUSTIFICATIVES.===&lt;br /&gt;
{{Wicri travaux|texte=partie en cours de réédition&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 100 %.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
====Pièce I====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;QUALITER BENEDICI DEBENT MONIALES, ET EST HEC BENEDICTIO IPSARUM PROFESSIO, QUONIAM CONSECRATIONEM IPSARUM FACIT EPISCOPUS ET NON INFERIOR AB IPSO.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Boîte déroulante|titre=Pièce I|contenu=&lt;br /&gt;
El primo, mane, hora capitulari, abbas et conventus unacum virginibus monialibus benedicendis intrare debent capitulum et ibidem fieri debet sermo sive collacio brevis per aliquem ex religiosis dicti monasterii aut alium per dominum abbatem eligendum. Quo facto, ipse domnus abbas aut alius pro ipso preparet ad celebrandum missam et moniales benedicende omnes accedant ad crucem, et procedatur ad missam usque ad offertorium. Et interim ipse virgines benedicende se preparent et quelibet deponat vellum suum a capite. Offertorio vero cantato, vertat se abbas ad chorum et ipse benedicende descendant de cruce et veniant ad introittum chori a parte crucis, et tune donnus abbas, existens ante magnum altare, cantare debet, una cum loto conventu, antiphonam ''Veni sponsa Christi, accipe coronam quam tibi Dominus preparavit in eternum.'' Et virgines stantes in introitu chori, finita antiphona Veni sponsa Christi, cantare debent antiphonam ''Ancilla Christi sum'', usque ad finem. Qua finita, venire debent moniales benedicende per medium chori et conduci unaqueque per seniores religiosos, per longitudinem chori, usque ad magnum altare ante donnum abbatem et ibidem, genibus flexis, debent omnes benedicende quelibet in manibus suis professionem seriptam tenare et illam omnes singulariter coram donno abbate legere. Cujus professionis tenor sequitur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''Ego soror N., monialis talis monasterii, promitto stabilitatem et conversionem morum meorum et vobis donno abbati obedienciam secundmn regulam beati Benedicti coram Deo et sanctis ejus in hoc monasterio, quod est constructum in''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
honore beati Martini, in presencia religiosorum hic astancium, die tali, anno tali, sub hoc signo meo t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qua professione lecta, una post aliam obsculetur altare et ponat suam professionem super altare. Et, hoc facto, dicant omnes benedicende, genibus flexis, hunc versum : Suscipe me Domine, secundum eloquium tuum et vivam et non confundas me ab expectatione mea. Pariter et respondendo dicant donnus abbas et stantes ter dictum versum et in fine cujuslibet versus dicant Gloria Patri et Filio. Quo facto, omnes benedicende prosternant se ante altare et abbas cum conventu dicant psalmum Miserere mei Deus ad longum. Kyri El. Christe El. Kyri El. Pater noster. Et ne nos. V Saluas fac ancillas tuas. R Deus meussperantes in te. Y Convertere Domine aliquantulum. R/ Et deprecabilis esto super ancillas tuas(1). V Mitte eis Domine auxilium de sancto. R/ Et de Syon tuere eas. Y Nichil proficiat inimicus in eis. R Et filius iniquitatis non apponat nocere eis. V Dominus custodiat cas ab omni malo. R Custodiat animas earum Dominus. V Domine exaudi orationem meam. R Et clamor meus ad te veniat. Dominus vobiscum. R/ Et cum spiritu. Oratio : Deus qui per coeternum tibi filium cuncta creasti quique mondum peccatis inveteratum, per misterium sancte incarnationis ejus renovare dignatus es, te suppliciter exoramus ut ejusdem domini nostri Jhesu Christi gracia super has famulas tuas ab renunciatione seculi profitentes clementer respicere dignetur, per quas in spiritu sue mentis renovantur, veterem hominem cum suis actibus exuant et novum, qui secundum te creatus est, induere mereantur. Per Dominum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alia oratio ad idem :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sancte Spiritus qui te Deum ac dominum mortalibus revelare dignatus es, inmensam tue pietatis graciam postulamus, ut sicut ubi vis spiras sic et hiis ancillis tuis affectum devocionis indulgeas, et quoniam tua sapiencia est conditus, tua quoque providencia gubernetur, quas juxta consuetam tibi graciam unctio tua de omnibus doceat et per intercessionem beatissimi Benedicti quem precipuum sancte institutionis hujus legislatorem dedisti, necnon aliorum sanctorum ad quorum nomina peticionem facimus eas a vanitale seculi veraciter convertere el, sicut es omnium peccatorum remissio, deprementes, impietatis obligaciones in eas dissolve ad observandum sancti hujus propositi regulam, fac eas certatim fervere in tribulacionibus et angustiis, tua indeficiente consolacione, valeant respirare et juste et pie per veram humilitatem atque obedienciam in fraterna caritate fundate quod le donante promittit felici perseverencia compleat, te auxiliante, qui, in trinitate perfecta coequalis et coeternus Patri et Filio existens, vivis et regnas Deus per omnia secula seculorum. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alia oratio ad idem :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deus castorum corporum benignus habitator et incorruptarum animarum amator, respice super has famulas tuas, quas manu divine magestatis tue propositum continencie collocantes tibi devocionem offerunt, et da eis protectionis tue munimen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(1) Sans une rature on lit les mots servas tuas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et regimen de hostis antiqui per aliquam serpant incuriam et rapiant de proposito ejus sunctam custodiam, sit, Domine, in hiis ancillis tuis per donum spiritus lui , prudens modestia, sapiens benignitas, casta libertas, in caritate vera ferveant. Tu eis honor sis, tu gaudium, tu voluntas, tu in merore solacium, tu in ambiguitate consilium, tu in injuria deffensio, in tribulacione paciencia, in paupertate habundacia, in jejunio cibus, in infirmitate medicina, in te habeant omnia que diligere appetunt, ante omnia et super omnia quod est professus, per dominum nostrum Jhesum Christum filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate ejusdem Spiritus sancti Deus, per omnia sccula seculorum. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alia oratio ad idem:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Domine Jhesu Christe qui es via sine qua nemo venit ad patrem, quesumus benignissimam clementiam tuam ut has famulas tuas a carnalibus desideriis abstrahas per iter discipline regularis reducas, et qui peccatores vocare dignatus es dicens : &amp;quot; Venite ad me omnes qui laborati et onerati estis et ego vos reficiam &amp;quot; presta ut hec invitationis tue vox ita in eas convalescat quatinus peccatorum onera deponentes et quam dulcis est gustantes tua refectione substanciari mereantur, et sicut attestari de tuis ovibus dignatus es, cognosce eas inter oves tuas et ipse te cognoscant ut alienum non sequantur pastorem preter te neque audiant vocem alienorum sed tuam quant dicis « Qui michi ministrat me sequatur &amp;quot;, qui vivis et regnas Deus per omnia secula seculorum. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quibus orationibus finitis, surgant que prostrate erant et ponant se, genibus flexis, et ponatur ante quamlibet velamen et anulus et benedicantur per abbatem ut sequitur. Primo benedicatur anullus et dicatur versus Dominus vobiscum. Et cum spiritu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oratio. Creator et conservator humani generis, dator gracie spiritualis, largitor eterne salutis, Deus, emitte spiritum paraclitum super hos annullos, ut que illos gestaverint sint armate virtute celestis deffensionis et proficial eis ad eternam salutem. In nomine Patris + et Filii + et Spiritus Sancti t. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tunc donnus abbas, dans cuilibet moniali anullum dicat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Desponso le Jhesu Christo, filio Summi Patris, qui illesam custodiat et ab omni malo deffendat, qui vivit et regnat Deus per omnia secula seculorum. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ulterius dicat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Accipe anullum castitatis, ut veniente Jhesu Christo, sponso tuo, possis ci occurrere unacum sanctis virginibus et vivas in eo in secula seculorum. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deinde benedicatur per dominum abbatem velamen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Caput omnium fidelium, Deus, et tocius corporis salvato[r], hec operimenta velaminis que famule tue, propter tuum tueque genitricis beatissime virginis Marie amorem, suis capitibus sunt impositure, tua benignitate sanctifica +, ut hoc quod per illud mistice datur intelligi tua semper custodia corpore pariter et animo incontaminato custodiant, ut quamdo ad perpetuam sanctorum remunerationem venerint, cum prudentibus ipse virginibus preparate, te perducente, ad perpetue felicitatis nupcias intrare mereantur. Qui vivis et regnas Deus, per&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
omnia secula seculorum. Amen. In nomine Patris 6 et Filii + et Spiritus Sancti +. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et aspergatur aqua benedicta super velamina. Quo facto , deponat donnus abbas a capite quarumiibet monialium benedictarum velamen album sic dicendo :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exuat te Deus veterem hominem cum suis actibus et moribus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Insuper mittat donnus abbas velamen nigrum super caput cujuslibet monialis usque ad oculos, dicens cuilibet :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Accipe, virgo, velamen sacrum quo cognoscaris mundum contempsisse et te Christo Jhesu sponsa veraciter humiliterque toto nisu sponsam uxoremque perpetualiter subdidisse, qui te ab omni adversitate deffendat et ad vitam eternam perducat. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et hiis peractis prosternant se iterum benedicte, et dicat donnus abbas super ipsis orationes sequentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oratio. Deus, indulgencie pater, qui severitatem tue districtionis temperans indulsisti ne filius importet iniquitatem patris et qui, mira dispensatione, eclam malis bene utens dignacionis graciam per eos frequenter operaris, quesumus clementiam tuam, ut hiis ancillis tuis non obsistat quod habitum religionis per nos tante ac talis rei indignos accipiunt misterium quod exterius per nos exibetur, tu interius per donum Sancti Spiritus exequaris, per dominum nostrum Jhesum Christum, filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate ejusdem Spiritus Sancti Deus, per omnia secula seculorum, Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oratio alia ad idem, Te invocamus, Domine, sancte pater omnipotens, eterne Deus, super has famulas tuas que tibi vovunt pura mente servire, ut eas sociare digneris inter illa centum quadraginta quatuor milia infantum qui virgines permanserunt et se cum mulieribus non coinquinaverunt, in quore (sic) ore dolus inventus non est, ita et has famulas tuas facias pervenire ad gloriam perpetuam inmaculatas per inmaculatum filium tuum dominum nostrum Jhesum Christum, qui vivis et regnas in secula seculorum. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hiis autem finitis, ducantur moniales in chorum, quelibet in suam sedem super formas a parte altaris magni et donnus abbas prosequatur missam usque ad receptionem corporis Christi. Post quant receptionem reducantur moniales benedicte ad magnum altare et accedant sicut novicii nostri accedunt quando sunt recepturi corpus Christi ; et, corpore Christi per ipsas recepto, aspergantur aqua benedicta per donnum abbatem et itérum reducantur per religiosos seniores in chorum, defferentes velum suum super caput usque ad oculos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Debent autem predicte moniales benédicte servare per triduum silencium in domo abbaciali aut alia per donnum abbatem ordinata et non exire monasterium nostrum per illos tres dies, nisi dispensatum fuerit cum eis per donnum abbatem, quod faciliter fieri non debet. Debent autem habere moniâtes benedicende alias antiques moniales secum stantes et filas regentes. Dictis tribus diebus finitis dispensative revertuntur ad prioratus ipsarum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et hunc modum vidi antiquitus et tempore donni Guilliermi de Albone, abbatis, tempore mee juventutis, observare, teste siguo meo manuali hic apposito, die vicesima prima mensis Maii, anno Domini millesimo CCCCmo nonagesimo primo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:BENEDICTUS MAILLIARDI , decretorum doctor, prior major.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
::&amp;lt;small&amp;gt;Manuscrit original de Benoit Mailliard, Arch. du Rhône, fonds de Savigny, chapitre Ier, n° 26 bis, feuillets 9 v°-12.]&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
====Pièce II====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;text-align: center;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;QUALITER NOVICIUS IN MANIBUS DOMPNI ABBATIS SOLEMNEM DEBET FACERE PROFESSIONEM.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Boîte déroulante|titre=Pièce II|contenu=&lt;br /&gt;
Et primo debet novicius suam scripto habere proffessionem manu propria scriptam si scribere sciat, si vero scribere nesciat, tunc facial aliena manu scribere et signet illam sua manu propria, faciendo unam crucem in fine professionis aut aliud signum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Forma professionis talis est :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:''Ego frater N.'', et ponatur cognomen, ''promitto Deo et vobis dompno abbati, seu priori tanquam a domino abbate commisso, meo superiori stabiitatem et conversionem morum meorum reverenciamque ac obedienciam usque ad mortem propriis et mundo renunciando secundum regulam beati Benedicti cujus habitum monachalem sumpsi, teste signo meo manuali hic apposito. Anno etc., et die etc.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Veniat igitur novicius cum sua professione coram domino abbate, qui, cum coram ipso fuerit, jubeat dompnus abbas ut novicius genua flectat et suam professionem legat. Qua lecta, illam novicius super altare ponat et obsculetur, deinde iterum flectat genua novicius coram dompno abbate et dicat ter hunc versum : ''Suscipe me Domine, secundum eloquium tuum et vivant et non confundas me ab expectatione mea,'' et in fine cujuslibet versus inclinet se novicius usque in terrain. Pariter et astantes respondendo novicio ter dicent dictum versum Suscipe me, et in fine cujuslibet versus dicent Gloria Patri et Filio, etc. Quo facto prosternai se novicius ante altare et dicant fratres pro ipso psalmum Miserere mei Deus, ad longum, et in fine Kyrie Eleyson, Christe Eleyson, Kyrie Eleyson. Pater noster. Et ne nos. V Salvum fac servum tuum. R Deus meus sperantem in te. V Converlere Domine aliquantulum. Ry Et deprecabilis esto super servum. V Mille ei Domine auxilium de sancto. R/ Et de Syon tuere eum. V Nichil proficiat inimicus in eo. R/ Et filius iniquitatis non apponal nocere ei. V Dominus custodial le ab omni malo. R/ Custodiat animam tuam Dominus. V Domine exaudi orationem meam. R/ Et clamor meus ad le veniat. V Dominus vobiscum. R/ Et cum spiritu tuo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oratio. Deus qui per coeternum tibi filium cuncta creasti quique mundum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
pecccatis inveteratum per misterium sancte incarnationis ejus renovare dignatus es, te suppliciter exoramus ut ejusdem Domini nostri Jhesu Christi gracia super hunc famulum tuum ab renunciatione seculi profitentem clementer respicere digneris, per quam in spiritu mentis renovatus veterem hominem cum suis actibus exuat et novum qui secundum le creatus est induere mereatur. Per Dominum nostrum Jhesum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alia oratio ad idem :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sancte Spiritus qui te Deum ac dominum mortalibus revelare dignatus es, inmensam tue pietatis graciam postulamus, ut sicut ubi vis spiras, sic et huic famulo tuo affectum devocionis indulgeas et quoniam tua sapientia est conditus, tua quoque providencia gubernetur, quem juxta consuetam tibi graciam unctio tua de omnibus doceat et per intercessionem beatissimi Benedicti quem precipuum sancte institucionis hujus legislatorem dedisti, necnon aliorum sanctorum ad quorum nomina peticionem facit, eum a vanitate seculi veraciter convertere el sicut es omnium peccatorum remissio, deprimentes impietatis obligaciones in eo dissolve ad observandam sancti hujus propositi regulam, fac eum certatim fervere in tribulacionibus et angustiis ; tua indeficiente consolacione. valeat respirare et juste et pie per veram humilitatem atque obedienciam in fraterna caritate fundatus, quod te donante permittit felici perseverentia compleat te auxiliante qui in trinitate perfecta coequalis et coelernus Patri et Filio existens vivis et regnas Deus, per, omnia secula seculorum. Amen.;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Remaneat novicius prostratus donec cuculla benedicta fuerit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Benedictio cuculle. Domine Deus, bonarum virtutum dator et omnium benedictionum largitor et infusor, te enixis precibus precamur, ut hanc vestem + benedicere et + sanctificare digneris, quam famulus tuus pro judicio agnoscende humilitatis se induere vult et inter reliquos homines tuo cognoscatur ducatu. Per dominum nostrum Jhesum Christum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hiis orationibus finitis qui prostratus est novicius surgat et exuatur superiori qua indutus est veste, et tunc primo induatur cuculla, hoc scilicet modo quia exeundo ipsum superiori veste dicat abbas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exuat te Dominus veterem hominem cum actibus suis et moribus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quo finito, induat eum abbas cuculla et dicat :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Induat te Dominus novum hominem qui secundum Deum creatus est in justicia et sanctitate et veritate. Per Dominum nostrum etc..&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Postea, finito hoc versu, cooperiat abbas caput novicii cucullo et obsculetur illum, deinde iterum prosternat se novicius coram abbate et dicat abbas super eum orationes sequentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deus indulgencie pater, qui severitatem tue districtionis temperans indulcisti ne filius portet iniquitatem patris et qui mira dispensacione eciam malis bene utens tue dignacionis graciam per eos frequenter operaris, quesumus clementiam tuam ut huic famulo tuo non obsistat quod habitum religionis per nos tante ac talis rei reos accipit, sed misterium quod exterius per nos exibetur tu inte— rius per donum Sancti Spiritus exequaris, per dominum nostrum Jhesum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Christum, filium tuum qui tecum vivit et regnat in unitate ejusdem Spiritus Sancti Deus per omnia secula seculorum. Amen.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alia oratio ad idem. Adesto, Domine, supplicationibus nostris et hunc fumulum tuum benedicere digneris, quem in tuo sancto nomine habitum sancte religionis induimus ut, te largiente, et devotus atque obediens in monasterio perseverare et vitam percipere mereatur eternam. Per Dominum nostrum Jhesum Christum, filium.. .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et hiis omnibus expletis, det professas omnibus fratribus pacis obsculum, deinde per tres dies in monasterio suum custodiat silencium nisi per dominum abbatem super hoc dispensatum, que dispensacio consueta est facere forensibus noviciis sed non in monasterio manentibus, potest tamen dominus abbas dispensare si vult. Et ubi dispensat super silencio, commutet hanc dispensacionem tam forensibus quam domesticis in aliam penam arbitrariam et quam sibi placuerit. Ubi autem novicius silencium per tres dies observat suum, remaneat indutus floco et cucullum habeat indistincte tota die super caput et debet per singulos dies dictorum trium dierum offerre panom et vinum in missa et corpus Christi recipere. Isti autem tres panes et tres follete vini tradentur novicio per meserium et dabuntur helemosine. Die autem tercio, cantabit missam donnus abbas si velit, post quam missam donnus abbas obsculando novicium discooperiet caput novicii cucullo et remanebit sic novicius per totam illam diem in silencio,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Arch. du Rhône, fonds de Savigny, chapitre Ier, n° 26 bis, feuillets 8-9.]&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Pièce III====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;text-align: center;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;DE PRIORE D'ALYS.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Capitulum XLIII.)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Boîte déroulante|titre=Pièce III|contenu=&lt;br /&gt;
I. De isto nulla fit mentio in papiro conventus, sed tu reperies in fine libri Gregorii super Ezechielem, qui incipit : « Dilectissimo fratri Mariano et Omelias que in beato Ezechiel&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II. Debet autem prior iste cantare dominabus d'Alys, id est monialibus missam magnam diebus dominicis et festivis, et diebus lune et Veneris cujuslibet septimane debet eis in altari magno earum ecclesie unam missam bassam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
III. Item, debet eas confiteri et sacramenta administrare et, diebus solennibus, puta in festis Pasche, Penthecostes, Nativitatis Domini, confessionem generalem in capitulo eis facere. Prior tamen non debet se in terram prosternere, quia moniales super priore Misereatur dicere non debent nec facere absolucionem, sed ipse super moniales dicere debet et dare benedictionem ut in dicto libro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IIII. Item, debet predictus prior omnibus diebus dominicis et festis so-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lennibus, scilicet Nativitatis Domini, Epiphanie Domini, Purificationis beate Marie Virginis, Sancti Benedicti, Mercuri cinerum, qualibet dominica XLme, Jovis sancta, sabbati sancta, Pasche, Ascensionis Domini, Penthecostes, corporis Domini, Sancti Johannis Baptiste, Marie Magdalenes, translacionis sancti Martini et sancti Benedicti, Assumpcionis Marie virginis, Nativitatis ejusdem, sancti Michaelis, Omnium Sanctorum, Sancti Martini, Sancti Dionisii, Sancti Andree, Conceptionis Marie virginis et in qualibet dominica Adventus tenere capitulum et regulam monialibus exponere breviter et sub modicis verbis, et dictas priorissam et moniales caritative instruere et docere. Non tamen ullam habet correctionem super ipsas sed priorissa, nisi donnus abbas illam sibi commiserit, ut in dicto libro. Si tamen videat aliquid in ipsis monialibus sancte regule devians, aut quod septa monasterii egrediantur, debet priorisse denuntiare ut ipsas corripiat. Et si priorissa negligens fuerit aut ipsamet delinquat, debet donno abbati aut priori majori, in abbatis absencia, nunciare, ut in dicto libro, qui vices commitent dicto priori ut ipsas moniales et priorissam corripiat, aut dicti donnus abbas seu prior major per seipsos aut per alium moniales corripient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sequntur que accipit prior d'Alys tam in abbacia quam dicto prioratu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
V. Et primo accipit in abbacia ista prebendam suam panis et vini, quolibet die, sicut unus ceterorum religiosorum dicte abbacie et mediam tartam qualibet Rogationum die et placeta tempore Purifipa[cionis] et festum sancti [Mar?] tini. Sic ordinatus fuit propter pietatem,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VI. Item, accipit a quolibet cellerario in eorum consuetudine viginti solides Turon., scilicet in quolibet temporali a cellerario majore in sua consuetudine decem solidos Turon. et totidem a cellerario Sancti Laurentii in sua consuetudine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VII. Item, accipit a communario in quolibet temporali decem solidos Turon., ut hec omnia in dicto libro habentur et vidi uti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
VIII. Item, et habet in dicto prioratu d'Alys domum, ortos et alias possessiones ut in dicto libro continetur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IX. Item et habet partem suam et charfagium suum in nemoribus prioratus sicut cetere moniales, pariter et in pratis ipsius prioratus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
X. Item et accipit in dicto prioratu pro prebenda sua quinque asinatas et tres bichetos frumenti, quinque bichetos siliginis, septem bichetos ordei, decem rasos avene mensure qua moniales mensurant eorum prebendam, tam ad mensuram Dareysiaci quam ad mensuram d'Alys.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
■XL Item, accipit super renta d'Alys novem florenos monete usualis, quatuor lampades oley, quinque gallinas, quatuor asinatas vini et unam pro vinageria et habet partem suam in decimis et annualibus ipsius prioratus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
XII. Item et debet predictus prior presens esse cum priorissa et monia-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
libus in quibuscumque contractibus ipsius prioratibus (sic) et per priorissam et moniales fiendis et in illis concilium et consensum suum prebere ; pailler et in omnibus censis, asservisamentis rente decimarum et quorumcumque fructuum ipsius prioratus, sive in bladis, sive in vinis, seu feno aut nemorum tradittionibus. Et si aliter fiat, sunt ipsi contractas et cense ac tradittiones ipso facto nulle, ut in dicto libro continetur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Arch. du Rhône, ms. de Benoît Mailliard, fonds de Savigny, chapitre Ier, n° 28 bis, fol. 102 ï\]&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
====Pièce IV====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;text-align: center;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;DE PRIORE D'ALYZ.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Boîte déroulante|titre=Pièce IV|contenu=&lt;br /&gt;
De isto priore nulla habetur mencio in papiro conventus, quia nullas infra monasterium facit reffusiones, de ipso tamen habetur in fine libri Gregorii super Ezechielem, qui incipit &amp;quot; Dilectissimo patri Marriano.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Debet autem prior iste monialibus d'Aliz missam magnam diebus dominicis et festivis alte cantare et diebus lune et Veneris cujuslibet septimane in altari magno predicti prioratus unam missam bassam cantare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item debet ipsas moniales ac priorissam in confessione audire et ipsis sacramenta administrare et diebus Pasche, Penthecostes et Nativitatis Domini debet eis in capitulo confessionem generalem facere, hoc scilicet modo quia, dicto per priorem in capitulo Benedicite, debent priorissa et moniales in terram se prostrare et Confiteor dicere, prior autem Misereatur respondere debet ; quo dicto, surgere debent priorissa et moniales. Sed prior in terrain se prostrare non debet nec dicere Confiteor, quia religiose dicere non debent super priorem Misereatur nec dare priori absolutionem.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item debet dictus prior, omnibus diebus dominicis et festis solennibus, scilicet Nativitatis Domini, Epiphanie Domini, Purificationis beate Marie virginis, Sancti Benedicti, Mercurii cinerum, diebus dominicis XLme, ovis sancta, Sabbali sancta, Pasche, Ascensionis Domini, Penthecostes, Corporis Domini, sancti Johannis Baptiste, Marie Magdelenes, translacionis sancti Martini, translacionis sancti Benedicti, Assumptionis Marie virginis, nativitatis ejusdem, sancti Michaelis, sancti Dionisii, Omnium Sanctorum, sancti Martini, Conceptionis Marie virginis et in qualibet dominica Adventus tenere capitulum in dicto prioratu et regulam breviter et sub modicis verbis exponere et dictas priorissam et moniales caritative docere et instruere. Nullam tamen habet prior correctionem super ipsas moniales, sed priorissa, nisi dompnus abbas aut prior major, in absencia dompni abbatis, illam sibi commiserit, quam sibi committere non debent sine causa. Si tamen prior videat aliquid in ipsis monialibus sancte religioni et regule devians aut quod scepta prioratus egrediantur, seu cum laycis aut secularibus fabu-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
lentur, denunciet priorisse ut taies corripiat moniales, et non permittat prior taies laycales et seculares conversationes et fabulaciones. Si autem priorissa in correctionibus suarum monialium negligens fuerit denunciet prior dompno abbati aut priori majori in ejus absencia. Et hec omnia premissa habentur in libro predicto et que facere debet predictus prior.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sequntur que accipere debet prior d'Aliz tam monasterio nostro quant in prioratu d'Aliz.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et primo accipit in abbacia nostra prebendam suam panis et vini sicut unus ceterorum religiosorum dicte abbacie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item accipere debet a quolibet cellerario in eorum consuetudine in quolibet temporali ( 1) decem solidos Turon. pro pittancia sua, ut in dicto libro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item, accipere debet in quolibet temporali( 1) a communario Savign. decem solidos Turon., ut in dicto libro ita habetur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item habet in dicto prioratu d'Aliz domos, ortos et alias possessiones ut in dicto libro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item babet partem suam et charfagium in nemoribus d'Alys sicut et cetere moniales pariter et in pratis ipsius prioratus, ut in dicto libro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item accipit in dicto prioratu, pro prebenda sua quinque asinatas et tres bichetos frumenti, quinque bichetos siliginis, septem bichetos ordei, decem rasos avene mensure qua moniales mensurant eorum prebendam, tam ad mensuram Dareysiaci quam ad mensuram d'Aliz, ut in dicto libro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item accipere debet super renia d'Aliz novem florenos monete usualis, quatuor lampades oley, quinque gallinas, quatuor asinatas vini et unam pro vigniaria, et habet prior partem suam in decimis et annualibus ipsius prioratus, ut in dicto libro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Item et debet dictas prior preseus esse quando priorissa et moniales quoscumque contractas conventus et pro negociis dicti prioratus d'Aliz faciunt et in illis consensum suum et concilium prebere. Pariter et in omnibus censis et asservisamentis rente, decimarum et quorumcumque fructuum ipsius, sive in bladis seu in vinis aut in feno, seu lignorum et nemorum tradittionibus, debet ipse prior presens esse, concilium et consensum suos tradere, et si aliter fiant predicti contractus, cense, assernisamenta, sunt nulli contractus, nulle cense et nulla asservisamenta, omnia et singula premissa, ut supra sunt narrata, in dicto libro continentur. Teste signo meo manuali hic apposito.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BENE. MAILLIARDI.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[Archives du Rhône, fonds de Savigny, chap. Ier, fragment d'un manuscrit criginal de Benoît Mailliard, restitué en 1899, f. LXXXXIII v° v°.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
( 1) Le texte porte Ipali.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Pièce V====&lt;br /&gt;
&amp;lt;div style=&amp;quot;text-align: center;&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;SEQUNTUR CERIMONIE REGULARES SECUNDUM CONSUETUDINES ET CONSTITUTIONES NOSTRAS DONNO ABBATI PERTINENTES.&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Boîte déroulante|titre=Partie V|contenu=&lt;br /&gt;
Et primo quando donnus abbas est in monasterio omnia reguntur ejus imperio, ita quodin per eum jussis et preceptis tenetur omnes obedire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quando donnus abbas venit ad horas canonicas débet, floco suo indutus, incedere et cum ipso sui servitores honesti layci ipsum precedentes ; suus religiosus, quem capellanum suum dicimus et antiquitus cancellarlus dicebatur, camerlencus et quem ex ceteris religiosis vocare voluerit donnus abbas.. . ...... .... ........... .... .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dum autem donnus abbas intrat ecclesiam magnam ante benedicterium, unus ex servitoribus suis laycis presentat sibi aspersorium aque benedicte, deinde ipse donnus abbas intrat chorum quando sibi placet. In matutinis vero consuevit intrare quando sonus campanarum est finitus, pariter et in vesperis,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quando autem donnus abbas in matutinis et vesperis intrat chorum intrat a parte crucis et sedet in sede prima chori dextri et cum eo intrant capellanus suus et camberlancus et alii religiosi si quos secum habeat, non autem intrant layci, Camerlencus et religiosus donni abbatis stant ante donnum abbatem sub formis. Sacrista debet apponere unum tapetum et cussmetum super formis ante donnum abbatem, super quo tapeto debet esse liher suus ad divinum officium preparatus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
.........................&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quando autem donnus abbas. cantat magnam missam diebus solennibus debet post canticum exire chorum cum capellano suo et camerlenco et debet se induere allia deinde reverti in chorum prodicendo ultimum et duodecimum responsorium,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
........................&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et secundum ''Librum consuetudinum'' et regulam, donnus abbas incipere debet ''Te Deum laudamus''. in matutinis. .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
........................&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Post missam beate Marie, hora qua preceperit donnus abbas aut prior major, pulsatur prima et in ipso pulsu venit donnus abbas ad ecclesiam et pulsu prime per priorem majorent cessato, intrat dompnus abbas chorum modo quo in matutinis, et facta oratione incipit ''Deus in adjutorium'', dicit capitulum, preces, confiteor et orationem ; presbiter faciens officium donni&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
abbatis dicit commemoraciones beate Marie virginis et tune pulsatur capitulum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finita commemomracione [beate Marie] virginis exit donnus abbas capitulum [chorum] et prior major cum ipso et sic accedunt ad capitulum. Ex antiquo more donnus abbas eundo ad capitulum ducebat priorem majorera per manicam floci sui, ita faciebat donnus abbas Guilliermus de Albone ; conventus insequitur donnum abbatem et priorem majorem, primo pueri, deinde seniores, postremo juvenes novicii.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intrando capitulum donnus abbas ascendit sedem suam, prior major sedet in sede sua, sic et ceteri religiosi secundum ordinem per me scriptum in Libro manualis capitulo Qualiter sedere debent fratres in capitulo ; formulusdicit lectionem capituli. . . . et peractis hiis que in capitulo tractantur dicitur Verba meain capitulo, nisi fnerit dies dominica, quia tune dicitur Verba eundo ad capellam Beate Marie et donnus abbas ibi stat in cathedra juxta altare Beate Marie, et Verba mea finito et facta oratione, accedit convenais ad magnam ecclesiam, primo pueri , deinde formuli et sic ceteri per ordinem usque ad priorem majorem, donnus abbas autem stat ultimus pro se disponendo ad cantandum magnam missam et interim cantatur missa matutinalis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cantata missa matutinali, si fuerit dies dominica et donnus abbas celebrai magnam missam, tunc suus religiosus aquam benedictam facere debet, sed loco ipsius file qui facit officium donni abbatis aquam benedictam et processionem facit secundum modum scriptum in Libro manualis, capitulo Quis debet facere aquam benedictam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aqua benedicta facta, presbiter aspergit altaria magne ecclesie, deinde filtrat ad magnum altare per portam capelle Sancti Benedicti. et, asporso magno altarl, accedit preshiter ad donnum abbatem et reverenter sibi presentat aspersorium ut se aqua benedicta aspergat, deinde presbiter conventum aspergit. . . . Antiphona processionis cantata, donnus abbas accedit ad magnum altare et accepta capa sua , dicit orationem processionis in medio altaris, qua dicta benedicit incensum et incensat altare magnum, deinde cantor incipit antiphonam processionalem, posten conventus exil chorum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Processione per claustrum facta et conventu in chorum stante et finitis oracionibus per presbiterum , donnus abbas, aceeptis stolla et manipulo incipit tertiam, dicit capitulum, preces et orationem, presbiter qui facit processionem dicit commemoracionem beate Marie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tercia igitur finita, accedit donnus abbas unacum dyacono, subdyacono, duobus pueris cum candelabris precedentibus, suo capellano defe-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
rente crossam ante dictum dominum abbatem accedente, camerlenco sequente, accedit ad chapier et ibi induitur vestimentis sacerdotalibus, et cum a cantoribus in choro incipitur Gloria Patri introitus misse exeunt primo duo pueri defferentes candelabra ardencia, deinde subdyaconus, postea dyaconus, exinde religiosus portans crucem ante donnum abbatem vestitus alba et capa, postremo donnus abbas, subsequentes camerlencus et ebdomadarius aut alius serviens donno abbati in altari, et venientes ante altare pueri cum candelabris stant ibi, unus a dextris et alius a sinistris, pariter dyaconus a dextris, subdyaconus a sinistris, duo alii religiosi unus juxta dyaconum et alius juxta subdyaconum, et ille qui portat crossam est juxta altare prope cathedram, donnus abbas est in medio dyaconi et subdyaconi, tune donnus abbas incipit Confiteor et dicit et alii respondent Misereatur modo quo assuetum in missis facere. Quibus dictis, pueri portant candelabra super altare modo assueto, dyaconus preparat missale, deinde corporale, subdyaconus circuit magnum altare a parle sinistra ut moris est et venit retro dyaconum sub lanterna. Donnus abbas prosequitur missam usque post epistolam, qua per eum dicta preparatur sibi cathedra sua juxta altare a parte dextra et ibi sedet donec incipiatur euvangelium, tunc surgit a cathedra sua et venit ante altare et ibi stat rectus donec euvangelio dicto, et quando venit donnus abbas ante altare tunc religiosus portans crossam illam tradit donno abbati qui illam ibi tenet donec euvangelio finito, quo finito tunc religiosus iterum accipit canibucam a donno abbate et illam tenet per totam missam in loco assueto. Completo euvangelio vertit se donnus abbas erga altare et incipit Credo si dici debeat, sin autem dicit Dominus vobiscum. Revertentibus autem dyacono et subdyacono a cruce presentat dyaconus textum donno abbati ad obsculandum, deinde tradit textum subdyacono ad defferendum per chorum secundum modum per me scriptum in Libro manualis capitulo de subdyacono. Credo per conventum cantato, dicit donnus abbas Dominus vobiscum postea Offertorium, deinde facit administracionem, benedicit incensum incensat altare magnum deinde facit lavabo modo et forma assuetis ; postea prosequitur missam usque ad receptionem corporis. Et quando bec fiunt juxta donnum abbatem debent esse camerlencus et ebdomadarius magne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
misse Postquam autem donnus abbas receperit corpus Christi et&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
religiosi administraturi sint, tunc donnus abbas illos administrabit secundum morem consuetum Finita missa accedit donnus abbas ad capellam&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
capellam Stephani et ibi, casula deposita, dicit cum dyacono, subdyacono, duobus pueris et aliis secum astantibus De profundis pro donno Guilliermo de Albone, quondam abbate nostro, qui ibi sepultus est. Et dicto De profundis recedit ad domum suam vestitus alba. Et hoc notandum quod quociens donnus abbas celebrat magnam missam debet erogare tres denarios pauperibus in mandato.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Circa finem secunde mode vesperorum debet donnus abbas ad ecclesiam associatus et floco vestitus, prout supra dici in matutinis, et finita ultima moda vesperorum intrat chorum, prout dixi in matutinis, nisi in quinque festis principalibus, quando conventus in vesperis est cum albis, tunc enim intrat donnus abbas. chorum per portam capelle Sancti Petri et sedet in prima sede chori dextri, pariter et ita intrat chorum omnibus diebus in magna missa et in vesperis, facta oratione, incipit Deus in adjutorium, dicit capitulum, preces et orationem, ebdomadarius dicit commemoraciones sauctorum et facit donnus abbas incensum prout supra dixi in matulinis laudibus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et est generaliter notandum quod donnus abbas in primis et secundis vesperis, in matutinis, laudibus et tercia, quando dicit preces Ego dixi, potest illas sincopare prout vult, quod nemo alius facere potest.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
.........................&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poterit tamen donnus alibas aut prior major in choro cui voluerint loqui in bonis et de bonis et tunc poterit frater ab abbate aut priore vocatus aut interrogatus respondere aut interrogare.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
..........................&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vesperis expletis exit dompnus abbas chorum et capa deposita, vestitus allia, accedit ad domum suam et insequntur ipsum religiosi seniores, usque ad domum suam, ut supra dixi in matutinis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Postmodum pulsatur collacio quam tenet prior major, in illa interest donnus abbas quando sibi placet et circa finem collacionis venit donnus abbas ad completorium et in exitu collationis expectat ipsum conventus ante capitulum, tunc pulsatur sonus completorii. Conventus vero, collatione dicta et applicato donno abbate ante capitulum, accedunt ad chorum per ordinem, primo pueri, deinde juvenes et seniores, ad ultimum donnus abbas, qui intrat chorum a parte crucis, dicit ''Confiteor'', incipit completorium, dicit capitulum, preces et orationem ac benedictionem ; presbiter ebdomadarius dicit commemorationem de beata Maria.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et quando chorus dicit antiphonam de beata Maria, tunc duo pueri portantes duo candelabra lucencia veniunt cum gravitate et lento passu usque ad donnum abbatem et ibi ante introitum sedis donni abbatis stant, donec tribus itibus et pulsibus campane percussis, quo facto, accedit donnus abbas ad benedicterium, duobus pueris cum candelabris precedentibus, et dat aquam benedictam donnus abbas conventui, primo pueris, deinde juvenibus, postea senioribus, et, ipsis aspersis exeunt religiosi in claustrum cum silencio, primo pueri, deinde novicii et juvenes, postea seniores, usque ad gradus dormitorii et ante gravem culpam et ibi expectant donnum abbatem ultimum duobus pueris cum candelabris ipsum precedentibus venientem. Qui donnus abbas dum ibi applicuerit, faciunt omnes religiosi  inclinationem&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Gallica page|fonction=saut}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
et reverentiam donno abbati. Ipse vero donnus abbas ad l'ulteriora progreditur, dictis duobus pueris cum candelabris precdentibus et senioribus sequentibus, usque ad ultimam portam parvi reffectorii tendentem ante domum dicti donni abbatis et cum pueri ad illam portant fuerint et infra parvum reffectorium stant ibi et donnus abbas ultra progreditur et inclinatione facta ab illo loco revertuntur pueri ad dictam ecclesiam magnam cum candelabris suis tunc extinctis. Et sic finis cerimoniarum per donnum abbatem in ecclesia, choro, capitulo et claustro fieri debitarum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;small&amp;gt;[Arch. du Rhône. — Fonds de Savigny, chapitre I{{er}} ; n° 26 ''bis'', fol, 13-21.] &amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La musique dans les abbayes==&lt;br /&gt;
[[File:August Wilhelm Roesler Musik im Kloster.jpg|300px|left]]&lt;br /&gt;
{|align=&amp;quot;right&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&amp;lt;youtube  width=&amp;quot;300&amp;quot; height=&amp;quot;180&amp;quot;&amp;gt;IA88AS6Wy_4&amp;lt;/youtube&amp;gt;&lt;br /&gt;
|&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
La gravure de gauche montre une activité musicale, à des fins distractives, dans les couvents de religieuses. Deux novices (en blanc) exécutent une pièce pour violon et clavecin sous le regard d'une moniale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'esprit de l'article, la mise en musique du Miserere par [[A pour compositeur::Gregorio Allegri]] illustre la combinaison des voix masculines et féminines répartis en 2 chœurs qui alternent une psalmodie grégorienne avec des moments polyphoniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est ici interprété par le ''Choir of Claire College'', Cambridge, dirigé par Timothy Brown.&lt;br /&gt;
{{Clr}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes de la rédaction:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references group=&amp;quot;NDLR&amp;quot;/&amp;gt;&lt;br /&gt;
;Notes encyclopédiques:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Wicri voir|dec=transcription diplomatique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette page est partiellement reproduite sur {{Wicri lien|wiki=Base 1.28}} pour la mise au point des modèles utilisés.&lt;br /&gt;
;Liens externes:&lt;br /&gt;
* https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5721757r/f211&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Le_Monde_illustr%C3%A9_(13_f%C3%A9vrier_1869)_V%C3%A9ron&amp;diff=6784</id>
		<title>Le Monde illustré (13 février 1869) Véron</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Le_Monde_illustr%C3%A9_(13_f%C3%A9vrier_1869)_V%C3%A9ron&amp;diff=6784"/>
		<updated>2020-09-12T09:16:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[File:Le Monde Illustré février 1866.png|800px|center]]&lt;br /&gt;
Cette page donne des extraits de ce numéro et qui concerne la musique.&lt;br /&gt;
==Extraits==&lt;br /&gt;
===Richard Wagner à Paris===&lt;br /&gt;
''Dans une rubrique de [[A pour premier auteur::Pierre Véron (journaliste)|Pierre Véron]]''&lt;br /&gt;
{{Corps article/Début}}&lt;br /&gt;
Une autre arrivée destinée à produire autant de sensation que celle du bateau ''Paris Port de Mer'', c'est l'arrivée du retentissant, de l'excentrique, de l'incomparable [[A pour personnalité citée::Richard Wagner]]. Le maëstro vient ici pour diriger lui-même les répétitions de ''Rienzi'' au Théâtre-Lyrique. Il rentrera tête levée, dans cette ville qui siffla jadis le ''Tannhauser'' avec tant de conviction, car depuis lors, les idées wagnériennes ont fait de singuliers progrès dans le pays du bon sens. Il ne faudrait cependant pas que Wagner s'imaginât que tous les obstacles sont levés, car l'événement pourrait infliger à ses illusions un cruel démenti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;span id=&amp;quot;TLF, exemple, mithridatiser&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
A petites doses, on s'est habitué à se '''''[[A pour exemple proposé pour le TLF::Mithridatiser (Trésor de la langue française)|mithridatiser]]''''', musicalement parlant, avec des fragments des cacophonies de l'avenir. Mais ce n'est pas une raison pour que l'on digère d'un seul coup quatre actes de ce tonneau-là. A la rigueur, on finit par avaler gros comme le doigt de confiture de gingembre, mais s'il fallait en faire un repas, l'estomac le plus intrépide ne saurait y résister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Richard Wagner, cependant, ne conserve aucun doute sur son succès final, si l'on peut contester ses autres qualités, il en est une qu'il faut, bon gré mal gré, lui reconnaître : la foi. Les critiques, les ironies, les caricatures le laissent absolument indifférent, tant il a confiance en son étoile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On cite de lui, à ce propos, une réponse d'une naïveté grandiose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:— Qui regardez-vous, lui demandait-on un jour, comme le premier compositeur de l'époque contemporaine ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- Après moi ? fit-il avec une candeur parfaite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Corps article/Fin}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Source:Gallica&lt;br /&gt;
::https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64489248/f3.item.r=Mithridatiser.zoom.texteImage&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Partition_(Tr%C3%A9sor_de_la_langue_fran%C3%A7aise)&amp;diff=7446</id>
		<title>Partition (Trésor de la langue française)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Partition_(Tr%C3%A9sor_de_la_langue_fran%C3%A7aise)&amp;diff=7446"/>
		<updated>2019-09-03T11:07:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Wicri travaux|texte=adaptation en cours}}&lt;br /&gt;
{{Trésor de la langue française/Boîte droite}}&lt;br /&gt;
Cette page reprend des éléments de l'article « '''Partition''' » du [[Trésor de la langue française]]&amp;lt;ref&amp;gt;{{CNRTL|Partition}}&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
==Usages courants==&lt;br /&gt;
{{Début corps article TLF}}&lt;br /&gt;
;Définition générale: Action de partager ce qui forme un tout ou un ensemble ; &lt;br /&gt;
::'''par métonymie''' : résultat de cette action, partie d'un ensemble organisé. &lt;br /&gt;
::'''Synonymes''' : division, partage, séparation.&lt;br /&gt;
;Exemples :&lt;br /&gt;
''Parmi les exemples donnés, l'un peut s'appliquer à la musique''&lt;br /&gt;
*''Que les artistes se proposent une partition de l'espace en surfaces ou volumes (...), ils n'envisagent jamais que l'aspect proprement plastique de leur art'' ({{Petites capitales|[[Huyghe]]}}, ''Dialog. avec visible'', 1955, p. 191).&lt;br /&gt;
{{Fin corps article TLF}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==En musique==&lt;br /&gt;
===Du chef d'orchestre à la petite partition===&lt;br /&gt;
{{Début corps article TLF}}&lt;br /&gt;
;Définition de la partition de chef d'orchestre:Réunion synoptique de toutes les parties (voix et/ou instruments) d'une composition musicale, notées sur autant de portées distinctes et disposées les unes au-dessous des autres, de manière à en saisir l'ensemble d'un seul coup, les parties les plus aiguës aux lignes supérieures, les plus graves aux lignes inférieures (d'apr. Bach.-Dez. 1882) ;&lt;br /&gt;
;Par métonymie: partie spécifique à interpréter par un instrumentiste ou un chanteur. &lt;br /&gt;
;Syntagmes:Une partition d'orgue, de piano ; une partition d'opéra ; &lt;br /&gt;
:déchiffrer, lire une partition ; suivre sur la partition ; &lt;br /&gt;
:diriger avec, sans partition ; &lt;br /&gt;
:composer, écrire une partition ; &lt;br /&gt;
:la partition de «Don Juan».&lt;br /&gt;
;Exemples :&lt;br /&gt;
*''Le musicien voit et croit entendre simultanément, en parcourant une page de partition, l'effet harmonique de toutes les parties ''({{Petites capitales|[[Maine de Biran]]}}, ''Influence habit.'', 1803, p. 83)&lt;br /&gt;
* ''Mais la musique se passe fort bien des mots, du moins pour un temps. Il lui arrive même de se passer totalement de signes, donc de « &amp;lt;b&amp;gt;partitions&amp;lt;/b&amp;gt; «'' ({{Petites capitales|[[Schaeffer]]}}, ''Rech. mus. concr.'', 1952, p. 80).&lt;br /&gt;
;Définitions plus spécifiques:Grande partition ou partition d'orchestre ; partition abrégée, réduite.&lt;br /&gt;
::''On appelle grande partition, ou partition d'orchestre, celle qui contient (...) toutes les parties ; partition réduite, ou abrégée, et quelquefois conducteur, celle qui résume la grande partition'' ({{Petites capitales|[[Brenet]]}}, Mus., 1926, p. 335). Voir aussi conducteur&lt;br /&gt;
{{Fin corps article TLF}}&lt;br /&gt;
===Par métonymie===&lt;br /&gt;
{{Début corps article TLF}}&lt;br /&gt;
;Cahier où est écrite, imprimée une partition :&lt;br /&gt;
:''Feuilleter, poser les partitions''&lt;br /&gt;
*''Le garçon chargé de mettre les partitions sur les pupitres à l'orchestre'' ({{Petites capitales|[[A pour auteur cité::Honoré de Balzac|Balzac]]}}, ''Cous. Pons'', 1847, p. 291).&lt;br /&gt;
*''La Phonothèque nationale, (...) se trouvera rapprochée du fonds des partitions'' ({{Petites capitales|[[Cain]]}}, ''Transform. B. N.'', 1959, p. 67).&lt;br /&gt;
;En lien avec la composition musicale : ''partition admirable, remarquable ; les motifs, les thèmes d'une partition.''&lt;br /&gt;
*''Emmanuel, comme [[A pour personnalité citée::Gabriel Fauré|Fauré]] dans Prométhée, faisait alterner le parlé et le chant dans sa partition, sans restreindre pour cela la part de la musique'' ({{Petites capitales|[[Dumesnil]]}}, ''Hist. théâtre lyr.'', 1953, p. 208).&lt;br /&gt;
*'' Quant au Serment, nous n'avons ni compris ni essayé de comprendre la fable et les paroles de cet opéra, mais nous avons pleinement joui de la brillante et gracieuse partitiondont M. Auber l'a revêtu'' ({{Petites capitales|[[A pour auteur cité::Alfred de Musset|Musset]]}} ds ''R. des Deux Mondes'', 1832, p. 242).&lt;br /&gt;
{{Fin corps article TLF}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Usages métaphoriques===&lt;br /&gt;
{{Début corps article TLF}}&lt;br /&gt;
*''Ce qu'elle me disait, je l'avais toujours suivi sur la partition ouverte de son visage où les yeux tenaient beaucoup de place'' ({{Petites capitales|[[A pour auteur cité::Marcel Proust|Proust]]}}, ''Guermantes 1'', 1920, p. 134).&lt;br /&gt;
*''Quand, de part et d'autre, deux êtres ont échangé les duos de cette délicieuse partition ''[''de l'amour'']'' et qu'ils se plaisent encore, on peut dire qu'ils s'aiment véritablement'' ({{Petites capitales|[[A pour auteur cité::Honoré de Balzac|Balzac]]}}, ''Muse départ.'', 1844, p. 178).&lt;br /&gt;
*''Le cousin (...) a ouvert devant lui, tandis qu'il demeure de l'aube au crépuscule à son poste d'écoute, cette partition qui le dispense d'en déchiffrer aucune autre : les odeurs et les sons, les nuages, un aboi'' ({{Petites capitales|[[A pour auteur cité::François Mauriac|Mauriac]]}}, ''Mém. intér.'', 1959, p. 113).&lt;br /&gt;
{{Fin corps article TLF}}&lt;br /&gt;
===Partitionnette===&lt;br /&gt;
{{Début corps article TLF}}&lt;br /&gt;
Le TLF signale ce substantif féminin qui signifie « petite partition », avec les exemples suivants:&lt;br /&gt;
* ''Un grand personnage qui, pris tout à coup de fantaisie musicale, désirait écrire une partitionnette d'amateur'' ({{Petites capitales|[[Halévy]]}}, ''Carnets'', t.1, 1865, p. 223).&lt;br /&gt;
* ''Le'' Portrait de Manon, ''suite de Massenet sur son opéra'' Manon'' constitue le meilleur catalogue thématique, exact et complet, de'' Manon. ''Tous les motifs de la partition se retrouvent dans la partitionnette, rappelés avec un à-propos parfait'' ({{Petites capitales|[[Willy]]}}, ''Entre deux airs'', 1895, p. 2).&lt;br /&gt;
{{Fin corps article TLF}}&lt;br /&gt;
==Éléments complémentaires==&lt;br /&gt;
''Ne figurent pas dans le TLF, mais attestés sur ce wiki''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:- ''transcrire une partition, transcription d'une partition :''&lt;br /&gt;
::Exemple sur ce wiki : [[Irish Mass (Gilles Mathieu)/Compléments/LilyPond|Transcription de la partition d'Irish Mass]]&lt;br /&gt;
:- ''Partitions musicales augmentées'' :&lt;br /&gt;
::titre d'un article de colloque [[JIM (2010) Fober|JIM (2010) Fober, D. Fober, JIM 2010]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
;Notes:&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Harmonie_universelle_(1636)_Mersenne/Livre_cinqui%C3%A8me_de_la_composition_de_musique/IX&amp;diff=6010</id>
		<title>Harmonie universelle (1636) Mersenne/Livre cinquième de la composition de musique/IX</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Harmonie_universelle_(1636)_Mersenne/Livre_cinqui%C3%A8me_de_la_composition_de_musique/IX&amp;diff=6010"/>
		<updated>2019-05-23T13:04:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : /* Page 219 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Wicri travaux|texte=toutes les parties surlignées en jaune sont brutes d'OCR}}&lt;br /&gt;
{{Titre page article|titre= [[Harmonie universelle (1636) Mersenne|Harmonie universelle]]&amp;lt;br/&amp;gt;Livre cinquième de la composition de musique&amp;lt;br/&amp;gt;Proposition IX&lt;br /&gt;
 |sous-titre=Expliquer les Fugues &amp;amp; Contrefugues, avec leurs Guides, les Conséquences les Imitations, &amp;amp; les Canons.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Texte original et adaptation==&lt;br /&gt;
===Page 217===&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|align=&amp;quot;center&amp;quot;|PROPOSITION IX.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|align=&amp;quot;center&amp;quot;|&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Expliquer les Fugues &amp;amp; Contrefugues, avec leurs Guides, les Conséquences, les Imitations, &amp;amp; les Canons.''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fugues se peuvent faire en tant de manières, qu'il faudrait un livre entier pour les expliquer toutes, particulièrement si l'on voulait en mettre des exemples : mais parce que je laisse cette longue pratique aux bons compositeurs, il suffit d'expliquer en général ce que c'est que ''fugue'', laquelle consiste en deux parties, dont la première s'appelle ''guide'', parce qu'elle précède et montre à la seconde partie, qu'on nomme ''conséquence'', par quels degrés et intervalles elle doit chanter : &amp;amp; parce qu'elle l'imite, on l'appelle ''imitation'', ''réplique'', ''redite'', ''écho'', etc. Or la conséquence commence pour l'ordinaire à chanter par une note qui fait la quinte, ou la quarte avec la première note de la guide, afin de partir le diapason harmoniquement ou arithmétiquement, quoique la partie qui fait la Conséquence puisse commencer à l'unisson, ou à la tierce, etc. de la guide, ou à tel autre degré que l'on voudra soit consonant, ou dissonant. La contrefugue se fait lorsque l'une des parties monte, &amp;amp; que l'autre descend par mêmes degrés : &amp;amp; lors que la première note de conséquence est à la quarte de la première de la guide, on l'appelle ''Fuga in Diatessaron'', etc. ce que l'on voit clairement dans les trois exemples qui suivent ; dont le premier éloigne la première note de la réplique, d'une quarte ; &amp;amp; le second l'éloigne d'une quinte ; c'est pour ce sujet qu'il est nommé ''Fuga in'' ou ''ad Diapente''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Harmonie universelle extrait tome 2 page 217.png|400px|center]]&lt;br /&gt;
&amp;lt;score vorbis=&amp;quot;1&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;&amp;lt;&lt;br /&gt;
 \new Staff &lt;br /&gt;
  \with {midiInstrument = #&amp;quot;violin&amp;quot;} {&lt;br /&gt;
  \key c \major&lt;br /&gt;
  \time 4/4&lt;br /&gt;
  \relative c'' {&lt;br /&gt;
  c2 g' e4 f2 e4 d1 c1\fermata &lt;br /&gt;
\bar &amp;quot;|.&amp;quot;&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
 \new Staff &lt;br /&gt;
  \with {midiInstrument = #&amp;quot;violin&amp;quot;} {&lt;br /&gt;
  \key c' \major&lt;br /&gt;
  \clef bass&lt;br /&gt;
  \time 4/4&lt;br /&gt;
  \relative c' {&lt;br /&gt;
  r2 g2 c2 b4 c4 g1 c,\fermata &lt;br /&gt;
\bar &amp;quot;|.&amp;quot;&lt;br /&gt;
} }&lt;br /&gt;
&amp;gt;&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/score&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or ces exemples ont la pause d'une minime à la basse ; &amp;amp; la basse du premier commençant en ''(G)ut'', est éloigné d'une quarte du ''(C)fa'' du dessus : au lieu que le ''(C)ut'' de la basse du deuxième exemple est éloigné d'une quinte du ''(G)sol'' du dessus. Quant au troisième exemple il contient la ''contrefugue'' ; &amp;amp; chacun de ces exemples contient une syncope. Il y a encore d'autres ''fugues'' que l'on appelle ''doubles'', parce que lorsqu'une partie a imité la guide en commençant à la quinte, elle fait après la fugue à la quarte, &amp;amp; la basse avec la haute-contre font mille gentillesses, tandis que la taille &amp;amp; le dessus s'imitent l'une et l'autre ; dont on peut voir les exemples dans le 54 &amp;amp; 55 chapitre du 3 de Zarlin, &amp;amp; dans le quatorzième livre de Cerone. L'on appelle aussi la contrefugue lorsque le conséquent&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
:::Sur [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54710466/f44.item Gallica]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Harmonie universelle Mersenne Marin bpt6k54710466 44.jpeg| 400px]]&lt;br /&gt;
|—&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Page 218===&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
commence à chanter par la note par laquelle la guide finit, &amp;amp; qu'il va au contraire, comme lorsqu'il chante ''la'', ''sol'', ''fa'', au lieu que la guide chante ''fa'', ''sol'', ''la''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant aux ''canons'', ils peuvent aussi être appelés ''fugues'' ; même quelques praticiens ne veulent pas user du vocable ''canon'', lequel ne signifie autre chose que ''règle'', chez les Grecs. Mais parce que nous ne nous amusons pas aux noms, il suffit de dire que cette diction est usurpée pour signifier la disposition d'un nombre de notes qui servent à 2, 3 ou plusieurs voix, qui chantent tellement les mêmes notes, qu'elles sont une musique à différentes parties, dont les unes commencent plus tôt que les autres, comme il arrive lorsque après que quelqu'un a chanté ''ut'', ''ré'', ''mi'', ''mi'', ''ré'', ''mi'', ''fa'', ''fa'', ''mi'', deux autres commencent à chanter les mêmes notes, en telle façon que le premier qui sert de Guide aux deux autres, chantant le premier ''mi'', le second commence en même temps à chanter ''ut'', ''ré'', ''mi'', etc. comme le premier ; en entonnant néanmoins l'''ut'' plus haut d'une quinte que n'a fait le premier ; lequel étant derechef sur le premier ''fa'', le troisième commence à chanter, ''ut'', ''ré'', ''mi'', etc. en entonnant une quarte plus haut que le premier ; cette espèce de composition s'appelle ''canon'', ou ''fugue'' ; car la première partie guide les autres, comme dans les fugues, &amp;amp; les deux autres sont les conséquences, lesquelles imitent leur ''guide''. Or les notes qui suivent font voir plus clairement ce que je viens de dire, &amp;amp; contiennent une fugue composée par le sieur Coffin, l'un des plus anciens &amp;amp; des meilleurs disciplines de du Caurroy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:xxxxxxxx.jpeg|Image à ajouter !]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Où il faut remarquer que ce caractère, ï, signifie le lieu où chaque partie doit commencer l'''ut'', ''ré'', ''mi'', plus haut que ledit ''ut'', suivant la supersccription qui sert de clef &amp;amp; d'intelligence, de sorte que si l'on voulait partir, ou mettre à part les trois parties de cette fugue, il faudrait écrire la première comme elle est, &amp;amp; puis il faudrait mettre la pause d'une semibrève devant la seconde, &amp;amp; de trois semibrèves devant la troisième partie : et s'il y avait une quatrième, cinquième ou sixième partie, etc. il faudrait y mettre autant de pauses comme les signes de répétition seraient éloignés de la première note de la première partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je mets ici l'exemple d'une fantaisie composée par [[A pour compositeur cité::Gabriel de La Charlonye|Monsieur de la Charloniere]], Conseiller du Roy &amp;amp; Juge-Prévôt honoraire d'Angoulême, afin que ceux qui aiment l'aharmonie considèrent l'industrie de sa composition, &amp;amp; qu'ils trouvent trois parties sur la taille qu'il propose, lesquelles chantent en canon ou en fugues, &amp;amp; qui imitent jusques à leur point d'orgue, que les Espagnols appellent ''Calderon'', &amp;amp; les Italiens ''Corona''.&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
|Sur [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54710466/f45.item Gallica]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Harmonie universelle Mersenne Marin bpt6k54710466 45.jpeg| 400px]]&lt;br /&gt;
|—&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Page 219===&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|align=&amp;quot;center&amp;quot;|Fantaisie ou Canon du sieur de la Charloniere.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|align=&amp;quot;center&amp;quot;|&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ultimi erunt primi, &amp;amp; primi ultimi.''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
[[File:xxxxxxxx.jpeg|Image à ajouter !]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or je veux donner l'instruction qu'il m'a envoyée pour chanter ce canon. Il faut donc remarquer que la partie où se prend le canon est la taille, que l'on voit toute entière sous une même clef, sans se reposer : sur laquelle il y a trois parties, à savoir deux dessus, &amp;amp; une haute-contre. Le premier dessus à une pause après la taille, qui chante la première. La haute-contre en a deux, et le second dessus en a trois. Le premier &amp;amp; le second dessus en a trois. Le premier &amp;amp; le dessus chantent à l'octave sur la taille, &amp;amp; la haute-contre à l'unisson, mais avec cet artifice que quand la taille vient à faire une cadence de basse-contre, en chantant ''fa'', ''ut'', &amp;quot;&amp;quot;fa'', le premier dessus sur le dernier ''fa'', fait aussi la sienne de ''fa'', ''mi'', ''fa''. Et sur la note qui vient après, à savoir ''(G)resol', on y rencontre un ''point d'orgue'' ou ''d'arrêt'', avec deux pauses ; lequel montre que le premier dessus ne peut rentrer qu'in ne soutienne contre les autres parties qui chantent une mesure entière, afin de poser après le temps de deux soupirs ; ce qui donne lieu à la première devise, ''Ultimi erunt primi, &amp;amp; primi ultimi'', d'autant que par cet intervalle de temps le second dessus, qui était le dernier, rentre le premier, &amp;amp; ainsi des autres, suivant le temps figuré en la ligne décrite à côté de leur point d'orgue : &amp;amp; ont (au lieu de ce signe, ï pour rentrer &amp;amp; chanter) la croix marquée après la note finale de la taille, qui donne lieu à la seconde devise, ''In hoc signo vinces'', parce que nulle des parties ne peut rentrer &amp;amp; chanter, si elles n'ont leur recours à la †. De plus, lorsqu'on voit le point d'orgue avec sa ligne à côté de lui, il faut soutenir autant de temps comme il sera marqué, à savoir un soupir, si c'est un soupir, ou un demi-soupir, d'une pause, etc. suivant ce qui sera marqué, &amp;amp; puis il faut rentrer selon la marque, ou s'arrêter du tout, s'il n'y a point de marque, afin de soutenir jusqu'à ce que toutes les parties aient achevé leur chant ; ce qui se fait d'ordinaire à la finale. Or ce canon est sans deux quartes, &amp;amp; sans fausse relation : &amp;amp; pour le bien chanter il faut avoir des voix bien accordantes, qui sachent lui donner la grâce &amp;amp; l'air en avançant un peu la mesure, car si elle était battue grossièrement &amp;amp; tardivement, on gâterait tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'en mets encore ici un du même auteur, parce qu'il est plein d'autres artifices, lequel il a mis en proportion de musique observée, sans deux&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
|Sur [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54710466/f46.item Gallica]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Harmonie universelle Mersenne Marin bpt6k54710466 46.jpeg| 400px]]&lt;br /&gt;
|—&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Page 220===&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
{{Surligné|yellow|Quartes entre les parties, &amp;amp; fans faulse relation. Il a deux Dessus 6c deux&lt;br /&gt;
basses Tailles ;&amp;amp; toutes les parties conuiennent dans la lettre, en chantant&lt;br /&gt;
toutes,Mon esprit &amp;amp; messins* Il dit qu'il est en proportion de Musique,&lt;br /&gt;
parce que la z &amp;amp; la 3 partie font en z mesures, ce que la première fait en vne-,&lt;br /&gt;
6c que la 4 partiefait en 4 mesures ce que la première fait en vne &amp;gt; dont les si-&lt;br /&gt;
gnes sont s S.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Surligné|yellow|Déplusses4r//&amp;gt;,ouleuersdelai&amp;amp; % partie sont semblables, au lieu que&lt;br /&gt;
les deux autres parties chantent à la renuerse ce que la 1 &amp;amp; la z chantent : par&lt;br /&gt;
exemple, si la 1 &amp;amp; 1 partie chantent vt,fol; la3 6c 4 chantent fol, vt. Ceux&lt;br /&gt;
qui ne pourront trouuer la solution, ou la partition de ce Canon, &amp;amp; qui la&lt;br /&gt;
désireront, peuuentauoir recours à TAuteur, qui ne la leur refusera pas, ou&lt;br /&gt;
ie la leur donneray telle qu'il me la enuoyée: ie mets cependant icy toutes ses&lt;br /&gt;
parties en vne,áuec les marques que i'ay expliquées.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Canon à quatre voix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Surligné|yellow|Ceux qui voudront voir vne grande multitude deFuges &amp;amp; de Canons&lt;br /&gt;
auec toutes sortes de Clefs, de Secrets, 6c d'Enigmes, trouueront dequoy&lt;br /&gt;
satisfaire à leur curiosité dans le tz. liure de Ccrone, lequel cn est tout plein.&lt;br /&gt;
Or il faut remarquer que ces Fugues apportent vn grand ornement à la&lt;br /&gt;
Musique, car la partie qui precede semble fuir deuant celle qui fuit, 6c qui&lt;br /&gt;
luy respond en redisent la mesme chose ; ce qui se fait seulement dans quel-&lt;br /&gt;
que partie, par exemple, dans y ou 6 mesures de la Chanson ; lors que la Fu-&lt;br /&gt;
gue est libre,ou tout au long,quand elle est liée , comme Ton void aux&lt;br /&gt;
Canons precedens , esqucls toutes les parties redisent la mesme chose, &amp;amp;&lt;br /&gt;
chantent par les mefmes degrez &amp;amp; inrcrualles, 6c gardent les mefmes temps,&lt;br /&gt;
6c mouuemens: quoy que dans limitation on n'aye nul égard aux mefmes&lt;br /&gt;
interuales, mais feulement aux mefmes degrez, comme enseigne Zarlin au}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
::::Sur [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54710466/f47.item Gallica]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Harmonie universelle Mersenne Marin bpt6k54710466 47.jpeg| 400px]]&lt;br /&gt;
|—&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Page 221===&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
{{Début corps article}}&lt;br /&gt;
{{Surligné|yellow|5j. Chapitre, où il met des exemples qu'il est bon de voir pôur entendre tout&lt;br /&gt;
ce quiappartient au Contrepoint meílé de Fugue 6c d'imitation. Il remar-&lt;br /&gt;
que aussi dans le 54. chap. que la Fugue est d'autant plus sensible à Toreiíle,&lt;br /&gt;
qu'elle est plus proche, c'est à dire, qu'il y a moins de pauses, quoy qu'elles&lt;br /&gt;
foientplus ingénieuses lors qu'elles sont éloignées de 3 ou ; pauses. Ie laisse&lt;br /&gt;
mille particularitez que chacun peut remarquer en vsent de toutes sortes de&lt;br /&gt;
Fugues^ qui font si libres, qu'on peut seulement faire imiter vn, deux, trois&lt;br /&gt;
ou quatre degrez,.mouuemens, ou interualles àl'vne des parties, ou à tou-r&lt;br /&gt;
tes, car il n'importe, pourueu qu'elles fassent vne bonne harmonie. Maisie&lt;br /&gt;
conseille à tous les Praticiens dé lire Zarlin, particulièrement depuis le $6*&lt;br /&gt;
chapitre de se troisiesme partie.iusques au 67. afin de considérer ce qu'il dit&lt;br /&gt;
du Contrepoint double, &amp;amp; tous les exemples qu'il donne dansie &amp;lt;*j chapitre,}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Surligné|yellow|(&amp;gt;our entendte toutes sortes deConscquences, 6c de manières de faire luiure&lt;br /&gt;
c Conséquent âpres la Guide.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Surligné|yellow|L'on peut encore voir Tcxcellcnt Canon de du Caurroy à six parties dans&lt;br /&gt;
la èi page dii 7 liure des Instrumens, où il faut hausser d'vne ligne la clef de&lt;br /&gt;
la;partie,commeieremarqucrayàlasindel'Errata du 6. liure de la Com-&lt;br /&gt;
position. Et parce que Claudin lc ieune en a fait vn autre excellent, ie le&lt;br /&gt;
veux aussi mettre icy, afin que Ton considère lc génie &amp;amp;Tindustric de ces 2.&lt;br /&gt;
grands hommes. Ceux qui désireront la resolutionde cette Fugue ,iela leur&lt;br /&gt;
monstreray.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fugue double à quatre de Claudin le Jeune, &lt;br /&gt;
{{Fin corps article}}&lt;br /&gt;
|Sur [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54710466/f48.item Gallica]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Harmonie universelle Mersenne Marin bpt6k54710466 48.jpeg| 400px]]&lt;br /&gt;
|—&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=CIDE_2019_Djerba&amp;diff=8749</id>
		<title>CIDE 2019 Djerba</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=CIDE_2019_Djerba&amp;diff=8749"/>
		<updated>2018-11-23T08:10:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Titre page article&lt;br /&gt;
  |titre=CIDE.21 (Djerba)}}{{Wicri démonstration|texte=Cette conférence est citée ici dans le cadre d'une réponse à son appel à communication concernant l'expérimentation menée sur ce wiki.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail de rédaction a pour point d'entrée [[Utilisateur:Jacques Ducloy/CIDE.21 Djerba]].&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
{{Infobox sémantique manifestation&lt;br /&gt;
 |Ville=Djerba&lt;br /&gt;
 |Pays=Tunisie&lt;br /&gt;
 | Date de début=4 avril 2019&lt;br /&gt;
 | Date de fin =  6 avril 2019&lt;br /&gt;
 | Site=cide21.europia.org/&lt;br /&gt;
 | Label site= Site officiel&lt;br /&gt;
 | Titre=CIDE.21 (Djerba)&lt;br /&gt;
 | Séries=CIDE&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
==Appel à communication==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis plusieurs décennies, le document numérique et l’information digitale ont envahi notre quotidien de citoyens et de chercheurs au point que l’on parle désormais de société post-numérique, {{Surligné|yellow|comme si toutes les questions soulevées}}{{Surligné|pink| par ce changement de paradigme}}{{Surligné|yellow|avaient été posées}}, comme si toutes les réponses avaient été apportées. Le concept de troisième révolution industrielle popularisé par l’économiste américain Jeremy Rifkin et massivement relayé tant par les médias que par les pouvoirs publics, tend à confirmer cette lecture d’une société dont le basculement informationnel serait maintenant suffisamment abouti pour pouvoir être dépassé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, si la prépondérance du numérique dans le domaine info-documentaire est bien un fait, chaque année apporte son lot de nouveautés, de perfectionnements, d’évolutions et de transformations, particulièrement dans un domaine où les innovations techniques sont rapides et nombreuses, entraînant des {{Surligné|yellow|changements à la fois structurels, conceptuels et fonctionnels.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans de nombreuses disciplines scientifiques, le document numérique continue à évoluer, à faire bouger les cadres, à renouveler les usages, les lectures, les approches visant à l’étudier et à le comprendre, notamment à travers de nouveaux outils et méthodologies d’analyse (humanités numériques) et les potentialités d’exploitation (big data, smart data, données de la recherche, deep learning). Ces évolutions vont de pair avec l’enjeu de l’ouverture citoyenne (open data, ouverture des données publiques, open science), etc. Elles dépassent de loin les domaines traditionnellement réservés aux « professionnels du document ». En s’intégrant chaque jour davantage dans la sphère scientifique, industrielle, sociale, politique…, le document numérique construit toute une économie – au sens originel et général du terme grec οἰκονομία, « administration du foyer » – jusqu’à présent insuffisamment étudiée, et dont la dimension financière n’est qu’une des facettes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette vingt-et-unième édition du Colloque international sur le Document Numérique (CiDE.21) propose d’interroger la numérisation info-documentaire dans ses conséquences sur cette économie – ou ces diverses économies – du document, sur le fonctionnement général de l’environnement documentaire et sur son organisation. Ce questionnement ne se focalise pas exclusivement sur les aspects pécuniaires. En effet, c’est tout le panorama des efforts consentis par les acteurs du document numérique, des mutations induites par la numérisation qui est visé, à travers ses aspects les plus divers, tels que les coûts attentionnels et cognitifs, les changements d’accès tant techniques qu’organisationnels ou structurels, les aspects liés aux infrastructures, à la conservation, à la structuration et à l’archivage, ainsi que tout l’engagement nécessaire aux usages du document : formation, gestion, valorisation et hiérarchisation, évaluation, évolution des métiers, de la transmission et des accès, etc. Les propositions de communication traitant de toutes les thématiques relevant de recherches sur le document électronique, et notamment des questions suivantes, sont donc les bienvenues :&lt;br /&gt;
* coût, prix et valeur du document et de l’information ;&lt;br /&gt;
* protection du document (droit d’auteur, copyright, fair use…), reproductibilité et réutilisation (notamment pour la fouille de textes dans le cadre de la Loi pour une République numérique) ;&lt;br /&gt;
* {{Surligné|yellow|création de nouveaux services (notamment dans le cadre des initiatives publiques pour l’open data)}} ;&lt;br /&gt;
* économie collaborative (notamment dans la production de documents, de données et de métadonnées) ;&lt;br /&gt;
* marchandisation des données publiques et privées ;&lt;br /&gt;
* {{Surligné|yellow|nouvelles connaissances et compétences à acquérir comme prérequis nécessaire à la création, à la manipulation et à l’accès aux documents ;}}&lt;br /&gt;
* économie cognitive documentaire, notamment au cours de la conception et de la mise à jour du document, et les échanges suscités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
{{Wicri voir|référence=Ticri}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
	</entry>
	<entry>
		<id>https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Denis_Stevens_(musicologue)&amp;diff=5694</id>
		<title>Denis Stevens (musicologue)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://wicri-demo.istex.fr/Wicri/Musique/fr/index.php?title=Denis_Stevens_(musicologue)&amp;diff=5694"/>
		<updated>2016-07-25T14:42:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Thierry Daunois : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Wicri avertissement création lien}}&lt;br /&gt;
'''Denis William Stevens''' (né à High Wycombe, le 2 mars 1922 - mort à Londres, le 1 avril 2004) est un musicologue britannique spécialiste de musique ancienne, chef d'orchestre et professeur de musique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De 1964 à 1976 il a été professeur de musicologie à l'[[Ancien membre de::Université Columbia]] (New York).&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
==Voir aussi==&lt;br /&gt;
*{{Wicri Musique lien serveur|type=auteur|serveur=MonteverdiV1}}&lt;br /&gt;
*{{Wicri Musique lien serveur|type=auteur|serveur=MagnificatV1}}&lt;br /&gt;
;Liens externes:&lt;br /&gt;
* [[wikipedia.en:Denis Stevens|Wikipédia (en anglais)]].&lt;br /&gt;
* [http://www.guardian.co.uk/obituaries/story/0,3604,1191178,00.html éloge dans ''The Guardian'', 14 Avril 2004]&lt;br /&gt;
* [http://www.baroquemusic.org/DenisStevens.html Biographie sur le site baroquemusic.org]&lt;br /&gt;
__SHOWFACTBOX__&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Thierry Daunois</name></author>
		
	</entry>
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